top of page

Bref aperçu de l’œuvre d’une vie

 

ou

 

Apologia pro vita mea

 

 

 

par le père Denis Fahey C.S.Sp.

 

 

 

Comme tous les défenseurs de la vérité, le père Fahey dut évidemment subir de nombreuses attaques, critiques, et même des campagnes de presse, à cause de l’enseignement qu’il dispensait. On l’accusa de « faire de la poli­tique », d’être antisémite et de présenter ses opinions personnelles comme la doctrine de l’Église (la doctrine de la royauté sociale du Christ et l’enseigne­ment des papes sur les ennemis de l’Église étaient en effet, dans les pays anglo-saxons, tellement peu prêchés que leur rappel pouvait passer pour une originalité ; a fortiori si, comme le père Fahey, on y mettait de l’insistance ; on sait que, dans la France des années 1950, la Cité catholique de Jean Ousset rencontra des difficultés analogues, pour les mêmes raisons).

C’est pour répondre à ces attaques que le père Fahey rédigea au soir de sa vie, son autobiographie intellectuelle, sous le titre A Brief Sketch of my Life Work et le sous-titre : Apologia pro vita mea. En voici, pour la première fois, la traduction française [1].

Le Sel de la terre.

 

*

  

 

AYANT ENTREPRIS en 1906 – en vue de passer ma licence – des études d’histoire civile et constitutionnelle, d’économie politique, etc., j’avais été dégoûté par l’es­prit et la doctrine anticatholiques de plusieurs des ouvrages qu’il me fallait étu­dier, en particulier pour le cours d’histoire. Or en 1908, je fus envoyé à Rome. Le directeur du scolasticat romain était alors le regretté père Marc Vœgtle C.S.Sp. (nommé en 1909), homme aussi capable qu’aimable, qui avait été provincial de France. Je lui parlai de mon cours d’histoire, et, durant les années suivantes, il fit lire deux livres au réfectoire, pendant les repas : Les Origines de la civilisation moderne (en deux volumes) de G. Kurth, historien belge que le pape Léon XIII avait fait venir à Rome, et Les Sociétés secrètes et la société, du père Deschamps, jésuite [2].

 

Deux livres-phares

 

Le premier, qui compte parmi les plus beaux ouvrages jamais écrits, montre comment le Corps mystique du Christ a transformé la société païenne de l’Empire romain et préparé la reconnaissance croissante du programme de Notre-Seigneur Jésus-Christ, prêtre et roi. Le second montre que les révolutions du monde mo­derne ne sont « qu’un simple épisode qui se rattache à un plan arrêté d’avance, et qui se traduit en actes sur un théâtre de plus en plus large afin de multiplier les ruines que nous avons énumérées précédemment » (Léon XIII, lettre apostolique Parvenu à la vingt-cinquième année, 19 mars 1902 [3]). Je compris que toutes les révolutions conduisaient à l’élimination de l’autorité du Christ-Roi dans le but ul­time d’éliminer la messe et la vie surnaturelle du Christ, suprême grand prêtre. Ces deux livres furent les phares de mes études de théologie et d’histoire, et, de­puis lors, j’ai toujours suivi leur lumière.

 

Le Christ, notre tête, est à la fois prêtre et roi

 

Je tentai de me familiariser avec la doctrine complète de la relation que nous entretenons avec Notre-Seigneur dans son Corps mystique. Progressivement, je vis que Notre-Seigneur, prêtre et roi, était descendu sur terre pour y proclamer son programme en vue de la restauration de l’ordre du monde, et qu’il était prêt à mourir au cas où ce programme serait rejeté. Il devait juste­ment le voir rejeté par sa propre nation, qui avait été choisie pour le recevoir et être, auprès du monde, le héraut de son Corps mystique surnaturel et suprana­tional. Du Christ en tant que prêtre crucifié, vient la vie surnaturelle du corps, tandis que, en tant que roi, il proclame son programme pour que la société soit organisée de manière à promouvoir la diffusion de la vie surnaturelle. Et ce pro­gramme n’est pas seulement un effort négatif pour éviter le péché, c’est un effort positif pour promouvoir une organisation de la société qui soit de nature à favori­ser la diffusion et la conservation de la vie surnaturelle des membres du Christ. S’il faut distinguer entre la prêtrise et la royauté du Christ, il ne faut cependant pas les séparer l’une de l’autre. Chaque membre du Christ, à la messe, en union avec le Christ-Prêtre, promet de tout mettre en œuvre pour réaliser du mieux qu’il peut le programme du Christ-Roi dans le monde.

