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La poésie chrétienne de Pierre Corneille

 

par Gérard Bedel

Les manuels de littérature française considèrent les poésies sacrées des grands classiques comme des pensums qu’ils se sont imposés ou que leur ont imposés leurs confesseurs. Le « Lagarde et Michard » du XVIIe siècle, dans les 29 pages qu’il consacre à Corneille, n’évoque qu’en huit lignes l’inspiration chrétienne du poète, sans citer un seul vers, alors que les 40 000 vers de traductions et de paraphrases représentent presque l’équivalent de sa produc­tion dramatique. « Il y a de belles choses dans son Imitation ou dans son Office de la Vierge » dit incidemment Gustave Lanson dans son Histoire de la littérature fran­çaise, qui date d’avant la première guerre mondiale. Cette poésie ne semble guère intéresser l’université de la République laïque. Dans l’introduction de son Anthologie de la Poésie française, ouvrage inégal mais non négligeable, Georges Pompidou écrit :

Depuis Marot et Malherbe, en passant par Corneille, Racine et bien d’autres, il s’est créé un genre assez conventionnel auquel s’adonnent les poètes, surtout dans la dernière partie de leur vie, et qui conduit tout droit à la rhétorique rythmée de Jean-Baptiste Rousseau ou de Lefranc de Pompignan. Malgré quelques vers de qualité, notamment chez Racine, rien ne condamnerait davantage la poésie fran­çaise que ces pieux exercices de style si elle ne devait être cherchée ailleurs [1].

Quelle fatalité ! Dès qu’ils se livrent à l’inspiration de leur religion, des poètes de la qualité de Corneille et de Racine deviennent mauvais ! Où le diable ne va-t-il pas se nicher ?

Il semble que l’Université ne tolère l’inspiration chrétienne qu’à la condition qu’elle s’oppose, d’une manière ou d’une autre, à la discipline de l’Eglise. Elle s’est appliquée à faire soigneusement la toilette de Bossuet afin de n’en présenter que l’éloquence d’apparat, et si les Provinciales n’avaient pas été condamnées, Pascal serait mieux connu à la Faculté des Sciences qu’à celle des Lettres.

Nous espérons pouvoir revenir un jour à loisir sur cette grave question car nous pensons que la vision qu’on offre au public des Lettres françaises est com­plètement faussée par un parti pris idéologique d’hostilité au catholicisme de notre Université, fondée sous Napoléon par des partisans des Lumières et réor­ganisée sous la IIIe République par un concours du protestantisme et de la « libre-pensée ».

Voyons le lyrisme chrétien de Corneille et apprécions-le sur pièces.

Nous tirerons nos citations de l’édition les grands Écrivains de la france, Œuvres de Pierre Corneille, 12 volumes, Paris, Hachette 1862. Les poésies chrétiennes de Corneille représentent deux volumes de cette édition. Citons L’Imitation de Jésus Christ, les Louanges de la Sainte Vierge, composées en rimes latines par saint Bonaventure et mises en vers français par P. Corneille, L’Office de la Sainte Vierge traduit en français, tant en vers qu’en prose avec les sept psaumes pénitentiaux, les vêpres et les complies du dimanche et tous les hymnes du bréviaire romain par P. Corneille, les Instructions et prières chrétiennes tirées de l’Imitation de Jésus-Christ, les Hymnes du Bréviaire romain, la Version des Hymnes de saint Victor, les Hymnes de sainte Geneviève  pour le jour de sa fête. Cette liste est impressionnante. Et, quelques strophes mises à part, tout cela serait mauvais.

Quelques écrivains et critiques ont su reconnaître l’importance de cette œuvre. Il faut citer Robert Brasillach dans son Corneille, mais aussi Jean Schlumberger [2], l’auteur de Plaisir à Corneille. D’origine protestante, il fut le premier directeur de la Nouvelle Revue Française, où sévit un André Gide. Cet homme, qui n’est pas de nos amis, a aimé Corneille avec intelligence et a eu l’honnêteté de ne pas passer sous silence de beaux vers sous prétexte qu’ils étaient catholiques. Cela méritait d’être souligné et salué.

