Bibliographie du père Fahey
Né le 3 juillet 1883 à Kilmore, dans le comté de Tipperary, en Irlande, et baptisé le jour même, Denis Fahey garda jusqu’à la fin de sa vie un grand attachement à ses racines paysannes. Après des études secondaires au collège Rockwell, à Cashel, il entra à 17 ans au noviciat des Pères du Saint-Esprit à la maison Grignion, à Orly, près de Paris. Revenu en Irlande l ’année suivante, il y poursuivit ses études et gagna en 1906 son B.A. [1] de l’université royale d’Irlande, avec la première place en histoire, économie politique et jurisprudence. Ayant ainsi conquis ses grades universitaires, il entreprit les études ecclésiastiques dans les maisons de la Congrégation du Saint-Esprit, en France et en Angleterre, et prononça ses vœux le 2 février 1907. Envoyé poursuivre ses études à Rome en 1908, il y fut ordonné prêtre en 1910 ; il obtint en 1911 le doctorat de philosophie à l’université Saint-Thomas d’Aquin (dite Angelicum), et, l’année suivante, le doctorat de théologie à l’université grégorienne. Après une douloureuse expérience d’aumônier d’un camp de concentration, en Suisse, à la fin de la première Guerre mondiale, le père Fahey fut affecté, jusqu’à la fin de ses jours, à l’enseignement : d’abord au Collège Blackrock, puis au séminaire de sa congrégation en Irlande, à Kimmage Manor, où il fut professeur de philosophie et d’histoire de l’Église jusqu’à sa mort, le 21 janvier 1954.
Très doué pour les langues (il parlait couramment le latin, le français l’allemand, l’italien et, bien sûr, l’anglais, même s’il disait que l’anglais lui posait des difficultés dès qu’il fallait manier des concepts philosophiques, ceux-ci n’étant vraiment chez eux qu’en latin), il aimait aussi son dialecte irlandais. Ayant cependant dû choisir entre le perfectionnement en irlandais ou l’étude des questions économiques il s’était décidé, pour le bien de l’Église, à explorer le domaine de Mammon.
Le père Fahey demeura toute sa vie un homme d’étude, malgré une santé assez fragile et, surtout, de fréquentes migraines qui furent une de ses grandes croix. Il recevait, à la fin de sa vie, une abondante correspondance provenant du monde entier, souvent même de non-catholiques, pour demander avis et conseil sur telle ou telle question sociale. Il remarquait alors avec humour : « Ils disent que le père Fahey a une abeille dans son bonnet [i.e., que c’est un excité], mais maintenant, ils viennent tous demander leur part de miel [2] ! »
Car cet homme que ses adversaires peignaient comme un doctrinaire froid, rigide et méchamment antisémite, rayonnait la charité et la joie chrétienne. « Il était grand parce qu’il était bon, et il était bon de la bonté de Dieu, a pu dire le père Comerford.Il avait un rare sens de l’humour, dont il usait souvent à ses propres dépens, mais jamais aux dépens d’autrui [3]. » Cet homme si profond, qui ne supportait pas la superficialité dans la pensée, n’hésitait pas à joindre des dessins humoristiques ou des histoires drôles à son courrier, même le plus sérieux. Même ceux de ses confrères spiritains qui n’épousaient pas ses vues doctrinales durent reconnaître, à sa mort, qu’il fut toujours un modèle de délicatesse fraternelle.
Mais nul n’est prophète en son pays, et le père Fahey dut subir aussi de féroces critiques. On lui reprochait de se placer sans cesse « en opposition » à quelque chose, de voir toujours les aspects négatifs, d’être continuellement à condamner ceci, déplorer cela, de « manger tous les jours du juif et du franc-maçon », etc. Ceux qui le côtoyaient voyaient clairement que son attitude militante s’appuyait sur un fondement éminemment positif : un amour ardent du Christ et de l’Église. Mais d’autres ne voulaient pas le voir.