J’ai pu constater, en étudiant l’histoire, que les premiers chrétiens prêchaient la doctrine intégrale de l’appartenance au Christ et qu’ils ne retiraient pas un iota de ses prétentions au titre de roi, même s’ils n’avaient pas sous les yeux tous les points de son programme positif tels que nous pouvons les trouver aujourd’hui exposés dans les encycliques des papes. Peu à peu, par l’union avec le Christ-Prêtre réalisée à la messe, l’Europe occidentale du treizième siècle fut amenée à reconnaître le programme du Christ-Roi. Cette reconnaissance était imparfaite, mais réelle. Depuis lors, il y a eu un déclin régulier, qui s’est accéléré depuis la Révolution française sous l’action de ces forces secrètes organisées que dénoncent les papes Léon XIII et Pie XI ; le pape Léon XIII, par exemple, dans son encyclique Humanum genus – relative à la franc-maçonnerie –, signale que celle-ci, animée de l’« incorrigible perfidie et ruse du démon [4] », œuvre directe­ment contre cinq des six principaux points du programme de Notre-Seigneur. — Mais cette question sera développée plus loin, et j’en reviens pour l’instant à mes études et à mes méditations.

 

Sur le tombeau de saint Pierre

 

L’un des ouvrages qui m’ont permis de saisir la signification de la royauté du Christ et de percevoir dans toute son horreur le libéralisme d’une si grande partie de mes études antérieures fut le deuxième volume de De Ecclesia, écrit par le père Billot, S.J., devenu ensuite cardinal. Je le parcourus à deux reprises pen­dant mon séjour à Rome, et au moins deux autres fois depuis. Cela ne signifie nullement que je me bornai à le lire. Je le parcourus entre quatre et cinq fois en oraison, en demandant à Notre-Seigneur de m’aider à le comprendre, à l’ensei­gner et à le vivre. Les œuvres du cardinal Pie, si vivement recommandées par le pape Pie X aux étudiants du Séminaire français, m’aidèrent aussi. Ce saint pape a déclaré en une autre occasion qu’il s’écoulait rarement une journée sans qu’il lise quelque chose du cardinal Pie. Au moins deux longs passages d’encyclique ont été repris presque textuellement des écrits du Cardinal [5]. Je me suis réjoui de voir publier, en 1924, un résumé des grands enseignements du Cardinal sur le règne social du Christ. Ce livre-là aussi, je l’ai lu et médité longuement. C’est au cardinal Pie que je dois d’avoir compris la signification intégrale de « Que votre règne arrive », dans le Notre Père.

 

Le Royaume de Notre-Seigneur doit venir non seulement dans les âmes indivi­duelles et au ciel, mais aussi sur terre, par la soumission des États et nations à sa loi […] Le détrônement de Dieu sur terre est un crime auquel nous ne devons jamais nous résigner. Ne cessons jamais de protester contre cela.

 

J’ai repris la majeure partie de ce passage dans The Kingship of Christ and Organized Naturalism (p. 124). Mais le Syllabus du pape Pie IX et les ency­cliques des quatre derniers papes ont été l’aliment principal de mes méditations sur la royauté du Christ et les relations qu’elle entretient avec sa prêtrise.

Lorsque, à Rome, j’eus commencé de mieux saisir l’importance réelle de l’his­toire du monde comme moyen de rendre compte de l’acceptation et du rejet du programme d’ordre de Notre-Seigneur, je pris coutume de demander à pouvoir rester devant la Confession de saint Pierre pendant que mes camarades visitaient la basilique. Je passais ce temps à réfléchir à l’histoire du monde, et je fis plu­sieurs fois à saint Pierre la promesse que, si la chance m’en était offerte, j’ensei­gnerais la vérité au sujet de son maître de la manière dont lui-même et ses suc­cesseurs, les pontifes romains, voulaient que ce fût fait. C’est ce que je me suis efforcé de faire depuis, et c’est ce que je fais encore aujourd’hui. Ma réaction aux livres répugnants du cours de licence se trouva renforcée du fait que je vivais à Rome au moment de la lutte contre le modernisme et sa séparation naturaliste entre l’historien et le croyant. 

 

Le programme du Christ-Roi

 

Dans mes livres, par exemple dans The Kingship of Christ and Organized Naturalism et The Tragedy of James Connolly, j’ai exposé, à partir des encycliques papales, le programme du Christ-Roi. Ce programme comprend six points, dont cinq sont les suivants :

— 1. le Corps mystique de Notre-Seigneur – l’Église catholique, surnaturelle et supranationale – que tous les États et nations sont appelés à reconnaître comme unique voie tracée par Dieu pour un retour ordonné à lui ;

— 2. le pouvoir indirect de cette seule authentique Église ;

— 3. l’unité et l’indissolubilité du mariage ;

— 4. l’éducation des enfants comme membres du Christ ;

— 5. la large diffusion de la propriété.