 

L’inspiration chrétienne au théâtre

 

A la différence de Racine, formé par des maîtres jansénistes, Corneille, ancien élève des jésuites, n’estimait pas qu’il compromettait son salut en écrivant pour la scène. Dans l’Epître dédicatoire à Alexandre VII [3] qui précède la traduction de l’Imitation de Jésus-Christ, on lit à propos des poésies latines de ce pape :

Elles me plongèrent dans une réflexion sérieuse qu’il fallait comparaître devant Dieu, et lui rendre compte du talent dont il m’avait favorisé. Je considérai ensuite que ce n’était pas assez de l’avoir si heureusement réduit à purger notre théâtre des ordures que les premiers siècles y avaient comme incorporées, et des licences que les derniers y avaient souffertes ; qu’il ne me devait pas suffire d’y avoir fait régner en leur place les vertus morales et politiques, et quelques-unes même des chrétiennes, qu’il fallait porter ma reconnaissance plus loin…

Corneille écrivit deux tragédies dont les sujets sont chrétiens. On connaît Polyeucte, une de ses plus belles réalisations ; Théodore offre de beaux vers mais le personnage de la vierge martyre est manqué. Dans sa préface, le dramaturge es­saie de réconcilier le théâtre avec saint Augustin et d’amener les gens du monde à prendre du plaisir aux spectacles édifiants.

 

L’Imitation de Jésus-Christ

 

Cet ouvrage est souvent présenté comme un travail de consolation après un grave échec au théâtre parce que Fontenelle a écrit : « Après Pertharite, M. Corneille, rebuté par le théâtre, entreprit la traduction en vers de l’Imitation de Jésus-Christ. » Mais la chronologie dément cette affirmation puisque les vingt premiers chapitres de l’Imitation furent publiés avant la représentation de la tra­gédie ! En réalité, la solide piété de Corneille, nourrie de bonnes études et de bonnes lectures, se soutint toute sa vie. La traduction d’un grand ouvrage de spi­ritualité par le plus grand poète du temps fut un événement considérable. Corneille dut être encouragé et conseillé par des hommes d’Église, mais son en­treprise fut aussi toute personnelle. Membre de la Confrérie du Rosaire de l’église Saint-Sauveur, marguillier de la paroisse, le poète venait prendre son tour pour que la prière ne s’interrompît jamais. Il lisait souvent l’Imitation, comme le recommande saint Ignace, et il se mit à la traduire en vers, l’œuvre poétique de­venant le prolongement de la méditation et de la prière. Considérant qu’il avait trop donné au monde et trop joui de sa gloire, il offrit à Dieu sa traduction comme une réparation :

Cette sainte morale, par la simplicité de son style, ferme la porte aux plus beaux ornements de la poésie et, bien loin d’augmenter ma réputation, semble sacrifier à la gloire du souverain auteur tout ce que j’en ai pu acquérir dans ce genre d’écrire.

La première partie de ce poème de 13 000 vers parut à une époque où les bé­nédictins et les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève se disputaient sur l’au­teur de l’Imitation ; les premiers étaient partisans de Jean Gerson, les seconds de Thomas A Kempis. Prudent, Corneille ne prit pas parti. L’édition complète parut en 1656, puis une nouvelle édition en 1670, l’auteur ne cessant d’apporter des re­touches pour être le plus fidèle possible au texte latin. Le succès fut immense. Poète profondément catholique, Corneille dédia son travail au pape Alexandre VII.

 

Corneille prévient le lecteur :

Je n’invite point à cette lecture ceux qui ne cherchent dans la poésie que la pompe des vers [4].

Tout l’art du poète va être mis au service d’un texte de haute spiritualité écrit dans une prose dépouillée de latin médiéval très difficile à rendre agréablement en français. Corneille va réussir un travail extraordinaire : composer des vers qu’on lira avec plaisir tout en respectant scrupuleusement l’esprit du texte origi­nal. Il y réussit en grande partie grâce à sa parfaite maîtrise du vers français. Pour rester fidèle à un texte sévère, il va dépouiller son style de bien des orne­ments et n’accorder au travail artistique que le rythme. Pour chaque poème, il adaptera le rythme au sens du texte latin. Il est amené à user de toutes les res­sources de la métrique la plus savante. Nous sommes en présence d’une des plus grandes variétés de rythmes de la poésie française. Jean Schlumberger parle de « virtuosité technique ». Le résultat est une poésie en demi-teinte, aux cadences incantatoires qui font penser à de savantes litanies. On trouve dans l’Imitation plus de cinquante combinaisons de strophes. Seul Ronsard a fait pareil ou mieux. Et les spécialistes de la Sorbonne d’ignorer.

