L’Homme de Toumaï
n’offre pas d’espoir aux évolutionnistes
par Fazale R. Rana, Ph.D.
On parle beaucoup de « l’Homme de Toumaï », un prétendu « ancêtre de l’homme ». La revue La Recherche, une des principales revues de vulgarisation scientifique en France, lui consacre 20 pages de son numéro de juin 2005.
Pourtant cette découverte est loin d’être favorable aux évolutionnistes, ainsi que le montre un article paru dans la revue Connections [1]. C’est ce texte de Connections que nous avons traduit et présentons ici à nos lecteurs. Il montre les incohérences de la théorie évolutionniste, qui doit être corrigée, voire complètement remaniée, presque à chaque découverte paléontologique importante.
Nous précisons que nous ne pensons pas que les dates avancées (millions d’années) soient vraies : voir à ce sujet l’article sur « l’évolution de l’homme face à la théologie », paru dans Le Sel de la terre 9, p. 69 et sq.
Le Sel de la terre.
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Cette découverte est exactement le « sommet de l’iceberg – celui qui pourrait faire sombrer nos idées courantes au sujet de l’évolution humaine [2] ». Cette réaction de l’écrivain scientifique John Whitfield est caractéristique de celle des paléontologues lorsqu’ils ont entendu parler de la découverte d’un fossile étonnant rapportée récemment dans la revue Nature [3].
Une équipe internationale de paléontologues conduite par le savant français Michel Brunet a retrouvé et caractérisé un crâne d’hominidé remarquablement complet, avec une mâchoire partielle et des dents dans la région du Sahel au Tchad. La trouvaille est âgée d’environ 7 millions d’années [4]. L’équipe affecta ces spécimens à un nouveau genre, Sahelanthropus tchadensis, et lui donna le sobriquet de Toumaï, qui signifie « espoir de vie » dans la langue locale.
De façon ironique, la découverte de l’homme de Toumaï fait sombrer l’« espoir de vie » dans les explications évolutionnistes pour l’origine de l’homme. Au lieu de fournir un nouveau soutien, l’homme de Toumaï contredit quelques prédictions clés qui découlent du paradigme évolutionniste au sujet de l’homme : (1) l’évolution à partir d’un ancêtre partagé vieux de 5 à 6 millions d’années environ, (2) émergence de deux branches évolutionnistes (singes et hominidés) à partir d’une seule espèce, et (3) bipèdisme comme le résultat graduel d’une force évolutionniste.
Problème de l’âge
On pense que l’évolution humaine n’est survenue que dans l’Afrique orientale et méridionale. En s’appuyant sur des différences et des similitudes génétiques, les biologistes évolutionnistes placent l’époque de la divergence des grands singes et des hominidés à partir d’un ancêtre commun à environ 5 à 6 millions d’années [5]. L’homme de Toumaï, à 7 millions d’années apparaît dans le registre des fossiles au moins un million d’années avant la date prévue. Et encore l’anatomie de l’homme de Toumaï apparaît avancée comme celle des hominidés tels que l’Homo habilus, daté comme vieux de 2 millions d’années. Les australopithèques tels que « Lucie » (vieux de 3,3 millions d’années) possèdent des traits plus primitifs que l’homme de Toumaï – ce qui signifie que ce groupe d’hominidés, longtemps considéré comme des intermédiaires de transition dans les ancêtres de l’humanité, semble maintenant représenter un rameau adventice et une branche morte de l’évolution.
Le mythe de l’évolution et de nos ancêtres simiesques…
Problème de la famille
L’homme de Toumaï ne vivait pas seul. Le fossile de Toumaï n’est que le sommet de l’iceberg qui représente beaucoup d’autres êtres semblables qu’on s’attend à trouver en Afrique centrale. De plus les paléontologues ont découvert des restes d’hominidés datés de 5,8 millions d’années (Ardipithecus ramidus) et 6 millions d’années (Orrorin tugenesis) en Afrique orientale et australe. Au lieu d’espèces uniques qui donnèrent naissance à deux branches évolutionnistes (les singes et les hominidés) ils croient qu’une pléthore d’hominidés existait il y a 6 ou 7 millions d’années. Ainsi le registre fossile des hominidés n’est pas un « arbre » de famille, mais un « gazon ». Un paléontologue identifie la structure du registre fossile des hominidés à « l’Explosion Cambrienne [6] ». En d’autres termes, quand les hominidés apparurent pour la première fois dans le registre des fossiles, ils firent une apparition explosive et non graduelle.
Problème des pieds
Les caractéristiques du crâne indiquent que l’homme de Toumaï possédait l’aptitude à marcher debout, comme l’Ororin tugenesis et l’Ardipithecus ramidus. Cette aptitude considérée comme un trait d’humanité apparut soudainement et en même temps que la première apparition des hominidés. L’homme de Toumaï vivait dans une galerie écologique qui incluait des régions boisées, des savanes et un lac [7]. Mais le modèle évolutionniste soutient que le bipédisme surgit graduellement quand des hominidés furent forcés de quitter un environnement forestier vers une savane ouverte [8]. Ainsi le bipédisme émergea apparemment en l’absence d’une force évolutionniste.
Chaque découverte d’un fossile révèle un peu plus de l’iceberg qui renverse les arguments en faveur de l’évolution de l’homme. La découverte de l’homme de Toumaï rend incorrect beaucoup de ce qu’on trouve dans les manuels. En même temps, la diversité explosive et l’émergence soudaine du bipédisme qui survient avec la première apparition des hominidés dans le registre fossile servent comme des sceaux de l’œuvre créatrice de Dieu [9].
[1] — Connections, News and Views, third and fourth quarter 2002, vol. 4, nº 3 et 4, p. 1 et 2 (Reasons to believe, P.O. Box 5978, Pasadena, California 91117 ; www.reasons.org).
[2] — John Whitfield, « Oldest Member of Human Family Found ». Nature Science Update, http://www.nature.com/nsu/020708/020708-12.html.
[3] — Bernard Qood, « Hominid Revelations From Chad », Nature 419 (2002), p. 133-35 ; Ann Gibbons, « First Member of Human Family Uncovered », Science 297 (2002), p. 171-72.
[4] — Michel Brunet et al., « A New Hominid From the Upper Miocene of Chad, Central Africa », Nature 418 (2002), p. 145-51.
[5] — Roger Lewin, Principles of Human Evolution (Malden, MA : Blackwell Science, 1998), p. 192.
[6] — Wood, p. 133-35.
[7] — Patrick Vignaud et al., « Geology and Paleontology of the Upper Miocene Toro-Menalla Hominid Locality, Chad », Nature 418 (2002), p. 152-55.
[8] — Lewin, p. 219-29.
[9] — Fazale R. Rana, « The Leap to Two Feet : The Sudden Appearance of Bipedalism », Facts for Faith (Q4 2001), p. 33-41.

