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+ La passion de Jésus

 


ANNONCÉ PAR SON AUTEUR, le docteur Jean-Maurice Clercq, dans le numéro 32 du Sel de la terre, le livre La passion de Jésus, de Gethsémani au sépulcre, Reconstitution médicale de la mort du Christ à partir des dernières recherches sur le suaire d’Oviedo, le linceul de Turin et les grandes reliques de la passion est récemment paru chez F.-X. de Guibert.

On peut y lire, au bas de la première page de sa première partie, la note sui­vante (qui figurait déjà dans Le Sel de la terre 32, p. 63)  :

 

Il est nécessaire de lever la confusion qui peut parfois exister entre le suaire et le linceul :

— le mot suaire provient du latin su­darium définissant un mouchoir pour essuyer la sueur, sorte de serviette. Dans les rites funéraires orientaux et sémitiques, on posait un sudarium sur la tête du défunt avant de le recouvrir du drap mortuaire ou linceul. Cette défi­nition convient pour le suaire d’Oviedo.

— le mot linceul provient aussi du latin, lintoleum (« petit morceau de drap de lin »), mot dérivé de linteum (« toile de lin »), lui - même provenant de li­num (« lin »). Cette toile de lin servait à l’ensevelissement des morts et convient pour définir l’autre relique de Jésus-Christ portant son image : le linceul de Turin.

 

Le livre de 260 pages est ainsi pré­senté sans ombre car son titre corres­pond à son contenu et la note que nous venons de citer écarte toute confusion sur le sens des mots.

260 pages d’informations rassem­blées, classées, expliquées, amenant le lecteur à méditer la passion du Seigneur comme l’événement histo­rique exceptionnel qu’elle fut et de­meure, et suscitant une incompréhen­sion vertigineuse devant l’insondable douleur vécue par le doux Christ dans ces instants terribles ; incompréhen­sion bénéfique, puisqu’elle aide à aperce­voir sa miséricorde infinie et sa divine charité.

Le livre se divise en trois parties précédées d’un avant-propos :

— le suaire d’Oviedo ;

— le suaire d’Oviedo et le linceul de Turin : deux reliques complémen­taires ;

— reconstitution de la fin de la pas­sion à partir des Évangiles, du linceul et du suaire.

 

Le suaire d’Oviedo

 

Le saint suaire, rectangle de toile ancienne de 53 sur 83 cm, marqué de taches de liquides de tonalités diffé­rentes, est conservé à Oviedo (Espagne) dans un coffre de chêne, l’Arca santa, recouvert de bas-reliefs d’argent et entreposé dans une crypte, la Camara santa, construite pour lui au cours du IX ème siècle sous la cathé­drale de la ville. L’auteur décrit, dans un chapitre historique, comment il parcourut, dans un coffre de cèdre, le chemin de Jérusalem à Oviedo : il em­prunta l’itinéraire du littoral sud médi­terranéen jusqu’à Carthagène, et passa ensuite à Tolède – où il fut transféré du vieux coffre de cèdre dans le coffre de chêne – avant d’être définitivement transporté à Oviedo. Il fut mis ainsi à l’abri des dangers successifs liés aux assauts des Perses puis aux vagues de l’invasion musulmane.

Le 14 mars 1075 le roi Alphonse VI « fait rédiger un acte d’ouverture du reliquaire, dont on établit l’inven­taire » ; il fut signé par les représen­tants présents des pouvoirs, dont le roi, sa sœur, dona Urraca, le Cid Campeador, de nombreux prélats et autres personnalités.

 

Après avoir narré comment la pré­tendue « datation » du linceul de Turin au C 14, le 13 octobre 1988, encouragea le Centre espagnol de sindologie à procéder à de nouvelles investigations scientifiques sur le suaire d’Oviedo (les deux reliques étant complémentaires), l’auteur résume les conclusions scien­tifiques auxquelles aboutissent toutes les expérimentations menées depuis un siècle sur cette relique :

 

— 1. Nature du suaire. C’est un rectangle de lin au tissage archaïque, marqué de « quatre taches bien visibles avec des nuances et des dégradés ».