 

Sans suivre le texte pas à pas, nous allons voir quelques thèmes, quelques rythmes, quelques trouvailles de style.

Vanitas vanitatum affirme le premier chapitre :

 

Vanité d’entasser richesses sur richesses !

Vanité de languir dans la soif des honneurs !

Vanité de choisir pour souverains bonheurs

De la chair et des sens les damnables caresses !

Vanité d’aspirer à voir durer nos jours,

Sans nous mettre en souci d’en mieux régler le cours,

D’aimer la longue vie et négliger la bonne,

D’embrasser le présent sans soin de l’avenir,

Et de plus estimer un moment  qu’il nous donne

Que l’attente des biens qui ne sauraient finir.

 

L’ancien élève des collèges jésuites affirme hautement la foi traditionnelle de l’Église catholique dans son intégralité. Pensant à toutes les générations qui l’ont précédé et qui ont pu dire tradidi quod et accepi, il affirme la robuste croyance qu’il a reçue de sa famille et de ses maîtres [5] :

 

J’ai la même foi qu’ils ont eue ;

J’ai le même espoir qu’ils ont eu ;

Et croyant tout ce qu’ils ont cru,

J’aspire comme eux à ta vue.

Avec ta grâce et pareils vœux

J’espère d’arriver comme eux

A tes promesses les plus amples,

Et jusqu’à cette fin sans fin

Ma foi, qu’appuieront leurs exemples,

Suivra sous toi le vrai chemin.

 

C’est la grande strophe lyrique des odes de Malherbe que Corneille reprend pour évoquer le néant de l’homme :

 

Parmi les vers et la poussière

Qui daignera chercher ton nom,

Et pour obtenir ton pardon

Hasarder la moindre prière ?

Fais, fais ce que tu peux de bien,

Donne aux saints devoirs d’un chrétien

Tout ce que Dieu te donne à vivre :

Tu ne sais quand tu dois mourir,

Et moins encore ce qui doit suivre

Les périls qu’il y faut courir.

 

Le poète lance à Dieu un appel plein d’espérance dans une strophe dépouillée dont la chute exprime une pieuse et confiante résignation :

 

Parle, parle, Seigneur, ton serviteur écoute :

Je dis ton serviteur car enfin je le suis ;

Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route

Et les jours et les nuits.

 

Remarquons les réminiscences des vers autrefois écrits pour la tragédie :

 

Je le suis, je veux l’être. O siècles, ô mémoire… [Cinna, acte V, s. 3, v. 1697]

 

Veut-on une simplicité naïve dans les mots (sinon, ta volonté soit faite) et savante dans le rythme qui rappelle Verlaine ou Francis Jammes ? L’alexandrin des deux premières strophes exprime le désir de réussite humaine ; celui de la dernière, le souhait de voir remplacé ce désir par un autre, conforme à la volonté divine :

 

O mon Dieu ! si ton bon plaisir

S’accorde à ce que je souhaite,

Donne-m’en le succès conforme à mon désir :

Sinon, ta volonté soit faite.

 

Si ta gloire peut s’exalter

Par l’effet où j’ose prétendre,

Permets qu’en ton saint nom je puisse exécuter

Ce que tu me vois entreprendre.

 

Mais s’il est nuisible à mon cœur,

S’il est inutile à mon âme,

Daigne éteindre, ô mon Dieu, cette frivole ardeur,

Et remplis-moi d’une autre flamme.

 

Voyons encore deux quatrains solides du plus beau langage cornélien, mais « tremblants, merveilleux, humbles, craintifs et confiants » devant le Dieu de jus­tice :

 

Je demeure immobile en ce mortel effroi,

Et partout sous mes pas je trouve un précipice,

Je vois quel est mon crime et quelle est ta justice,

Et je sais que le Ciel n’est pas pur devant toi.

