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Éditorial

 Nos saints, nos maîtres… et les leurs

Tradidi quod et accepi : j’ai transmis ce que j’ai reçu » (1 Co 15, 3). Cette phrase de saint Paul résume la mission de l’Apôtre, et même de tout chrétien qui cherche à communiquer sa foi : il ne fait que transmettre un message qui le dépasse, car il vient de Dieu. Mgr Lefebvre l’avait bien compris, lui qui a voulu que cette phrase soit inscrite sur sa tombe.

Nous aussi, nous ne prétendons pas autre chose que d’être une courroie de transmission de la Tradition, avec un grand « T » car elle est d’origine divine.

Aussi, nous vénérons nos maîtres, ceux qui nous ont transmis le flambeau, qui ont combattu avant nous le bon combat de la foi et qui nous ont donné l’exemple des vertus avec la vérité de la doctrine.

Il arrive fréquemment que nous fassions connaître l’un ou l’autre de ces grands catholiques. Dans les numéros précédents du Sel de la terre ont été évoqués : Mgr Lefebvre (nº 36), Mgr de Castro Mayer (nº 37), Mgr Henri Delassus (nº 24, nº 28, nº 29 et nº 30), le père Calmel O.P. (nº 12 bis), le père Emmanuel O.S.B. (nº 44), le père Fahey C.S.Sp. (nº 51), Louis Jugnet (nº 47), le chancelier Dollfuss (nº 63), etc.

Dans ce numéro du Sel de la terre, nos lecteurs pourront découvrir (ou mieux connaître) une figure du catholicisme français du 19e siècle, Mgr Louis-Gaston de Ségur, qui fut peu à peu amené à devenir un combattant de la foi contre la Révolution.

Une autre personnalité catholique du 20e siècle est évoquée : Mgr Joseph Tiso, un prélat slovaque qui a essayé de réaliser une politique catholique, éloignée des deux principales formes de Révolution de son époque, le national-socialisme (nazisme) et l’international-socialisme (communisme) [1].

En contraste avec ces combattants de la foi et ces défenseurs de la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’Église conciliaire magnifie un nouveau type de « sainteté » en accord avec la nouvelle théologie œcuméniste et libérale. Le père Marie-Dominique nous présente une figure emblématique : mère Teresa de Calcutta. Peut-on être un saint ou une sainte sans le zèle pour la vraie foi, sans chercher à convertir les âmes à leur seul Sauveur, sans chercher à répandre le Règne de Jésus sur la terre comme au ciel ? C’est la question qui se pose ici.

La clef de ce contraste entre « nos » saints, « nos » maîtres et « les leurs » réside, comme nous venons de le dire, dans la théologie conciliaire. Un aspect, et non des moindres, de cette nouvelle doctrine est présenté ici par l’abbé de Cacqueray : la théorie des trois grands monothéismes, qui, de fait, relativise la vraie religion au profit des fausses, et donc exténue le désir de convertir les âmes et de christianiser les institutions.

Une seule solution nous reste : la sainteté, la véritable sainteté, celle que dom Maréchaux décrit dans ses admirables pages sur les « saintes, mères des saints ».

Honneur donc à nos maîtres, à ces combattants de la foi et à ces champions de la charité ! Montrons-nous dignes de ces grands hommes, dont plusieurs furent des saints et des héros ! Marchons sur leur trace en défendant la vérité et en attaquant l’erreur pour arriver à la sainteté !



[1]  — Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, ce dernier n’est pas mort, il continue toujours de sévir, spécialement par ses mensonges

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L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 71

p. 1-2

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