Les textes des encycliques papales relatifs à ces points sont inclus dans mes ouvrages The Mystical Body of Christ and the Reorganisation of Society et The Kingship of Christ and Organized Naturalism, de sorte que je n’ai pas besoin de préciser qu’en parlant des points en question, je me borne à reproduire ce que les souverains pontifes ont enseigné à leur sujet. Le sixième point demande à être développé, car les textes y afférents sont moins familiers. Tout d’abord, les cin­quième et sixième points traitent tous deux de la production, de la distribution et de l’échange des biens matériels dont les personnes humaines ont normalement besoin en quantité suffisante pour mener une vie vertueuse. Les papes Léon XIII et Pie XI insistent sur eux dans Rerum novarum et Quadragesimo anno, respec­tivement. Le sixième point se résume à ceci : de même que, dans la hiérarchie des arts, celui de la manipulation de l’argent est moins élevé que les arts indus­triels (qui pourvoient aux besoins secondaires de l’homme) et que l’agriculture (qui produit ce dont l’homme a le plus besoin), tous ces arts sont destinés à être au service des membres du Christ dans des familles heureuses. Or, de nos jours, on sacrifie les familles et les êtres humains à la production, et la production elle-même à l’argent. Cette inversion de l’ordre naturel, qui résulte du libéralisme, est longuement traitée par le pape Pie XI dans Quadragesimo anno. Le pape va à l’origine de cette inversion lorsqu’il explique pourquoi on a laissé ceux qui ma­nipulent l’argent prendre peu à peu une position dominante :

 

Une sûre discipline morale, fortement maintenue par l'autorité sociale, pouvait corriger ou même prévenir ces défaillances. Malheureusement, elle a manqué trop souvent. Le nouveau régime économique, faisant ses débuts au moment où le ratio­nalisme se propageait et s'implantait, il en résulta une science économique séparée de la loi morale, et, par suite, libre cours fut laissé aux passions humaines.

 

Cette science économique à laquelle le pape fait allusion est celle du libéra­lisme, qui résulte largement lui-même de la philosophie nominaliste et séparatiste d’un John Locke et d’un Mill, deux auteurs dont les ouvrages sont à l’Index. Qu’est-ce que le libéralisme ? Le meilleur moyen de le décrire est de dire qu’il consiste à ériger un élément ou un aspect particulier de l’activité humaine – économique ou politique – en un domaine à part ayant ses propres fins auto­nomes, complètement indépendantes des fins dernières de l’homme en tant que membre du Christ. Les questions économiques, y compris évidemment la mani­pulation de l’argent ou des autres moyens d’échange, sont régies par les lois phy­siques de la nature, auxquelles nulle loi politique ne doit tenter de faire violence. Dans Quadragesimo anno, le pape Pie XI montre, comme conséquence de ce principe, l’homme sacrifié à la production : « La matière inerte sort ennoblie de l'atelier, tandis que les hommes s'y corrompent et s'y dégradent ». Quelques pages auparavant, il avait souligné que la production est à la merci de ceux qui manipulent l’argent :

 

Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l'argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils dis­tribuent en quelque sorte le sang de l'organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que sans leur consentement nul ne peut plus respirer.

 

Ensuite, l’auteur évoque le « non moins funeste et détestable […] internationa­lisme ou impérialisme international de l'argent ». Le pape Pie XI use là d’un lan­gage très fort. Tel est le cas également du pape Léon XIII dans Rerum novarum :

 

Les travailleurs isolés et sans défense se sont vu, avec le temps, livrer à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d'une concurrence effrénée. […] À tout cela, il faut ajouter la concentration entre les mains de quelques-uns de l'industrie et du commerce devenus le partage d'un petit nombre d'hommes opulents et de plouto­crates qui imposent ainsi un joug presque servile à l'infinie multitude des prolétaires.

 

La domination désordonnée de la manipulation de l’argent dans l’organisation sociale impose inévitablement de fausses échelles de valeurs à l’esprit des gens. J’ai eu l’occasion d’en donner des exemples dans mon cours d’histoire de l’Église, car il y a là un désastre pour la vie des membres du Christ. Le pape Pie XII a dé­veloppé ces idées dans l’allocution qu’il a faite le 15 novembre 1946 au congrès de la Confédération nationale des agriculteurs italiens :

 

Les villes modernes, avec leur constant développement, leur agglomération d’habitants, dont le produit typique de la domination des intérêts du grand capita­lisme sur la vie économique, et non seulement sur la vie économique, mais encore sur l’homme lui-même. En effet, ainsi que l’a efficacement montré notre glorieux prédécesseur Pie XI dans son encyclique Quadragesimo anno, il arrive trop souvent que ce ne sont plus les besoins humains qui règlent suivant leur importance naturelle et objective la vie économique et l’emploi du capital, mais au contraire le capital et ses visées de gain qui déterminent quels besoins il faut satisfaire et dans quelle me­sure ils doivent l’être. Ce n’est donc pas le travail humain destiné au bien commun qui attire le capital à soi et le met à son service, mais, à l’opposé, le capital qui met en branle le travail ici ou là et déplace l’homme comme une balle à jouer.

Si déjà l’habitant de la ville souffre de cet état antinaturel, combien plus pareille situation est contraire à l’intime essence de la vie de l’agriculteur ! Car malgré toutes les difficultés, le travailleur des champs représente encore l’ordre naturel voulu de Dieu, à savoir que l’homme doit, par son travail, dominer les choses matérielles, et non les choses matérielles dominer l’homme.