 

Tes Anges devant toi n’ont pas été sans tache,

Et tu n’as rien permis à ta pitié pour eux.

Etant plus criminel, serai-je plus heureux,

Moi qu’à cette Justice aucune ombre ne cache ?

 

Je demeure immobile rappelle les stances du Cid (v. 295), mais le dernier vers de la première strophe annonce un des plus beaux vers de Racine :

 

Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur.

                                                                                  [Phèdre, acte IV, s. 2, v. 1112].

 

On peut légitimement penser que l’auteur de Phèdre a lu Corneille, qu’il a per­fectionné dans ce cas précis (uniquement des monosyllabes et une musique plus fluide).

Veut-on une formule volontaire qui se grave dans la mémoire ?

 

L’âme de ses défauts saintement indignée,

Doit jusqu’à la racine enfoncer la cognée.

 

Un distique qui exprime la plénitude avec une musique apaisante que saura retrouver le meilleur Lamartine ?

 

Et la parfaite joie arrive avec le soir

Chez qui sait avec fruit employer la journée.

 

L’amour de Dieu :

 

Il sait rendre légers les plus pesants fardeaux,

Les jours les plus obscurs, il sait les rendre beaux.

 

L’abandon à sa volonté :

 

Voici mon Dieu, voici mon tout.

Que puis-je vouloir davantage ?

Qu’a de plus l’univers de l’un à l’autre bout ?

Et quel plus grand bonheur peut m’échoir en partage ?

 

Voici mon tout, voici mon Dieu :

A qui l’entend c’est assez dire,

Et la redite est douce à toute heure, en tout lieu,

A quiconque pour vous de tout son cœur soupire.

 

La piété la plus simple, la plus spontanée, la plus ingénue :

 

A ce que je puis voir, Seigneur,

J’ai grand besoin de patience

Contre la rude expérience

Où cette vie engage un cœur.

 

Je n’y termine aucuns combats

Que chaque instant ne renouvelle,

Et ma paix y traîne avec elle

La guerre attachée à mes pas.

 

Relevons, pour finir, l’humilité du poète, qui a su parfaitement s’effacer et n’intervient qu’une fois, et avec quelle discrétion, pour faire allusion à son tra­vail, en reprenant l’idée qu’il avait déjà exposée en prose dans son avertisse­ment :

Je le veux, ô mon Dieu, si je fais quelque bien,

Pour en louer ton nom qu’on supprime le mien,

Que l’univers entier par de communs suffrages

Sur le mépris des miens élève tes ouvrages,

Que même en celui-ci mon nom soit ignoré,

Afin que le tien seul en soit mieux adoré,

Que ton Saint-Esprit seul en ait toute la gloire,

Sans que louange aucune honore ma mémoire,

Et que puisse à mes yeux s’emparer qui voudra

De la plus douce odeur que mon vers répandra.

Dans son excellente Histoire de la littérature française (XVIe-XVIIe siècles), Jacques Vier nous a un peu déçu, car il ne consacre que quelques lignes à l’Imita­tion de Jésus-Christ. Mais il se rattrape par le choix de sa citation :

Tout homme pour lui-même est une vive croix,

Pesante d’autant plus que pour lui-même il s’aime,

Et comme il n’est en soi que misère et qu’ennui,

En quelque lieu qu’il aille, il se porte lui-même

Et rencontre la croix qu’il y porte avec lui.

 

Jacques Vier voit dans cette paraphrase « une recherche de la condition hu­maine ».

 

Nous pourrions étudier de la même manière  les autres paraphrases et traduc­tions de Corneille, en particulier Les Louanges de la Sainte Vierge, composées en rimes latines par saint Bonaventure et mises en vers français par P. Corneille :

 

Rose sans flétrissure et sans aucune épine,

Rose incomparable en fraîcheur,

Rose salutaire au pécheur,

Rose enfin toute belle, et tout à fait divine…

 

Le poète traduisit également dans ses vieux jours l’Office de la Sainte Vierge dont il faisait une lecture hebdomadaire. Mais l’exemple de l’Imitation nous semble suffisant. A de sèches affirmations générales, nous avons opposé des exemples concrets, précis, et nous pensons avoir amplement montré que l’Uni­versité avait fait à Corneille, comme aux autres poètes authentiquement catho­liques de notre littérature, un procès d’intention.