On le traita aussi de déséquilibré. Le père Comerford note à ce sujet qu’il avait effectivement un tempérament fragile, « hypersensible », qui le faisait souffrir presque physiquement de l’opposition qu’il rencontrait. Il la supportait cependant avec calme, humilité et bonne humeur, se contentant de confier à ses étudiants, un jour où il avait été pris à partie par les journaux d’une façon particulièrement méchante : « J’ai dit ce que, au jour du Jugement, je serai heureux d’avoir dit. »
En fait, comme le note encore le père Comerford, « son grand handicap, humainement parlant, c’était sa sagesse. Il en savait beaucoup trop. » Il savait, et, surtout, il comprenait, faisant sans cesse le lien entre les principes et les applications. Plus que beaucoup d’autres, il voyait combien ce sont les idées qui mènent le monde. Il saisissait d’emblée, devant un faux principe, toutes les catastrophes dont il était potentiellement porteur, et il partait à l’attaque. Cet attachement aux principes quasiment incompréhensible pour le pragmatisme anglo-saxon, se manifesta particulièrement dans sa lutte contre l’article 44 de la Constitution de l’Irlande (1937).
Le père Fahey soutint toujours que cet article, qui accordait une place spéciale à l’Église catholique sans la reconnaître publiquement comme la vraie religion, n’était pas digne d’une nation catholique. Il suscita, au milieu des années 1940, une association de laïcs catholiques, nommée Maria Duce, qui mena vigoureusement campagne pour son amendement. Mais le simple fait de critiquer la Constitution irlandaise suffit à le faire soupçonner d’anti-patriotiotisme. « Pourtant, notait le père Fahey, je ne fais que rapprocher deux propositions. L’Église me donne la première, en m’indiquant ses rapports normaux avec l’État ; l’article 44 me fournit la seconde ; et tout le monde me tombe dessus parce que je les mets en regard l’une de l’autre ! »
Très critiqué, très combattu, le père Fahey fut cependant soutenu par les meilleurs théologiens thomistes. L’un d’eux, dominicain, écrivait à son sujet : « Il est probable qu’il faudra attendre une autre génération pour que l’œuvre du père Fahey soit appréciée à sa juste mesure. »
Les événements semblent lui donner raison. Constamment réédités aux États-Unis d’Amérique, les ouvrages du père Fahey sont de plus en plus connus et appréciés dans le monde anglophone. Et nous pensons que la bibliographie qui suit intéressera même ceux de nos lecteurs qui ne lisent pas l’anglais, car elle aide à mieux connaître un des grands combattants de la foi du XXe siècle.
Le Sel de la terre.
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Ouvrages du père Fahey
1. — Mental prayer according to the teaching of Saint Thomas Aquinas. — 1e éd. : Dublin (Irlande), Gill, 1927 (77 p.) ; réimpression : Palmdale (Californie, USA), Christian Book Club of America, 1993, 1995.
[La prière mentale selon l’enseignement de saint Thomas. — Comment rester en présence de Dieu.]
2. — Secret Societies and the Kingship of Christ. — 1e éd. : Paperback, 1928 (106 p.) ; réimpression : Palmdale, Christian Book Club of America, 1994.
[Les sociétés secrètes et la royauté du Christ. — Les principes de la franc-maçonnerie ; ses stratégies diverses en pays protestant ou en pays catholique.]
3. — The Kingship of Christ according to the principles of St Thomas Aquinas… — 1e éd. : Dublin, Browne & Nolan, 1931 (VI-200 p.) ; réimpressions : Dublin, 1938 ; Palmdale, Christian Book Club of America, 1990.
[La royauté du Christ selon les principes de saint Thomas. — L’ouvrage présente, en fait, toute la doctrine catholique sur les rapports de l’Église et de l’État (doctrine qui était largement méconnue dans le monde anglophone, quand le père Fahey publia ses ouvrages). De nombreux extraits sont disponibles (en anglais) sur le site http://www.catholictradition.org/christ-king.htm]
4. — The Mystical Body of Christ in the Modern World. — 1e éd. : Dublin, Browne & Nolan, 1935 (XLIV-364 p.). 2e éd. revue et amplifiée : mai 1938, réimprimée en janvier 1939 ; 3e éd. : Dublin, Browne and Noland, juin 1939 ; réimpressions : mars 1941, octobre 1942, février 1944, février 1947 ; Palmdale, Christian Book Club of America, 1987
[Le Corps mystique du Christ dans le monde moderne. — La marche historique du naturalisme depuis la révolte protestante. Synthèse sur la lutte des deux cités.]