Voilà donc la cause profonde du conflit actuel entre la ville et la campagne : il s’agit d’une formation d’hommes littéralement différents. Et ce contraste devient d’autant plus grand que le capital, abdiquant sa noble mission de promoteur du bien de la société dans chacune des familles qui la composent, pénètre dans le monde même des cultivateurs et lui inflige les mêmes maux. Il fait scintiller l’or et une vie de plaisir devant les yeux éblouis du travailleur des champs, pour l’inciter à aban­donner la terre et à perdre dans la ville, qui ne lui réserve le plus souvent que des désillusions, les économies laborieusement amassées, et bien souvent la santé elle-même, les forces, la joie, l’honneur, l’âme même. Cette terre ainsi abandonnée, le capital s’empresse de la faire sienne ; alors, elle n’est plus un objet d’amour, mais de froide exploitation [6].

 

Dans toute cette allocution, dont je n’ai cité qu’une petite partie, comme dans une autre lettre – adressée, celle-là, à une Semaine sociale canadienne – le Saint-Père en dit beaucoup plus que je n’ai jamais dit.

 

*

 

Dans le cours d’introduction à l’histoire que je donne au début de chaque année ou presque, j’essaie – à l’attention de mon auditoire – de juger en fonction des six points du programme de Notre-Seigneur les époques et mouve­ments historiques, les programmes des hommes politiques, ainsi que les idées des auteurs placés dans les mains des élèves pour l’étude des langues et de l’his­toire. Tout ce qui est en harmonie avec le plan divin est porteur d’un réel pro­grès ; tout ce qui s’y oppose annonce la ruine et la mort. Ainsi, je m’efforce d’ha­bituer mes élèves à faire de Notre-Seigneur le centre de leur vie dans chaque domaine.

Après avoir précisé qu’en parlant de la domination désordonnée de l’argent, je me borne à employer le langage des souverains pontifes, je me tourne à présent vers les déclarations papales sur la nation juive et la franc-maçonnerie.

 

La nation juive

 

J’ai étudié une soixantaine de lettres, de bulles et de décrets des conciles gé­néraux publiés sur les juifs entre 1159 et 1755. On distingue deux courants dans ces déclarations officielles, ainsi que je le signale dans mon ouvrage The Mystical Body of Christ and the Reorganisation of Society. D’un côté, dans plusieurs do­cuments, les souverains pontifes s’efforcent de protéger les juifs de la violence physique ainsi que d’assurer le respect de leur vie de famille et de leur culte. De l’autre, dans la majorité de leurs écrits, ils cherchent à protéger la vie surnaturelle des catholiques de la contamination du naturalisme juif, et ils essayent d’empê­cher les juifs de dominer les catholiques. Je me suis procuré, aux fins d’étude et de méditation, six des principaux documents papaux : ceux de Jules III (Cum si­cut nuper, 1554), Paul IV (Cum Nimis absurdum, 1555), saint Pie V (Hebræorum gens, 1569), Grégoire XIII, Clément VIII (Cæca et obdurata, 1593) et Benoît XIV (A quo Primum, 1751). J’en ai traduit quatre [en anglais] : ceux de saint Pie V, Grégoire XIII, Clément VIII et Benoît XIV. Dans les documents promulgués par les papes au long de six siècles, extrayons à présent quelques exemples du souci qu’a l’Église de protéger la vie du Corps mystique du Christ contre la haine juive du surnaturel. Ce souci n’a pas varié d’un âge à l’autre. La lutte contre le natura­lisme en général – et donc, implicitement, contre le naturalisme organisé de la nation juive – nous est imposée, entre autres, par le pape Léon XIII (Tametsi, 1900) et le pape Pie XI (Quas primas, 1925, et Quadragesimo anno, 1931). Toute une série de documents papaux nous met en garde explicitement contre le natu­ralisme juif. […] En 1581, le pape Grégoire XIII a averti les catholiques que l’atti­tude des juifs vis-à-vis de Notre-Seigneur n’avait pas changé :

 

[…] Les souverains pontifes toujours anxieux de voir se convertir les Juifs, les ont accueillis aimablement, leur ont permis gracieusement de s’installer parmi leurs sujets et se sont toujours efforcés, avec un zèle pieux, de les amener à la lumière de la vérité. En outre, ils les ont aidés à s’assurer les biens indispensables à la vie, ont in­terdit à tous de les molester ou de les insulter et, dans leur bienveillance, leur ont ac­cordé de nombreux privilèges en vue de leur protection. Les Juifs, cependant, ne sont adoucis en rien par ces avantages, et leur attitude antichrétienne demeurant in­changée […] [7].

