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Mgr Lefebvre

et la très sainte Vierge Marie

 par S. Exc. Mgr Bernard Tissier de Mallerais

 

Mgr Tissier de Mallerais, qui a écrit la première biographie du fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, était bien placé pour mettre en relief sa profonde dévotion envers la Mère de Dieu. C’est ce qu’il fait ici, dans une conférence donnée au congrès tenu les 9 et 10 décembre à Lyon sur « Marie médiatrice de toutes les grâces ». Le texte en a été publié par la revue Convictions [1] et dans les Actes du congrès [2].

Le Sel de la terre.

 

Quelle est la place de Notre-Dame dans la dévotion, la vie et   l’enseignement de Mgr Marcel Lefebvre ? Cette question n’en fait   qu’une : chez lui, comme chez saint Louis-Marie, on trouve une dévotion mariale « tendre et véritable », et cela dès son enfance, puis sa jeunesse cléricale.

Madame Lefebvre, née Gabrielle Watine, est dirigée spirituellement par le père Huré, montfortain, et à la maison, pendant la guerre, on prie le chapelet les bras en croix pour les soldats et les prisonniers. Le jeune Marcel Lefebvre entre dans la congrégation de la sainte Vierge vers l’âge de dix ans, au collège du Sacré-Cœur de Tourcoing, avant de devenir croisé de l’eucharistie. Et il faut bien le dire, c’est dès ses douze ans que la personne de Jésus-Christ lui-même l’attire, elle l’attire à l’autel où il sert la messe chaque jour, elle l’attire à devenir prêtre. Le rôle de Marie dans sa vocation n’est pas douteux, car son rôle est, comme il se doit, de conduire à Jésus.

 

Une dévotion tendre et véritable envers

Notre-Dame

Le jeune séminariste de Santa-Chiara (1923-1930) apprécie les conférences mariales du père Le Rohellec orientées vers la médiation de toutes grâces et la maternité sacerdotale de Marie, mais par-dessus tout, ce sont les exposés du père Voegtli sur la personne de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui enthousias­ment le jeune lévite et lui font prononcer in petto son serment de romanité doctrinale et combative au service du règne social du Christ-Roi. A Rome comme à Tourcoing, Marie conduit à Jésus.

Il est très probable que, sous la houlette de Joseph Le Rohellec, Marcel Lefebvre, au sein de la congrégation mariale du séminaire qui se réunit chaque semaine sur la terrasse, a prononcé sa consécration montfortaine à Jésus, Sagesse éternelle, par les mains de Marie.

Il se plaira à dire plus tard aux séminaristes d’Écône que le traité L’Amour de la Sagesse éternelle de Montfort est le contenu même des conférences qu’avait faites saint Louis-Marie à la communauté et séminaire du Saint-Esprit au temps du vénérable fondateur, Claude-François Poullart des Places. Du reste, nombre de spiritains entreront plus tard dans la Compagnie de Marie [3].

En 1848, lors de la « fusion », la congrégation de Poullart recevra en son sein les membres de la jeune Congrégation du Saint Cœur de Marie fondée par le vénérable François-Paul Libermann, ce fils de rabbin de Saverne baptisé le jour de Noël et déclarant : « En ce jour, j’aimai Marie, que je haïssais aupara­vant ! »

Membre de la « Congrégation du Saint-Esprit sous l’invocation du Saint-Cœur de Marie » (plus tard « du Cœur Immaculé de Marie »), le père Marcel Lefebvre transmet à ses séminaristes de Libreville (1932-1938) puis de Mortain (1945-1947) une dévotion mariale « fondée sur des principes sûrs et non sur l’imagination, sur des constatations évidentes et non sur des hypothèses ou sentiments ». En cela, Marcel Lefebvre est un digne fils de Poullart des Places et d’Henri Le Floch pour lesquels « il s’agit d’avoir la piété de sa doctrine et non pas la doctrine de sa piété. […] La rendre vraie, véritable à nos yeux, cette aimable dévotion envers notre mère, sera le meilleur moyen de la rendre inébranlable, constante et exempte de sentimentalisme exagéré [4] ».

Dès lors la dévotion et la doctrine mariale de Marcel Lefebvre seront à la fois fondées sur le roc solide de la théologie et agrémentées aussi de vues originales. Ce sont ces vues que nous allons dégager, afin de les situer – qui sait ? – dans le combat de la foi mené par l’archevêque.