Pervertie par le poison du romantisme, l’Université ne peut comprendre le ly­risme chrétien par lequel le poète, au lieu de chanter son moi, s’anéantit dans l’adoration de son Créateur et de son Sauveur ; le même poison l’empêche éga­lement de comprendre que le poète n’apporte pas d’idées originales, puisqu’il s’exprime dans le cadre du dogme et de la tradition. C’est pourquoi il ne cesse de traduire, de paraphraser, avec son cœur, sa sensibilité, son esthétique, son talent, mais dans le cadre de la vérité. Le haut lyrisme chrétien, tel qu’il a fleuri au XVIIe siècle sous la plume d’un Corneille, d’un Racine, d’un Racan, mais aussi d’un Godeau ou d’un Brébeuf, pour citer deux poètes injustement méconnus, sans oublier La Fontaine, dont le Dies irae est un chef-d’œuvre, constitue un grand genre littéraire qui mériterait d’être sorti de l’ombre. Puisse cette trop modeste étude éveiller de saines curiosités intellectuelles.


*

 

Ève et Marie

 

En un siècle où le dogme de l’immaculée conception de Notre-Dame n’avait pas encore été défini, Corneille prit brillamment son parti en ces quatre quatrains devenus justement célèbres [6] :

 

Homme, qui que tu sois, regarde Ève et Marie,  Et comparant ta Mère à celle du Sauveur, Vois laquelle des deux en est le plus chérie, Et du Père Éternel gagne mieux la faveur.


L’une a toute sa race au démon asservie,

L’autre rompt l’esclavage où furent ses aïeux ;

Par l’une vient la mort et par l’autre la vie,

L’une ouvre les enfers et l’autre ouvre les cieux. 

 

Cette Ève cependant, qui nous engage aux flammes,

Au point qu’elle est formée [7] est sans corruption ;

Et la Vierge « bénie entre toutes les femmes »

Serait-elle moins pure en sa conception ? 

 

Non, non, n’en croyez rien, et tous tant que nous sommes

Publions le contraire à toute heure, en tout lieu : 

Ce que Dieu donne bien à la Mère des hommes, 

Ne le refusons pas à la Mère de Dieu.

 

                                                                     Pierre Corneille 

 




[1] — Georges Pompidou, Anthologie de la Poésie française, Livre de poche, 1961, p. 27-28.

[2] — 1877-1968.

[3] — Fabio Chigi succéda à Innocent X le 7 avril 1655 sous le nom d’Alexandre VII.

[4] — Avertissements : Au lecteur (édition de 1670).

[5] — Rappelons la prière du père de Jouvancy, un des responsables du collège de Rouen, professeur de Pierre Corneille : « Seigneur Jésus, qui n’avez pas hésité à souffrir la mort la plus douloureuse pour ces petits enfants, vous qui les aimez si tendrement, qui leur demandez de venir à vous et qui regardez comme fait à vous-même ce que l’on fait à l’un de ces tout-petits, je vous en prie et vous en conjure, gardez-les, car vous me les avez confiés, ils sont toujours vôtres. Mettez vos propres paroles sur mes lèvres et ouvrez leur cœur. »

[6] — Le P. Pie Régamey O.P. donne un beau florilège de vers marials de Corneille dans Les plus beaux textes sur la Vierge Marie (Paris, La Colombe, 1946), p. 250-252. Il cite notamment cette bribe : « Et que de sainteté régnait au chaste sein /Que suça le Dieu des batailles. »

[7] — Au point qu’elle est formée = au moment où elle est créée.

Informations

L'auteur

Converti à la foi catholique par la lecture de Bossuet durant ses années de lycée, Gérard Bedel (1944-2022) voua efficacement sa vie, sa voix et sa plume au service de Dieu, de la France et des lettres.

Pour réagir à l’exclusion de plus en plus prononcée des auteurs ou des thèmes catholiques par les manuels scolaires de l’éducation officielle, il entreprit dans Le Sel de la terre une série d’articles sur notre littérature chrétienne, qu’il ne put malheureusement achever.

Notice nécrologique dans Le Sel de la terre 120.

Le numéro

Le Sel de la terre n° 59

p. 167-174

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