 

[…]

 

Enfin, dans l’encyclique Studiorum ducem, le pape Pie XI écrit que saint Thomas est « notre source de science économique et politique [8] ». Or, dans son commentaire de l’Épître aux Galates 4, 29, saint Thomas avertit ses lecteurs que « dès le début de l’Église primitive, les Juifs ont persécuté les chrétiens, ainsi qu’il apparaît dans les Actes des Apôtres, et ils agiraient de même aujourd’hui encore s’ils le pouvaient [9]. »

[…]

 

La franc-maçonnerie

 

[…] J’ai étudié et médité les lettres de Léon XII (Quo graviore, 1825), Pie IX (Exortae in ista ditione, 1876, et allocution Multiplices inter, 1865), Léon XIII (Humanum genus, 1884, et Parvenu à la vingt-cinquième année, 1902), Pie XI (La persécution de l’Église en Espagne, 1938, et Divini redemptoris sur le commu­nisme athée, 1937). J’ai traduit en anglais l’encyclique Humanum genus, après l’avoir parcourue à quatre reprises, et des parties importantes d’autres ency­cliques. Aussi bien dans mes livres que dans mes rares allusions à la franc-ma­çonnerie en classe, je me suis efforcé de faire ressortir le naturalisme et l’anti-sur­naturalisme de cette association. […]

 

La secte des francs-maçons, écrit le pape Léon XIII dans son encyclique Humanum genus, « n'a pas le droit de se dire étrangère à leurs attentats [ceux des associations communistes et socialistes], puisqu'elle favorise leurs desseins et que, sur le terrain des principes, elle est entièrement d'accord avec elles. » Il existe des preuves convaincantes selon lesquelles les agents des deux révolutions russes étaient des maçons. Ces preuves sont exposées dans mes ouvrages, ainsi que le texte du pape Pie XI dont il ressort que les révolutions de Russie, du Mexique et d’Espagne ont été l’œuvre des sociétés secrètes.

[…]

 

L’amour des enseignements pontificaux

 

Je me suis toujours efforcé d’inculquer aux futurs prêtres de la congrégation l’amour des enseignements pontificaux et de toutes les encycliques papales.

C’est ce sur quoi insiste le pape Pie XI dans l’encyclique Ubi arcano Dei :

 

Combien sont-ils ceux qui admettent la doctrine catholique sur l'autorité civile et le devoir de lui obéir, le droit de propriété, les droits et devoirs des ouvriers de la terre et de l'industrie, les relations réciproques des États, les rapports entre ouvriers et patrons, les relations du pouvoir religieux avec le pouvoir civil, les droits du Saint-Siège et du pontife romain, les privilèges des évêques, enfin les droits du Christ Créateur, Rédempteur et Maître, sur tous les hommes et tous les peuples ? Et même ceux-là, dans leurs discours, leurs écrits et tout l'ensemble de leur vie, agissent exactement comme si les enseignements et les ordres promulgués à tant de reprises par les souverains pontifes, notamment par Léon XIII, Pie X et Benoît XV, avaient perdu leur valeur pre­mière ou même n'avaient plus du tout à être pris en considération. Ce fait révèle comme une sorte de modernisme moral, juridique et social. Nous le condamnons aussi formel­lement que le modernisme dogmatique. Il les faut donc remettre en vigueur, ces en­seignements et ces prescriptions ; il faut réveiller dans toutes les âmes cette flamme de la foi et de la charité divine, indispensables pour la pleine intelligence de ces doc­trines et l'observation de ces ordres. Ce renouveau, c'est principalement dans la forma­tion de la jeunesse chrétienne que Nous voulons le voir s'opérer, chez celle surtout qui a le bonheur de se destiner au sacerdoce ; évitons que cette jeunesse, ballottée dans ce boulever­sement social et cette perturbation de toutes les idées, se laisse emporter, selon le mot de l'Apôtre, « à tout vent de doctrine, à la merci de la malice des hommes et des astuces enve­loppantes de l'erreur » (Ep 4, 14).

 

J’ai été informé dernièrement que les étudiants en théologie avaient signé l’an dernier une pétition pour que les encycliques papales soient lues au réfectoire pendant quelques repas au moins chaque semaine. Je regrette qu’il n’ait pas été donné suite à cette pétition, et tant que je vivrai, j’entends la renouveler person­nellement chaque année. Les pères de la Congrégation doivent connaître les en­cycliques papales et être capables d’en exposer les enseignements dans les jour­naux, dont nous avons tant besoin pour notre mission. Il leur faut connaître, entre autres, les encycliques traitant des forces anti-surnaturelles ou naturalistes organisées, secrètes ou non.

Même si la connaissance des buts et des méthodes de ces forces organisées, sur laquelle les papes insistent tant, ne suffit pas à expliquer toute l’histoire contemporaine, il est sûr que, sans elle, cette histoire contemporaine resterait une énigme, et les pères ne seraient pas en mesure de combattre comme ils le doivent pour les droits du Christ-Roi.