Rien n’est plus classique que la dépendance – soulignée par Marcel Lefebvre – de tous les privilèges de Marie de son premier et essentiel privilège de Mère de Dieu. Tant les conférences de Mortain que l’Itinéraire spirituel (1991), à quarante ans de distance, déduisent, à la manière de saint Thomas, de la maternité divine de Marie son immaculée conception, sa plénitude initiale de grâces, sa virginité perpétuelle (avant, pendant, et après sa maternité), son exemption de toute peccadille et de toute maladie, sa croissance constante dans la charité, dont saint François de Sales dit que « l’amour de la Vierge, bien que croissant, s’amplifiait avec calme, douceur, sans heurt ni diffi­culté [5] » ; et enfin son assomption, dont le père Marcel Lefebvre est un avocat résolu dès avant la définition de ce dogme par Pie XII en 1950.

De la maternité divine de Marie, Marcel Lefebvre déduit également la maternité spirituelle de la sainte Vierge, mais sans expliciter ce qu’a dit Montfort : qu’ayant mis au monde le Chef, elle doit aussi mettre au monde le corps de ce Chef, c’est-à-dire les membres du Corps mystique de Jésus-Christ ; cela reste implicite chez Marcel Lefebvre :

Marie par son « fiat » est devenue miraculeusement la Mère de Dieu, la Mère du Sauveur, elle devenait par le fait même la Mère du Corps mystique, c’est-à-dire de tous ceux qui vivront de la vie de Jésus ici-bas et dans l’éternité, la reine des anges et l’ennemie définitive des démons. Nous sommes devenus ses fils par le baptême et nous nous nourrissons de sa chair et de son sang dans l’eucharistie. Elle est vraiment notre Mère spirituelle [6].

Le rapport établi ici entre Marie et l’eucharistie est frappant. Égale­ment frappante l’exclamation de Marcel Lefebvre à Mortain : « Marie est le bastion de la foi, elle est le pilier de l’ordre surnaturel. »

Tous les grands dogmes de la Sainte Trinité, de l’incarnation et de la rédemption ont une cohérence logique avec les privilèges mariaux. Saint Pie X, dans Ad diem illum n’enseigne-t-il pas (je résume) ? :

Le Fils de Dieu est l’auteur et le consommateur de notre foi. Marie, partici­pante des divins mystères, est leur gardienne. Sur elle, comme sur le plus noble fondement après Jésus-Christ, repose la foi de tous les siècles [7].

Face au naturalisme, qui nie le péché originel et le besoin de la rédemption, l’Immaculée Conception est la profession la plus absolue de l’ordre surnaturel et du dogme de la Rédemption. Voici ce qu’affirme nettement Marcel Lefebvre.

 

Marie, mère spirituelle des rachetés corédemptrice et médiatrice de toutes grâces

Fondateur d’une société sacerdotale et d‘un institut de religieuses dévouées au sacerdoce, Mgr Lefebvre affirme nettement que Marie, par sa compassion au pied de la croix, a été la coopératrice du Rédempteur, si bien que l’archevêque n’hésite pas à l’appeler du nom de corédemp­trice :

La charité envers Jésus dans l’eucharistie et envers sa Mère toujours présente à son offrande incitera les membres de la Fraternité à une ardente dévotion à l’eucharistie et à la Vierge Marie dans sa compassion à Jésus prêtre et victime pour la rédemption de nos péchés [8]. La connaissance mystique et théologique de la sainte messe accroîtra leur dévotion pour ces saints mystères, pour la Vierge Marie corédemptrice et médiatrice [9].

La même précision enrichit également les constitutions des Sœurs de la Fraternité Saint-Pie X :

Le premier patronage de la société revient à Notre-Dame de la Compassion ; la croix et la sainte passion de Jésus étant la source de toute grâce de rédemp­tion, Marie a été effectivement corédemptrice par sa compassion, partageant autant qu’il était possible à une créature de le faire, la passion de Notre-Seigneur. C’est par sa compassion qu’elle est devenue effectivement Mère du Corps mystique de son divin Fils [10].

L’archevêque n’a pas négligé non plus d’enseigner que, par derrière sa compassion, c’est radicalement au titre de sa maternité divine que Marie a mérité d’être, comme l’enseignent saint Louis-Marie Grignion de Montfort et saint Pie X, la trésorière et la dispensatrice de toutes grâces :

Elle est aussi – dit le prélat –, grâce à sa maternité divine, la médiatrice de toutes les grâces qui nous sont données ; sa maternité spirituelle est universelle. Si Jésus est la tête du Corps mystique, Marie en est le cou, comme disent les Pères de l’Église [11].