 

— 2. Analyse des pollens, par le pro­fesseur Max Frei (1978). Choisi pour sa compétence et pour avoir enquêté sur le linceul de Turin, le criminologue suisse, de réputation mondiale, conclut : « Un contact entre le saint suaire et le linceul au moment de la sépulture ne peut-être prouvé avec certitude, mais d’autre part on n’a pas retrouvé d’élément qui pourrait ex­clure un tel contact ».

 

— 3. Approche scientifique de Mgr Ricci (1985). Celui-ci suppose que le linceul de Turin et le suaire d’Oviedo faisaient partie des « linges de toile » cités dans l’évangile de saint Jean (20, 1-8) en un passage souvent mal compris et mal traduit : « La menton­nière, si elle avait existé, ne s’identifie­rait pas avec le suaire et ce dernier au­rait donc été utilisé pour couvrir le vi­sage de Jésus de Nazareth pendant le trajet du Golgotha au Sépulcre, puis ensuite, lors de la mise en linceul, au­rait été laissé à part ». L’étude compa­rée des taches du suaire et de celles du visage du linceul permet à Mgr Ricci d’assurer leur concordance, prouvant ainsi leur origine commune : le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ après sa mort [1].

 

— 4. Analyses espagnoles de 1989-1990. Le Centre espagnol de sindologie constitue alors une équipe scientifique compétente et polyvalente pour venir à bout d’un programme scientifique complet et détaillé d’investigations scientifiques du suaire (le livre en donne le détail [2]).

 

— 5. Le congrès de Cagliari (1990). Ce congrès fournit le rapport scienti­fique des analyses qui viennent d’être menées. Celles-ci confirment les dé­couvertes antérieures. La nature san­guine des taches est affirmée ; des hé­maties parfaitement conservées ont été mises en évidence.

Le rapport conclut ainsi :

 

Le suaire d’Oviedo est un linge qui a été employé pour envelopper la tête d’un cadavre […]. Sur la partie du linge qui fut en contact avec le visage du ca­davre, apparaissent quatre taches, pro­bablement provoquées par le liquide de l’œdème pulmonaire et du sang dans la proportion de 6 pour 1, produits à dif­férents moments consécutifs. La tache la plus grande s’est produite pro­bablement au moment de la descente et de la déposition du cadavre sur le sol. Les autres se formèrent après une pé­riode d’environ une heure, comme conséquence des mouvements subis par le cadavre dans l’ensevelissement. Ce linge entoura la tête du cadavre de Jésus de Nazareth, probablement de­puis la descente de croix jusqu’à ce qu’il fut descendu dans la sépulture.

 

— 6. Congrès international sur le suaire d’Oviedo (1994). Ses principales conclusions sont ainsi formulées : 

 

Le suaire d’Oviedo est une relique vénérée en la cathédrale d’Oviedo de­puis des temps anciens et qui montre une série de taches provenant de sang humain de groupe AB.

[…] Il a été posé sur le visage du ca­davre d’un homme adulte normale­ment constitué […] Ce sujet était un ca­davre. Le mécanisme de formation des taches est incompatible avec n’importe quel mouvement respiratoire possible […] [Il] a éprouvé un grand œdème pulmonaire comme processus terminal.

 

Sont ensuite décrites les diverses postures et inclinaisons infligées au cadavre pendant la descente de croix, le transport au sépulcre et l’ensevelis­sement.

 

Le groupe sanguin du Christ

 

L’auteur décrit le cheminement des travaux ayant montré que les taches du linceul de Turin sont de sang hu­main, du groupe AB (4% des per­sonnes recensées au Moyen Orient sont de ce groupe sanguin), tout comme les taches du suaire d’Oviedo. Il y a, de ce fait, concordance entre les deux reliques.  On sait que c’est éga­lement le groupe sanguin des caillots de sang apparus miraculeusement, vers l’an 700, à Lanciano (Espagne), au cours d’un miracle eucharistique où les espèces eucharistiques furent changées en sang et tissu humains au moment de la consécration.

 

L’auteur énonce ensuite quelques perspectives d’avenir. L’Église détient en effet d’autres reliques tachées de sang et qui  remonteraient à la passion. On pourrait certifier leur origine de fa­çon absolue si l’on parvenait à identi­fier génétiquement le sang du suaire et du linceul ; la même origine génétique confirmerait d’abord de façon parfaite le témoignage d’authenticité que le suaire et le linceul se rendent l’un à l’autre, et, ensuite, un sang de même origine génétique trouvé sur une autre relique l’authentifierait immanqua­blement à son tour.