Dans son encyclique du 26 janvier 1923, publiée à l’occasion du troisième centenaire de la mort de saint François de Sales, le pape Pie XI exhorte les au­teurs catholiques à « étudier avec le plus grand soin la doctrine catholique et la posséder dans la mesure de leurs forces ; éviter soit d’altérer la vérité, soit de l’atténuer ou de la dissimuler, sous prétexte de ne pas blesser les adversaires ».

 

Mon enseignement de la philosophie

 

Depuis bon nombre d’années, conformément à l’encyclique Æterni Patris du pape Léon XIII, j’essaye d’appliquer la philosophie de saint Thomas à la réfuta­tion de certaines des doctrines erronées dont on constate partout les ravages. Dans cette encyclique, le grand pape écrit :

 

Si l'on fait attention à la malice du temps où nous vivons, si l'on embrasse, par la pensée, l'état des choses tant publiques que privées, on le découvrira sans peine : la cause des maux qui nous accablent, comme de ceux qui nous menacent, consiste en ce que des opinions erronées sur les choses divines et humaines se sont peu à peu in­sinuées des écoles des philosophes, d'où jadis elles sortirent, dans tous les rangs de la société, et sont arrivées à se faire accepter d'un très grand nombre d'esprits. Comme, en effet, il est naturel à l'homme de prendre pour guide de ses actes sa propre raison, il arrive que les défaillances de l'esprit entraînent facilement celles de la volonté ; et c'est ainsi que la fausseté des opinions, qui ont leur siège dans l'intelligence, influe sur les actions humaines et les vicie.

 

Trois de ces philosophes, dont les principes erronés ont abouti à des conclu­sions désastreuses, sont Descartes, Locke et Karl Marx. J’ai presque achevé mon étude de la philosophie de Locke, et j’ai montré qu’elle dérivait du nominalisme d’Ockam dans mon ouvrage The Mystical Body of Christ and the Reorganisation of Society, ainsi que dans une série d’articles sur l’argent, écrits récemment pour The Irish Rosary. J’ai dévoilé les principes de Karl Marx dans mes livres The Mystical Body of Christ in the Modern World et The Tragedy of James Connolly. Depuis deux ans, j’étudie Descartes, qui est un nominaliste comme Locke. Dans mes cours de philosophie, je mets en relief les deux courants néfastes issus du nominalisme d’Ockam et qui, à leur tour, ont donné naissance à ce qu’on appelle la philosophie moderne, dont le pape Léon XIII a montré les conséquences.

Dans les deux endroits de mon cours de philosophie où je parle des arts, et en ces deux endroits seulement, je traite de l’art de manipuler l’argent et je si­gnale, à la suite du pape Pie XI, comme indiqué ci-dessus, que la domination désordonnée des manipulateurs d’argent résulte de l’acceptation de la philoso­phie de Locke. Pour gagner du temps lors de mes cours, et aussi pour inciter les étudiants doués à constater par eux-mêmes les ravages des idées mauvaises, sur lesquels insiste le pape Léon XIII, j’ai écrit une série d’articles à ce sujet dans The Irish Rosary. Les deux tiers de ces articles consistent en un examen de la philo­sophie de Locke par opposition à celle de saint Thomas ; dans l’autre tiers, je démontre l’application de cette philosophie à l’argent. N’est-ce pas exactement cela que le pape Léon XIII veut que fassent les professeurs de philosophie, afin que les futurs prêtres soient armés pour réfuter l’erreur ? 

 

Que des maîtres, désignés par votre choix éclairé – écrit-il dans Æterni Patris – s'appliquent à faire pénétrer dans l'esprit de leurs disciples la doctrine de saint Thomas d'Aquin, et qu'ils aient soin de faire ressortir combien celle-ci l'emporte sur toutes les autres en solidité et en excellence. Que les académies, que vous avez insti­tuées ou que vous instituerez par la suite, expliquent cette doctrine, la défendent et l'emploient pour la réfutation des erreurs dominantes.

 

Je puis dire qu’après avoir étudié la question de l’argent pendant six ou sept ans, je perçus clairement le lien entre le caractère désordonné de l’art de manipu­ler l’argent et la philosophie de Locke. Je me procurai alors les ouvrages de Locke, en particulier ceux relatifs à l’argent, et en fis un examen minutieux.

 

Je ne développe les aboutissements de la philosophie cartésienne qu’en un seul endroit de mon cours de philosophie. En expliquant la signification du dic­ton d’Aristote In mathematicis non est bonum [10], j’utilise certaines pages du livre de Sir Albert Howard intitulé An Agricultural Testament [Le Testament agricole] pour démontrer que les mathématiques laissent entièrement de côté l’ordre de la simplicité et de la finalité de l’être. Sir Albert met en lumière, de façon remar­quable, les résultats désastreux de l’approche exclusivement quantitative de la culture du sol. D’où provient cette approche ? En comparant les arguments des partisans des engrais artificiels à ceux des tenants du compostage, j’ai constaté une opposition radicale entre les philosophies qui sous-tendent respectivement les uns et les autres. Les premiers mettent l’accent sur la quantité et elle seule, en omettant la qualité et des facteurs tels que l’ordre hiérarchique des formes suc­cessives, tandis que les autres insistent au contraire sur le respect de la qualité et des formes successives par lesquelles doivent passer les éléments nutritifs des plantes. L’inspiration cartésienne des partisans des engrais artificiels ne fait aucun doute. Avec sa réduction de la matière à la quantité et au mouvement local, et sa haine de toute forme, substantielle et qualitative, Descartes est manifestement le penseur dont ils dépendent, même si la plupart d’entre eux n’ont jamais lu ses livres.