 

Marie, mère et formatrice des prêtres

Appelé à réaliser une œuvre de sauvegarde du sacerdoce catholique en un temps de « dégradation de l’idéal sacerdotal », Mgr Lefebvre a souligné le rôle de la Vierge Marie dans la formation sacerdotale et l’exercice du sacerdoce. C’est l’aspect plus personnel de la doctrine mariale de l’archevêque, en rapport avec sa mission. Il a décrit cette mission, au début de son Itinéraire spirituel, comme « un rêve » qu’il a vécu un jour dans sa cathédrale de Dakar à la fin des années cinquante, avant le concile Vatican II :

Comment réaliser ce qui m’apparaissait alors comme la seule solution de renouveau de l’Église et de la chrétienté ? C’était encore un rêve, mais dans lequel m’apparaissait déjà la nécessité, non seulement de transmettre le sacer­doce authentique, non seulement la « sacra doctrina » approuvée par l’Église, mais l’esprit profond et immuable du sacerdoce catholique et de l’esprit chrétien lié essentiellement à la grande prière de Notre-Seigneur qu’exprime éternellement son sacrifice de la croix [12].

Cet esprit, l’archevêque le définit tout simplement comme l’esprit de sacrifice et de renoncement, face au naturalisme et au libéralisme qui ont pénétré les chrétiens et les prêtres. Le rôle de Marie est situé dans la formation des prêtres à cet esprit. L’Itinéraire spirituel s’exprime ainsi :

Ô Vierge immaculée qui, par le privilège extraordinaire de votre Immaculée Conception […] avez mérité d’être la Mère du prêtre éternel, formez en nous le prêtre de Jésus-Christ et rendez-nous moins indignes de participer à son sacer­doce divin [13].

Mgr Lefebvre utilise le mot former pour désigner l’action de la Vierge Marie dans la sanctification des âmes chrétiennes et sacerdotales. Or ce verbe est un des mots-clés de la théologie mariale du père de Montfort [14]. Saint Louis-Marie écrit en effet :

Saint Augustin appelle la sainte Vierge forma Dei, le moule de Dieu : le moule propre à former et mouler des dieux. Celui qui est jeté dans ce moule divin est bientôt formé et moulé en Jésus-Christ, et Jésus-Christ en lui : à peu de frais, et en peu de temps, il deviendra dieu, puisqu’il est jeté dans le même moule qui a formé Dieu [15].

C’est cette idée que reprend Mgr Lefebvre à maintes reprises ; déjà dans les Statuts de 1970 :

Elle [la Fraternité Saint-Pie X] est aussi sous l’égide de Marie, Mère du prêtre par excellence et par lui Mère de tous les prêtres en qui elle forme son Fils. Elle leur découvre les motifs profonds de leur virginité, condition de l’épanouissement de leur sacerdoce [16].

L’Itinéraire spirituel est aussi éloquent sur le rôle formateur de Marie :

Si le Verbe incarné, qui n’avait nullement besoin d’une mère pour venir accomplir parmi nous sa tâche de rédempteur, a voulu que sa personne divine reçoive son corps et son âme dans le sein de Marie et pendant trente années sur trente-trois, il demeura soumis à sa mère, comment pourrions-nous imaginer que nous, pauvres créatures pécheresses, nous n’ayons pas besoin de l’aide efficace de Marie pour former en nous le chrétien et le prêtre ? Nous aurons l’occasion de parler plus complètement de cette influence nécessaire de Marie pour la sanctification de nos âmes, mais il me semblait nécessaire d’évoquer cette condition sine qua non de notre sanctification [17].

Le rôle de forme ou de moule de la sainte Vierge dans la sanctifica­tion du prêtre est encore exprimé au chapitre de l’Itinéraire consacré à la Vierge :

Marie, étant la Mère du prêtre éternel, exerce une maternité particulière auprès de tous ceux qui participent au sacerdoce de Jésus. Daigne la Vierge Marie former en nous des prêtres à l’image de son divin Fils !…

Une retraite prêchée au Gabon à des prêtres vers 1937 nous laisse entrevoir certaines vertus que Marie a pu imprimer dans l’âme du jeune missionnaire d’alors ; son thème était en effet « Les vertus socia­les de la sainte Vierge ». Nous n’avons pu retrouver le manuscrit des grandes lignes de cette prédication, il nous souvient d’y avoir lu : le silence de Marie, sa discrétion, son attention au prochain, sa condes­cendance, son indulgence, son intervention efficace, sa compassion.