5. — The Rulers of Russia : Jewish Bolshevism & Jewish Influence in the Soviet Government. — 1e éd. : Dublin, Irish Messenger Office, mars 1938, (100 p.) ; 2e éd. augmentée, octobre 1938 ; 3e éd. revue et augmentée, sous le titre : The Rulers of Russia, novembre 1939 ; réimpressions multiples par Regina Publications (mars et septembre 1942, octobre 1943, août 1944, avril 1945, mars 1946, février 1947, juin 1948, juin 1949, mai 1951, avril 1952, août 1954, février 1960, mai 1962, septembre 1967, septembre 1968, 18e en 1969 ; 20e en 1975) ; Gordon Press, 1980 ; USA (sans indication d’éditeur) 1984, 1986.— Traduction polonaise : Wladcy Rosji (Regina Publications, 1969)
[Les dirigeants de la Russie. — Le sous-titre indique bien l’objet de l’ouvrage, qui fut très répandu – et valut à son auteur des haines tenaces.]
6. — The Mystical Body of Christ. — 1e éd. : Dublin, Browne & Nolan, 1946.
[Le Corps mystique du Christ. — Ce titre, indiqué par certains éditeurs du père Fahey dans la liste des « ouvrages du même auteur », semble introuvable, même en Irlande. D’excellents connaisseurs de l’œuvre du père Fahey nous ont dit n’avoir jamais pu l’apercevoir.]
7. — The Kingship of Christ & Organized Naturalism. — 1e éd. : Cork, Forum Press, 1943, (143 p.) (Maria Regina series, nº 4) ; réimpressions : 1949, 1968, 1973 ; Dublin, Regina Publications, 1983 ; Palmdale, Christian Book Club of America, 1993.
[la royauté du Christ et le naturalisme organisé. — Synthèse du « programme » du Christ-Roi face au « programme » de Satan. Tableaux et résumés. Les « six points » (ou sept !) du père Fahey.]
8. — Money Manipulation and Social Order. — 1e éd. : Dublin, Browne and Nolan, 1944, (107 p.) (Maria Regina series nº 5) ; réimpressions : Dublin, Regina Publications, 1963, 1974 ; Hawthorne (Californie, USA), Omni Publications, 1986 ; Palmdale, Christian Book Club of America, 1992.
[La manipulation de l’argent et l’ordre social. — La « conquête du monde » par l’usure. L’exposé des principes catholiques sur l’usure y demeure intéressant, même si bon nombre des pages d’analyse économique n’ont plus aujourd’hui qu’un intérêt historique.]
9. — The Mystical Body of Christ and the Reorganization of Society. — 1e éd. : Cork, Forum Press, 1945 (XXIV-589 p.) (Maria Regina series, nº 3) ; réimpressions : Dublin, Regina Publications, 1978 et juillet 1984 ; Hawthorne (Californie, USA), Omni Publications, 1984, 1985 ; Palmdale (Californie, USA), Christian Book Club of America, 1995.
[Le Corps mystique du Christ et la réorganisation de la société — Parmi les ouvrages du père Fahey, c’est sans doute celui qui synthétise le mieux tous les autres. C’est aussi un des livres qui ont converti Mgr Lazo [4]. Extraits dans le présent numéro du Sel de la terre.]
10. — The Tragedy of James Connolly. — 1e éd. : Cork, Forum Press, 1947 (50 p.) ; réimpressions : Hawthorne (Californie, USA), Omni/Christian Book, 1988.
[La Tragédie de James Connolly. — Avertissement aux Irlandais contre les mouvements de libération inspirés par le naturalisme et suscités par le communisme.]
11. — The Rulers of Russia and the Russian Farmers. — 1e éd. : 1948, (57 p.) ; réimpression : Omni Publications, 1987 ; Palmdale, Christian Book Club of America, 1999.
[Les dirigeants de la Russie et les paysans russes.— Des récits vivants et émouvants illustrent une brève réfutation philosophique du collectivisme. L’engouement de certains philosophes occidentaux pour la Russie communiste.]