Les pages de An Agricultural Testament mentionnées ci-dessus auraient pu être écrites par un disciple de saint Thomas, bien qu’on puisse être à peu près sûr que Sir Albert Howard n’a jamais lu le Docteur commun. Comme les engrais artificiels font remonter à Liebig, j’ai examiné la carrière de Liebig pour voir s’il avait subi l’influence des cartésiens, et je me suis aperçu qu’il avait suivi une par­tie de ses études à Paris. Depuis lors, j’ai étudié Descartes pour me faire une idée exhaustive de la question. J’ai d’ailleurs l’intention d’écrire ultérieurement un ou plusieurs articles à ce sujet, et de les mettre à la disposition de mes étudiants afin d’accroître leur intérêt pour la philosophie. Ainsi, je m’efforce de suivre les ins­tructions que le pape Léon XIII donne dans son encyclique Aeterni Patris :

 

Aussi, les sciences physiques elles-mêmes, si appréciées à cette heure, et qui, il­lustrées de tant de découvertes, provoquent de toute part une admiration sans bornes, ces sciences, loin d'y perdre, gagneraient singulièrement à une restauration de l'ancienne philosophie. Ce n'est point assez pour féconder leur étude et assurer leur avancement, que de se borner à l'observation des faits et à la contemplation de la na­ture ; mais les faits constatés, il faut s'élever plus haut, et s'appliquer avec soin à re­connaître la nature des choses corporelles et à rechercher les lois auxquelles elles obéissent, ainsi que les principes d'où elles découlent et l'ordre qu'elles ont entre elles, et l'unité dans leur variété, et leur mutuelle affinité dans la diversité. On ne peut s'imaginer combien la philosophie scolastique, sagement enseignée, apporterait à ces recherches de force, de lumière et de secours.

 

Mes lecteurs savent que les mêmes firmes – Imperial Chemical Industries, par exemple – se servent des mêmes substances pour fabriquer des explosifs en temps de guerre et des engrais chimiques en temps de paix. Pour illustrer la domination désordonnée de l’argent, dénoncée par les papes Pie XI et Pie XII, j’ai eu l’occasion de signaler, dans mes cours d’histoire, les pressions exercées sur les agriculteurs afin qu’ils utilisent des engrais durant les années mauvaises pour Imperial Chemical, c’est-à-dire entre les guerres. Dans le numéro du printemps 1947 du journal The Farmer, on lit ceci :

 

J’ai été choqué d’apprendre, il y a peu, qu’une des personnes qui s’adressent le plus régulièrement aux agriculteurs sur la BBC est un employé à plein temps d’Im­perial Chemical Industries […]. La faible fertilité d’une grande partie des terres d’Irlande du Sud – ou de l’esprit des hommes qui les cultivent, je ne sais trop – ap­paraît lorsqu’on sait que le sulfate d’ammonium coûte chez nous entre 30 et 40 livres sterling. En Angleterre, le même produit coûte entre 10 et 20 livres sterling ; cela permet de penser que l’agriculteur anglais est doué de bon sens dans cette mesure-là du moins, quoique le fait, pour quiconque, de payer ne serait-ce que 10 livres ster­ling l’acre le privilège de surexploiter sa terre n’indique guère un excès de santé men­tale.

 

Je n’ai pas cité ces exemples de désordre. En fait, je n’ai pas parlé des engrais artificiels pendant plusieurs années, sauf à un certain endroit de mon cours de philosophie et, en passant, pour plaisanter mes propres efforts visant à diviser le Conseil de l’agriculture du comté de Carlow entre thomistes et cartésiens. […]

Conclusion

 

Entre 1909 et 1912, ainsi que nous l’avons vu, j’ai promis plusieurs fois au di­vin Seigneur, sur le tombeau de saint Pierre, que j’œuvrerais pour l’intégralité des droits qui lui reviennent en tant que roi. Dans la mesure où cette œuvre a exigé l’étude des forces naturalistes ou anti-surnaturelles qui travaillent à éliminer la royauté de Notre-Seigneur pour réduire à néant l’influence de ses prêtres, beau­coup de gens la disent hostile aux juifs ou à la maçonnerie plutôt que favorable au Christ-Roi. Or, c’est là une erreur de perspective due à la connaissance insuffi­sante du programme d’ordre de Notre-Seigneur. Étant roi, il doit non seulement conquérir de nouveaux territoires par l’intermédiaire de Ses missionnaires, mais aussi défendre les terres sur lesquelles il règne depuis des siècles. Ces deux types d’action sont complémentaires. Dans son Traité de la vraie dévotion, saint Louis-Marie Grignon de Montfort souligne les deux fonctions de notre sainte Mère : celle, positive, qui consiste à faire connaître Notre-Seigneur, et celle, négative, qui consiste à livrer bataille à ses ennemis. Mes lecteurs devraient méditer sur les passages suivants de cet ouvrage :

 

Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans les derniers temps :

– En miséricorde, pour ramener et recevoir amoureusement les pauvres pé­cheurs et dévoyés qui se convertiront et reviendront à l'Église catholique.