Or cette identification génétique du sang du linceul est commencée : Leoncio Garcia-Valdez, américain, af­firma, au congrès de Rio de Janeiro sur le linceul, en 2002, avoir effectué et réussi une analyse génétique : « Une porte se trouve ouverte pour de nou­velles investigations ».

 

L’apport du suaire d’Oviedo dans le domaine historique

 

1. Apport exégétique de la compréhen­sion de l’Évangile de saint Jean.

« Linceul et suaire sont deux linges sépulcraux complémentaires de l’en­sevelissement du Christ ». Le suaire était ce « soudarion » que vit saint Jean plié à part dans le sépulcre, sans confusion avec le linceul, que le même appelait « othonia », qui se traduit : tunique légère, toile légère, linceul.

 

2. Apports dans le domaine historique.

L’auteur attire l’attention sur l’ins­cription gravée sur l’Arca Santa (le coffre saint) : « De Sindone atque Sudario et Cruore ». Il en déduit que l’Arca Santa originale devait contenir trois reliques : Précieux Sang, linceul et suaire. Il fonde aussi cette opinion sur la tradition orale accompagnant l’his­toire du coffre et sur « les témoi­gnages anciens et crédibles évoquant les linges sépulcraux de Jésus-Christ », ainsi que sur les diverses traditions du Saint Sang.

 

3. Apports dans la connaissance de la passion.

— Le nez fracturé. Cette blessure du Seigneur subie pendant la passion fut révélée par l’examen du linceul.

— La couronne d’épines. Constituée d’un anneau de joncs, conservé à Notre-Dame de Paris, et d’une branche d’épines de jujubier enroulée autour du jonc plutôt que disposée en casque, d’après le suaire qui prouve aussi la présence de la couronne sur la tête du crucifié sur la croix.

— L’asphyxie. C’est encore le suaire d’Oviedo qui montre que « le Christ agonisa non seulement d’une crise cardiaque mais aussi d’une asphyxie liée aux épanchements pleuraux et pé­ricardiques ». 

— La dépose de la croix. L’étude des taches du suaire et du temps néces­saire à leur formation permet d’avan­cer une chronologie assez précise des événements depuis la mort de Notre-Seigneur (15 heures, heure solaire) jus­qu’à la fermeture du tombeau (19 heures), après que Marie, Notre-Dame, se soit recueillie devant la dépouille de son divin Fils, entre 17 heures 30 et 18 heures 45.

 

L’authenticité du linceul de Turin confirmée par la science

 

L’auteur passe ensuite en revue les preuves scientifiques de l’authenticité du linceul de Turin.

 

1. Résumé des connaissances historiques et scientifiques acquises.

— L’histoire. Résumé des faits connus de l’histoire du linceul au cours de son déplacement de Jérusalem à Turin ainsi que de tous les avatars subis par la relique pendant cette période longue de deux millé­naires.

— Le tissu. Tissu de lin écru de type archaïque, d’origine palestinienne an­tique, mélangé à un peu de coton, pol­lué de pollens typiques des régions traversées.

— L’image. Véritable négatif photo­graphique, tridimensionnelle, isotrope, en surface de la toile, non peinte, de formation énigmatique, inconnue.

— Le sang. Présence prouvée : sang humain, de groupe AB.

— Les plaies du crucifié (enclouage du poignet, rétraction du pouce, traces de la flagellation, plaie du flanc droit. portée par une lance romaine, et restée béante car faite sur un cadavre).

— Les anomalies révélées par les images du linceul :

+ le sang de la toile implique un re­trait mystérieux du corps du linceul, qui n’a pas étiré la fibrine des caillots.

+ les images du linceul présentent une série d’anomalies que n’explique pas la science et qui montrent que l’image fut réalisée « le corps enve­loppé dans son linceul, […] redressé en position verticale et en apesanteur, flottant en quelque sorte au-dessus de la table funéraire, pour se volatiliser en traversant la toile… »  Quant aux traces sanguines et au négatif tridi­mensionnel, ils appartiennent « au corps de Jésus à l’instant infime précé­dant … la disparition du corps ».