12. — The Kingship of Christ and the Conversion of the Jewish Nation. — 1e éd. : coédition Regina Publications et Holy Ghost Missionary College, Kinnage, Dublin, 1953 (192 p.) ; réimpressions : Hawthorne, Christian Book Club of America,, 1987 ; Palmdale 1993.
[La royauté du Christ et la conversion du peuple juif. — Pour comprendre la question juive, il faut comprendre la lutte entre l’ordre surnaturel et la naturalisme. Un problème délicat traité avec autant de lucidité que de charité chrétienne. (« Le seul ennemi du genre humain, c’est le démon », affirme l’auteur qui révèle aussi que, pendant quarante ans, il a, chaque année, célébré la messe pour la conversion du peuple juif à chaque fête de Pâques, chaque Fête-Dieu, chaque solennité de saint Pierre et saint Paul et chaque 15 août.) Texte disponible (en anglais) sur le site internet http://www.thetribulation.com/contents.htm]
13. — The Church and farming. — 1e éd. : Cork, Forum Press, 1953 (211 p.) (Maria Regina series, nº 8) ; réimpression : Hawthorne (Californie, USA), Omni/Christian Book, 1988.
[L’Église et l’agriculture. — Comment une philosophie erronée (celle de Descartes et de Locke, en l’occurrence) peut influer même sur l’agriculture. L’ouvrage reproduit aussi la lettre pastorale des évêques du Québec sur la dignité de l’agriculture.]
14. — A Brief Sketch of my Life Work. Apologia pro vita mea. — 1e éd. : Berlin NJ (USA), Gregorian Press (Most Holy Family Monastery), (28 p.) ; réédité en janvier 2001 dans The Angelus, vol. XXVI, nº 1.
[Bref aperçu de l’œuvre d’une vie. Apologia pro vita mea. — Non destiné à la publication, ce petit travail avait été dactylographié et diffusé à quelques exemplaires avant d’être, après la mort du père Fahey, édité aux États-Unis. Traduction française dans le présent numéro du Sel de la terre.]
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Ouvrages traduits (en anglais)
par le père Fahey
1. —The Social Rights of Our Divine Lord Jesus Christ the King [La Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ. — Traduction et adaptation anglaise (1932) de l’ouvrage du père A. Philippe C.SS.R., Le Christ Roi des nations].
2. — O Women ! What you could be [O femmes ! ce que vous pourriez être, ouvrage de G. Joannes (1929), traduit du français en 1934].
3. — Christ’s Kingship in our catholic life [La royauté du Christ dans notre vie catholique].
4. — Christ’sPriesthood in our catholic life [Le sacerdoce du Christ dans notre vie catholique].
5. — The organization of the catholic Church, the mystical body of Christ [L’organisation de l’Église, corps mystique du Christ. — Texte du p ère Ch.V. Héris O.P., traduit du français en 1932].
6. — Mary, Mother of divine grace [Marie, dispensatrice des grâces divines, ouvrage du P. Joseph Le Rohellec C.S.Sp. traduit du français en 1937].
7. — The Workingmen’s Guilds of the Middle Ages (Les corporations au Moyen Age. — Texte extrait de l’ouvrage Les Origines de la civilisation chrétienne, de l’historien belge Godefroy Kurth, traduit du français en 1943 ; la brochure comprend 64 p., dont 40 d’introduction par le père Fahey].
8. — The Mystery of Christ [Le Mystère du Christ, ouvrage du père Ch.V. Héris O.P.(1928), traduit du français en 1950].
9. — The Duties of the Catholic State in regard to the Religion [Les devoirs de l’État catholique envers la religion. — Conférence donnée par le cardinal Ottaviani à Rome, le 2 mars 1953, dans laquelle il critiqua vivement, sans en nommer l’auteur, un texte de Jacques Maritain ; traduite de l’italien en 1954, et publié dans The Tipperary Star de Regina Publications, en Irlande].
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Articles
Cette liste, qui est loin d’être exhaustive, s’intéresse surtout à ceux des travaux du père Fahey qui n’ont pas été repris dans ses livres.
1. — « Father Libermann’s Faith » [La foi du père Libermann], The Missionary Annals of the Holy Ghost Fathers 5 (février 1923), 2, p. 28-30.