 

Audaces mariales de l’archevêque

Mais il est des vertus sociales de Marie qui sont pleines d’imprévu et qu’aucun mariologue n’a exposé dans ses savants ouvrages ; c’est davantage de saint Louis-Marie Grignion de Montfort que s’inspire Mgr Lefebvre lorsqu’il écrit de l’Immaculée Conception de Marie :

En cela consiste son privilège : exemption dès le premier instant de sa conception. C’est-à-dire, jamais la sainte Vierge n’a été un instant soumise au démon […]. Dès l’instant où elle fut conçue dans le sein de sainte Anne, elle fut absolument sans tache, sans déficience : exempte des blessures conséquentes au péché. Et cela découle de la prophétie de la Genèse : « Je mettrai une inimitié [des inimitiés] entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité et elle te meurtrira la tête. » (Gn 3, 15). L’Église a interprété cette parole dans le sens de l’Immaculée Conception [18].

On reconnaît une vérité chère au père de Montfort : Marie a été réservée par la Providence divine pour les « derniers temps » où le démon sera déchaîné : Marie sera alors « terrible aux démons », et sous la bannière de l’Immaculée combattront les « Apôtres des derniers temps ». Mgr Lefebvre a cité une ou deux fois, en conférence de retraite au séminaire d’Écône, la prière embrasée de Montfort, faisant une appli­cation de ce que dit saint Louis-Marie des « Apôtres des derniers temps » aux membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, dont le nom réel est, selon son fondateur, celui de Fraternité des Apôtres de Jésus et de Marie :

Il est vrai, grand Dieu, – s’écrie Grignion de Montfort – que le démon mettra, comme vous l’avez prédit, de grandes embûches au talon de cette femme mystérieuse, c’est-à-dire à cette petite compagnie [19] de ses enfants qui viendront sur la fin du monde, et qu’il y aura de grandes inimitiés entre cette bienheu­reuse postérité de Marie et la race maudite de Satan, mais c’est une inimitié toute divine et la seule dont vous soyez l’auteur : inimicitias ponam .[20]

Et Mgr Lefebvre de décrire, en citant saint Louis-Marie, le temps d’apostasie générale que le monde et même l’Église souffrent déjà aux yeux illuminés de Montfort :

Souvenez-vous, Seigneur […] Tempus faciendi, Domine, dissipaverunt legem tuam (Ps 29, 10) ; il est temps de faire ce que vous avez promis de faire. Votre divine loi est transgressée ; votre Évangile est abandonné ; les torrents d’iniquité inondent toute la terre et entraînent jusqu’à vos serviteurs ; toute la terre est désolée (Jr 12, 11) ; l’impiété est sur le trône ; votre sanctuaire est profané et l’abomination est jusque dans le lieu saint (Mt 24, 15). […] Ne faut-il pas que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel et que votre règne arrive ? N’avez-vous pas montré par avance à quelques-uns de vos amis une rénovation de votre Église ?…

Telle est la lumière d’espérance qui éclaire la tête et les pas de l’archevêque fondateur, lui qui s’est senti un jour, dans sa cathédrale de Dakar, appelé à œuvrer à la transmission intégrale du sacerdoce « dans toute sa pureté doctrinale, dans toute sa charité missionnaire [21], comme nous l’avons dit « sous le patronage de la Vierge Marie » en reconnais­sant « l’influence nécessaire de Marie […] condition sine qua non de la sanctification » des prêtres comme des fidèles.

 

Une sainte Vierge combative

Mais là où l’audace mariale de Mgr Lefebvre complète et double celle de Louis-Marie Grignion, c’est lorsque l’archevêque tire de l’Immaculée Conception de Marie une conclusion théologique inatten­due : l’inimitié de la sainte Vierge envers les péchés de  l’intelligence :

Jamais elle n’a ressenti en elle le moindre sursaut de l’intelligence devant la vérité ou le mystère, ni de la volonté devant la volonté divine, ni de la concu­piscence. Tout fut en elle paix, ordre, calme parfait [22].

