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Mai 68 et Fatima

 

Notre numéro spécial sur Fatima (Le Sel de la terre 53) nous a valu un abondant courrier. Nous en extrayons cette lettre :

 

Je voudrais vous signaler que dans l’ouvrage Histoire et Prophétie de Raoul Auclair (Nouvelles Éditions Latines), on peut lire en pages 189-190 sous le titre « Le dernier jour du jubilé » :

 

Toute une année fut ainsi marquée du sceau de Fatima : du 13 mai 1967 au 13 mai 1968.

Or, le 13 mai 1968, dernier jour de l’année jubilaire, éclata le coup de tonnerre que l’on sait, dans le ciel apparemment si serein de la France. Mais voilà ce que peut-être, on ne sait pas encore assez : D’abord il faut se souvenir que l’un des caractères de Notre-Dame de Fatima est d’être une Vierge pèlerine. Sa statue a fait le tour du monde, suscitant partout des mouvements de foules considérables, même lors de son passage parmi les peuples musulmans ou bouddhistes. Mais la France, elle, fille aînée de l’Église, et dont Marie est la reine, refusa l’entrée de son territoire.

La France une fois de plus, allait manifester sa réserve à l’égard de Notre-Dame de Fatima.

A l’occasion de l’année du cinquantenaire, il avait été décidé qu’une statue de la Vierge pèlerine, à bord d’une caravelle, irait de capitale en capitale. A l’automne 1967 vint le tour de la France de la recevoir. L’avion atterrit à Orly ; mais l’entrée de Paris fut refusée à Notre-Dame de Fatima par les autorités religieuses du diocèse.

Après une nuit passée à l’aéroport, la Vierge s’envola pour les pays au-delà le Rideau de fer.

A Prague, elle fut honorée sur la place publique, avant la célébration d’une bouleversante cérémonie en la basilique du célèbre Enfant-Jésus.

Et tandis que ce grand souffle frais du « Printemps de Prague » redonnait l’espérance au peuple tchécoslovaque – et qui pourra comprimer longtemps cette profonde poussée libératrice ? – le 13 mai 1968, jour de la clôture de l’année jubilaire de Fatima, Paris s’emplissait de fumée et le monde étonné contemplait cette France si altière, effondrée, désarticulée l’espace d’une nuit.

 

Ce fait a été dénoncé pour la première fois par l’abbé Richard dans L’Homme Nouveau du 4 août 1968. Comme il fallait s’y attendre, cela provoqua quelques grinçants sourires dans une certaine presse catholique.

[Lettre signée.]

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 56

p. 197-200

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