— L’identité du crucifié paraît de­voir être confirmée par les inscriptions mises en évidence avec une caméra numérique filmant l’avers de la re­lique, la face non en contact avec le corps de Jésus. On déchiffre l’identité du condamné à mort : Jésus de Nazareth.

— Conclusion : le linceul est celui de Jésus de Nazareth et « ne peut être autre chose que celui de Jésus de Nazareth qui est Jésus-Christ pour les chrétiens, en conformité avec les Évangiles ».

 

2. L’affaire de l’analyse du carbone 14.

Nous ne résumerons pas cette par­tie, qui mérite d’être lue attentivement de bout en bout. L’auteur affirme à bon droit : « L’Église serait en droit de porter plainte et réclamer réparation ».

Notons que le suaire d’Oviedo fut, lui aussi, soumis au C14 (en 1991). Il fut ainsi « daté » de 650 à 658 – date de son arrivée en Espagne –, par des labo­ratoires de Tucson et Toronto. Mais ces résultats paraissent dérisoires au vu de la façon dont le suaire et le linceul s’auto-identifient.

 

Une reconstitution documentée

de la Passion

 

Après avoir expliqué le texte des Évangiles de la passion à la lumière des découvertes contemporaines, l’au­teur détaille, comme l’avait fait en son temps le docteur Barbet (mais la science a progressé depuis), l’aspect médical de la passion de Jésus-Christ [3].

1. Les aspects psychologiques. « Jésus-Christ, vrai Dieu, mais aussi vrai homme, ressentait en lui les agressions tant physiques que psychologiques d’une manière très aiguë et complète du fait de la perfection de sa sensibilité humaine ; du fait aussi que la partie divine immergée dans son être de chair lui faisait connaître à l’avance toutes les souffrances de la passion à laquelle allait être livré son corps, ce qui ne pouvait qu’accentuer la sensibi­lité psychologique et la charge émo­tionnelle qui en résulta. »

2. Les aspects physiques. Ils sont liés aux supplices infligés au Seigneur – et subis sans répit de son arrestation à sa mort – avec une violence barbare ex­trême exacerbée par la haine jalouse des uns et le mépris non moins hai­neux des autres, lié au paganisme vainqueur. Ils ont fait du Seigneur un objet pitoyable de dérision et d’assou­vissement des ressentiments les plus divers et des sentiments les plus vils ou bestiaux qui peuvent habiter l’hu­manité.

— La flagellation romaine, qui ne comptait pas les coups, et ses terribles conséquences pathologiques orga­niques, fonctionnelles et hémorra­giques ;

— Le couronnement d’épines, ses douleurs directes, son humiliation et ses coups renouvelés ;

— Le port de la croix, le patibulum lourd de 20 kilos environ, porté par un être exsangue, épuisé et blessé de lé­sions organiques profondes et immé­diatement mortelles ;

— La crucifixion de ce corps abîmé, meurtri de toutes parts, affaibli, déjà asphyxié ; il faut lire ces pages du livre, ce cauchemar réel d’un océan abyssal de souffrances et la description des lésions graves qui les animent, car ces souffrances manifestent un corps mortellement meurtri et blessé, mais maintenu en survie, pour souffrir da­vantage, par une volonté toute puis­sante car toute divine. Quel soulage­ment éprouvons-nous, 2000 ans plus tard, chaque vendredi, lorsque sonnent 15 heures, nous rappelant qu’à cette heure  l’agonie de notre doux Seigneur se terminait et qu’il était enfin délivré ! Car à cette heure il était mort, vrai­ment mort, et le coup de lance du cen­turion vint en officialiser la réalité, comme saint Jean décrivant l’écoule­ment qui s’en suivit, d’eau et de sang, non mêlés mais séparés.

 

L’auteur reconstitue ensuite, à la lumière des connaissances actuelles, la fin de la passion, c’est-à-dire tout ce qui a suivi la mort de Notre-Seigneur, jusqu’à sa résurrection. Ici encore, tout est à lire, tout porte un éclairage com­plémentaire, cohérent, solide et véri­dique sur l’Écriture que l’exégèse pé­nètre, aidée par l’histoire et la connais­sance du contexte de l’événement.

