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Informations sur la validité des sacres épiscopaux dans le nouveau rite

 

Assemani et la prière d’ordination du patriarche maronite


 Fr. P.-M.

Nous portons à la connaissance de nos lecteurs un document qui corrobore la valeur de notre étude sur les sacres épiscopaux dans le nouveau rite [1].

Rappelons brièvement le point controversé. Le nouveau rite a été fait à partir d’une prière de la Tradition apostolique, livre attribué à saint Hippolyte. Pour justifier cette réforme, dom Botte s’appuyait sur le fait que cette prière consécratoire était toujours vivante sous des formes plus évoluées : dans le rite syrien, la prière pour l’ordination du patriarche ; dans le rite copte, la prière pour l’ordination de l’évêque.

Dans notre étude, nous avons montré que – contrairement à ce qu’affirmait de Dr Coomaraswamy – cette affirmation de dom Botte était exacte, et, par conséquent, on ne peut, a priori, démontrer l’invalidité systématique du nouveau rite [2].

Une objection nous a été faite : la prière pour l’ordination du patriarche maronite n’aurait pas de valeur consécratoire, puisque le candidat est déjà évêque ; il s’agirait d’une simple bénédiction lors de l’institution du patriar­che.

Nous avons récemment pris connaissance d’un document qui montre que cette prière d’ordination du patriarche n’est pas une simple bénédiction, mais qu’elle a réellement le pouvoir de consacrer évêque un simple prêtre. Il s’agit de la dissertation de Joseph Assemani, datant de 1733, et conservée au Vatican.

Voici ce texte, et la traduction : 

« L’évêque métropolitain et le patriarche forment une seule ordination chez tous les Orientaux : mais l’ordination diffère plus dans les cérémonies que dans la substance. Cependant, il faut noter que, lorsqu’un prêtre est élu métropoli­tain ou patriarche, il ne reçoit pas les trois ordinations d’évêque, de métropolitain et de patriarche, mais seulement celle de son ordre. Et quand un évêque ou métropoli­tain est promu au patriarcat, on ne récite pas sur lui la forme essentielle de l’ordination épiscopale, mais on l’omet, pour ne pas réitérer l’ordination, et l’on fait les cérémonies qui ne contiennent pas une nouvelle ordination. »

Ainsi, lorsqu’un prêtre est ordonné directement patriarche, il reçoit la prière d’ordination que nous avons appelée « ordination du patriarche » et non pas celle d’ordination d’un évêque. Cela montre que la prière d’ordination du patriarche a une valeur consécratoire.

 



[1]  — Voir Le Sel de la terre 54 (automne 2005), p. 72-129 et Le Sel de la terre 56 (printemps 2006), p. 174-179. Cette étude est disponible sous forme de plaquette à nos bureaux : Frère Pierre-Marie, Sont-ils évêques ? Éditions du Sel, 2007, 79 p., 9 € (ajouter 2,5 € de port pour la France).

[2]  — Ce qui ne veut pas dire que le nouveau rite soit légitime, ni même qu’il soit toujours valide, comme nous l’avons expliqué.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 70

p. 209-210

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