– En force contre les ennemis de Dieu, les idolâtres, schismatiques, mahomé­tans, juifs et impies endurcis, qui se révolteront terriblement pour faire tomber, par promesses et menaces, tous ceux qui leur seront contraires.

– Et enfin elle doit éclater en grâce, pour animer et soutenir les vaillants soldats et serviteurs de Jésus-Christ qui combattront pour ses intérêts.

Enfin Marie doit être terrible au diable et à ses suppôts comme une armée ran­gée en bataille principalement dans les derniers temps [11], parce que le diable, sachant bien qu'il a peu de temps, et beaucoup moins que jamais pour perdre les âmes, re­double tous les jours ses efforts et ses combats.

Il suscitera bientôt de cruelles persécutions, et mettra de terribles embûches aux serviteurs fidèles et aux vrais enfants de Marie, qu'il a plus de peine à surmonter que les autres [12].

 

Saint Louis-Marie ne parle pas des francs-maçons, car il est mort en 1716, et la société maçonnique n’a été organisée qu’en 1717 pour mener son action anti-surnaturelle (elle s’est introduite en France quelques années plus tard seulement).

 

[Signé] Denis Fahey C.S.Sp.


[1] — Nous remercions François Thouvenin d’avoir bien voulu assurer cette traduction. Quelques passages ont été omis, surtout dans les paragraphes traitant du judaïsme et de la franc-maçonnerie. Ils sont, selon l’usage, signalés par des points de suspension entre crochets.

[2] — Sur le père Deschamps S.J. (1797-1873), voir Le Sel de la terre 28, p. 71, n. 1. (NDLR.)

[3]Lettres apostoliques de Léon XIII, Paris, Bonne Presse, s.d., t. 6, p. 288.

[4] — Léon XIII, Humanum genus (20 avril 1884), conclusion ; Lettres apostoliques de Léon XIII, Paris, Bonne Presse, s.d., t. 1, p. 277.

[5] — Voir à ce sujet l’article de l’abbé Nicolas Pinaud, « Saint Pie X et le cardinal Pie » dans Le Sel de la terre 42, p. 206-221. (NDLR.)

[6]Documents pontificaux de Sa Sainteté Pie XII, t. VIII (1946) Saint-Maurice (Suisse), éd. Saint-Augustin, 1964, p. 345. — En sens contraire, le concile Vatican II vantera « les bienfaits de l’industrialisation et de l’urbanisation » (Gaudium et spes n. 6 § 6). Voir Le Sel de la terre 42, p. 170. (NDLR.)

[7] — En raison de la loi Gayssot, nous omettons la suite de ce texte (extrait de la constitution Antiqua judæorum improbitas, du 1er juin 1581, de Grégoire XIII). Nous omettons également les autres citations des papes sur ce sujet, notamment celles de la lettre Hebræorum gens, de saint Pie V (26 février 1569). (NDLR.)

[8] — « Rationes certas dat et præcepta vivendi non modo hominibus singulis, sed societati etiam et domesticæ et civili ; in quo tum œconomica tum politica scientia consistit. » Pie XI, Studiorum ducem, (29 juin 1923), Actes de Pie XI, t. 1, Paris, 1927, p. 257.

[9] — « A principio primitivæ Ecclesiæ, Judæi persecuti sunt Christianos, ut patet in Actibus Apostolorum, et facerent etiam nunc, si possent. » (Saint Thomas d’Aquin, Opera omnia, t. XIII, Parme, 1862, p. 425).

[10] — Aristote, III Met. II, c. 2 n. 2 (lect. 4 n. 375 dans le commentaire de saint Thomas). Cité en I, q. 5, a. 3, obj. 4. (NDLR.)

[11] — Il convient de noter qu’à notre époque également, où le démon redouble d’efforts et organise les légions de ses ministres partout dans le monde, on assiste à un accroissement sans précédent de la dévotion à Notre-Dame. [Note du père Fahey.]

[12] — Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge nº 50, § 6 et 7 (Paris, Seuil, 1966, p. 48).

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 51

p. 168-194

Les thèmes
trouver des articles connexes

La Civilisation Chrétienne : Fondements, Histoire et Restauration

Modèles de la Contre-Révolution : Maîtres de la Doctrine Sociale

Restaurer une chrétienté

Télécharger le Pdf ici :

.

bottom of page