Dans son Itinéraire spirituel, le fondateur de la Fraternité Saint-Pie X évoque l’expérience qu’il a faite de la haine des libéraux et des moder­nistes envers les tenants de la vérité catholique, une adversité à laquelle ses maîtres romains l’avaient formé au séminaire français :

Par la grâce de Dieu, instruit dès mon séminaire à Rome du danger mortel pour l’Église de ces influences par le Recteur du Séminaire français, le vénéré père Le Floch, et par les professeurs : les révérends pères Voegtli, Frey, Le Rohellec, j’ai pu constater tout au long de ma vie sacerdotale combien leurs appels à la vigi­lance, basés sur les enseignements des papes et surtout de saint Pie X, étaient justifiés. J’ai pu constater à mes dépens combien cette vigilance était justifiée non seulement doctrinalement, mais aussi par la haine qu’elle provoquait dans les milieux libéraux laïcs et ecclésiastiques, une haine diabolique [23].

On comprend que, préparé à un combat de type apocalyptique, Mgr Lefebvre se soit tourné vers la très sainte Vierge, la grande femme du protévangile de la Genèse et de l’apocalypse des derniers temps, qui terrasse de sa foi virginale les démons de l’erreur et du compromis. Il invoque l’Immaculée, « immaculée dans sa foi » comme dit saint Pie X [24], en faveur des prêtres et des évêques qui les premiers doivent mener le combat de la foi [25], spécialement les membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, face au libéralisme :

Daigne la Vierge Marie former en nous les prêtres à l’image de son divin Fils ! Que la dévotion à Marie soit à l‘honneur dans tous les lieux de la Frater­nité et dans tous les cœurs de tous ses membres ! Marie nous gardera dans la foi catholique. Elle n’est ni libérale, ni moderniste, ni œcuménique. Elle est allergique à toutes les erreurs et à plus forte raison aux hérésies et l’apostasie [26].

Daignez, ô Vierge immaculée, former en vos enfants, sur le modèle de votre Cœur Immaculé, un cœur allergique à l’erreur et au compromis !




[1]  — Convictions, publication officielle de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X au Canada (480 McKenzie Street, Winnipeg, Manitoba, R2W 5B9 Canada), janvier-mars 2007, p. 4-7.

[2]  — Marie Médiatrice, Clovis, 2007, p. 263-276.

[3]  — Congrégation fondée par saint Louis-Marie Grignion de Montfort, plus connue sous le nom de « Pères Montfortains ». (NDLR.)

[4]  — Conférences spirituelles à Mortain, 1945-1947, manuscrit dactylographié à l’usage des séminaristes d’Écône, s.d.

[5]  — Saint François de Sales, Traité de l’amour de Dieu, L. 7, Ch. 14, cité par le père Marcel Lefebvre, dans ses conférences de Mortain.

[6]  — Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel, 2e éd., Écône, 1991, p. 75.

[7]  — Saint Pie X, encyclique Ad diem illum, 2 février 1904.

[8]  — Statuts de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, De sodalium virtutibus, nº 3

[9]  — Ibid., De sodalium sanctificationis mediis peculiaribus, nº 1.

[10] — Constitutions des Sœurs de la Fraternité Saint-Pie X, Ch. 1, nº 2.

[11] — Itinéraire spirituel, p. 76.

[12] — Itinéraire spirituel, préface, 8 décembre 1989.

[13] — Itinéraire spirituel, préface, 8 décembre 1989.

[14] — Voir abbé Guy Castelain, « Mgr Lefebvre à la lumière de la tradition montfortaine », dans le Bulletin de la Confrérie Marie reine des Cœurs, novembre 2006.

[15] — Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge.

[16] — Statuts, De solidationii dedicatione, nº 4.

[17] — Itinéraire spirituel, « Sous le patronage de la vierge Marie », p. 13.

[18] — Conférences de Mortain.

[19] — La Compagnie de Marie fondée par Montfort, mais aussi toute autre compagnie d’enfants de Marie en de semblables circonstances apocalyptiques.

[20] — « Je poserai des inimitiés ».

[21] — Itinéraire spirituel, préface, p. 5.

[22] — Conférences de Mortain.

[23] — Itinéraire spirituel, prologue, p. 7.

[24] — Saint Pie X, prière à l’Immaculée Conception.

[25] — Saint Paul, 1 Tm 6, 12.

[26] — Itinéraire spirituel, ch. IX, p. 76.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 65

p. 88-95

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