 

Une petite somme sur la Passion

 

L’ouvrage s’achève par une suite de vingt-huit notes sur divers aspects de la passion de Notre-Seigneur : la trahi­son de Judas ; la position de Jésus sur la croix (l’auteur compare la reconsti­tution du docteur Barbet et celle du Père de Gail, montrant à cet égard l’apport déterminant du suaire d’Oviedo) ; les deux larrons ; le par­tage des vêtements ; le Titulus crucis (l’écriteau de bois portant l’identité du prisonnier et le motif de la sentence, conservé à Rome, en la basilique de la Sainte-Croix-de-Jérusalem) ; les té­nèbres qui recouvrirent la surface de la terre ; l’ensevelissement de Jésus (rapidement accompli le soir du Vendredi saint, juste avant l’apparition des premiers astres marquant le début du sabbat) ; le Sanhédrin ; les men­songes des prêtres du temple ; les pro­phéties accomplies par Jésus (plus de cent cinquante) ; le tombeau scellé par un huissier (le fait est en cours de confirmation par la mise en évidence des lettres écrites sur le linceul, grâce aux moyens modernes informatisés) ; l’entrée de saint Pierre et saint Jean dans le sépulcre (saint Jean n’entra qu’après avoir vu la position des linges et compris la résurrection de notre Sauveur ; il entra alors dans « le lieu » qui n’était plus un tombeau, étant de­venu un lieu saint, sans encourir le risque de souillure) ; et un certain nombre d’autres que nous omettons ici pour ne pas être trop long. En bref, une véritable petite somme documen­taire sur tout ce qui entoure la passion du Christ [4].

 

Apologétique et piété

 

Le bon livre du docteur Jean-Maurice Clercq, La Passion de Jésus, de Gethsémani au Sépulcre ; reconstitution médicale de la mort du Christ à partir des dernières recherches sur le Suaire d’Oviedo, le Linceul de Turin et les grandes reliques de la Passion atteint lar­gement son but : fournir une docu­mentation véridique, riche, exhaustive, bien amenée, facile à lire et à com­prendre, afin d’informer le lecteur de ce que fut la passion mortelle que subit Jésus-Christ. La passion qu’il a subie pour nous. Sa lecture aide à mieux connaître « la vie réelle et non pas supposée » de Jésus-Christ, comme di­sait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. On peut le prendre à la fois comme un solide outil apologétique, permettant de parler à nos contemporains de l’é­vénement le plus important de l’his­toire, et comme un manuel de piété, incitant à méditer sur les souffrances de notre Sauveur. En tous les cas, une occasion de mieux connaître le doux Sauveur, afin de le mieux aimer.

D. A.

 

Docteur Jean-Maurice Clercq, La Passion de Jésus, de Gethsémani au Sépulcre ; reconstitution médicale de la mort du Christ à partir des dernières recherches sur le suaire d’Oviedo, le linceul de Turin et les grandes re­liques de la passion, Paris, F. X. de Guibert, 2004.

 


 

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[1] — Précisons ici (comme cela avait été fait dans Le Sel de la terre 39, p. 263), qu’il convient d’éviter le mot « cadavre » pour désigner le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ après sa mort. Le mot ne convient pas à un corps qui, quoique séparé de son âme, est resté incorruptible, en raison de son union persistante à la personne adorable du Verbe de Dieu, par l’union hypostatique.

[2] — On peut voir aussi : Le Sel de la terre 32, p. 75-77.

[3] — Le docteur Clercq avait déjà développé plus brièvement ce sujet dans Le Sel de la terre 25, p. 89-105 : « Aspect médical approfondi de la mort de Jésus sur la croix ». On trouvera, dans ce même numéro 25 du Sel de la terre, des textes de saint Thomas d’Aquin sur les souffrances de Notre-Seigneur dans sa passion.

[4] — L’auteur s’est même cru obligé de reproduire la méditation du pape Jean-Paul II devant le linceul de Turin, le 24 mai 1998. Tout en présentant le linceul comme « le miroir de l’Évangile », le pape n’a pas osé affirmer son authenticité, se contentant de déclarer : « L'Église exhorte à aborder l'étude du Saint-Suaire sans préjugés, qui considèreraient comme une évidence des résultats qui ne le sont pas ; elle les invite à agir avec une liberté intérieure et un respect attentif à la méthodologie scientifique et à la sensibilité des croyants. ».

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 52

p. 210-216

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