2. — « Nationality and the Supernatural » [La nationalité et le surnaturel, IER (Irish Ecclesiastical Record) 21 (mars 1923), p. 261-274.
3. — « The introduction of scholastic philosophy into Irish secondary Education » [L’introduction de la philosophie scolastique dans l’éducation secondaire irlandaise], IER 22 (août 1923), p. 177-193.
4. — « The value of scholastic philosophy in modern conditions » [La valeur de la philosophie scolastique dans le monde moderne], IER 22 (novembre 1923), p. 480-499.
5. — « Latin and the Supernatural » [Le latin et le surnaturel], IER 23 (février 1924), p. 189-205.
6. — « The Metaphysics of Suarez » [La métaphysique de Suarez], IER 23 (avril 1924), p. 289-415 ; (mai 1924), p. 485-500.
7. — « The twenty-four theses of St. Thomas » [Les vingt-quatre thèses thomistes], IER 23 (juin 1924), p. 614-627 ; 24 (juillet 1924), p. 35-55.
8. — « Saint Thomas : official metaphysician of the catholic Church » [Saint Thomas : métaphysicien officiel de l’Église], IER 25 (mars 1925), p. 273-290.
9. — « Our real life » [Notre vraie vie], IER 27 (novembre 1926), p. 490-502 ; 27 (décembre 1926), p. 611-629 ; 29 (juin 1927), p. 600-616 ; 30 (juillet 1927), p. 41-53.
10. — « Human personality and individuality » [La personnalité humaine et l’individualité], IER 59 (avril 1942), p. 339-348.
11. — « Ockhamism or Nominalism and the undermining of the unity of Christendom » [L’ockamisme ou nominalisme, et le sape de l’unité de la Chrétienté], IER 62 (juillet 1943), p. 51-56.
12. — « Causes of the rending of Christendom » [Les causes du déchirement de la Chrétienté], IER 63 (mars 1944), p. 185-190.
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Ouvrages édités par le père Fahey
1. — Leslie Fry, Waters flowing Eastward. (Version française : Le Retour des flots vers l’Orient, éditée à Paris en 1931 par la RISS [Revue Internationale des Sociétés Secrètes], 265 p.).
[Sous le pseudonyme de Leslie Fry, ce livre est en réalité l’ouvrage d’une Russe blanche, Mme Paquita de Chichmareff, collaboratrice de la RISS. Il fut édité en anglais en 1931, 1933 et 1934. Le père Fahey en prépara en 1953 une nouvelle édition anglaise (sous-titrée : The War against the Kingship of Christ) par la Britons Publishing Compagny à Londres. Il avait ajouté un certain nombre de notes et d’appendices, mais, à la demande de l’autorité ecclésiastique, son nom n’apparut pas, afin de ne pas attirer de difficultés à sa congrégation. Réédition en 1965 et 1988. Le texte anglais est disponible sur le site internet http://book-case.kroupnov.ru/pages/library/Waters/]
2. — Mgr George E. Dillon, Grand Orient Freemasonry unmasked as the secret power behind communism (réédition, augmentée d’une substantielle préface du père Fahey, d’un ouvrage paru en 1885 sous le titre The War of Antichrist with the Church and Christian Civilisation) 1950, Londres, Britons Publishing Society.
[Cet ouvrage, qui regroupe des conférences sur la Contre-Église prononcées par Mgr Dillon à Édimbourg en 1884, avait été chaudement loué par Léon XIII. Il reproduit notamment les documents de la Haute Vente italienne saisis par la police vaticane [5].]
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[1] — B.A. : Bachelor of Arts. C’est l’équivalent de la licence (qui, il y a un siècle, avait une toute autre valeur qu’aujourd’hui).
[2] — « They said Father Fahey had a bee in his bonnet, but now they are all coming looking for the honey ! »
[3] — P. Cormerford C.S.Sp., Tipperary Star, 29 mai 1954.
[4] — Voir Le Sel de la terre 34, p. 103, n. 1.
[5] — On peut trouver le texte français de ces documents de la Haute Vente dans les appendices de La Conjuration antichrétienne de Mgr Delassus.

