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Prières durant la messe

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Le Sel de la terre n° 74

Le numéro

Automne 2010

p. 150-158

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Prières durant la sainte messe

 

Beaucoup de fidèles sont persuadés qu’ils doivent, pour suivre la messe avec fruits, en lire tous les textes tels qu’ils sont prononcés par le prêtre à l’autel. Aussi ils ont souvent les yeux plongés dans leur missel. Or, il faut reconnaître que les textes du missel sont très concentrés ; ils expriment beaucoup en peu de mots. De plus, leur style est parfois technique. Enfin, comme le prêtre s’y exprime au nom de l’Église, représentée dans le lieu où il célèbre pour lui et les fidèles présents, il dit « nous ». Aussi, afin de rendre plus accessible aux simples fidèles le trésor de prières de la messe, de pieux auteurs ont composés des petits commentaires. Nous proposons ici un texte qui joint à la rigueur théologique de très brèves exhortations, puis des prières exprimées à la première personne. Par là, chaque assistant est puissamment entraîné à faire sienne l’action sainte qui se déroule au saint autel et à devenir ainsi réellement et personnellement participant au saint sacrifice. Bien sûr, il n’y a aucune obligation à lire et méditer toutes ces prières pendant la messe. Si une seule réussit à captiver l’âme et à la clouer sur la croix avec le Sauveur, qu’elle s’arrête là et y reste.

Ces prières sont tirées du Manuel des frères et sœurs du Tiers-Ordre approuvé par le révérendissime père Jandel, maître général de l’Ordre des Prêcheurs, en 1864.

Le Sel de la terre

 

Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

C’est en votre nom, adorable Trinité, c’est pour vous rendre l’honneur  et les hommages qui vous sont dus, que j’assiste au très saint et très auguste sacrifice.

Permettez-moi, divin Sauveur, de m’unir d’intention au ministre de vos autels pour offrir la précieuse victime de mon salut, et donnez-moi les sentiments que j’aurais dû avoir sur le calvaire, si j’avais assisté au sacrifice sanglant de votre passion.

Confiteor

Repassez dans l’amertume de votre cœur les péchés que vous avez commis. Rappelez en gros et confusément ceux qui vous humilient davantage. Exposez à Dieu vos faiblesses : priez-le qu’il vous les pardonne, et que l’abîme de vos misères attire sur vous, dans ce sacrifice, l’abîme de ses miséricordes.

Je m’accuse devant vous, ô mon Dieu, de tous les péchés dont je suis coupable. Je m’en accuse en présence de Marie, la plus pure de toutes les vierges, en présence de tous les saints, et de tous les fidèles, parce que j’ai péché en pensées, en paroles, en actions et en omissions ; par ma faute, par ma faute, et par ma très grande faute. C’est pourquoi je conjure la très sainte Vierge et tous les saints de vouloir bien intercéder pour moi. Seigneur, écoutez favorablement ma prière, et accordez-moi l’indulgence, l’absolution et la rémission de tous mes péchés.

Kyrie eleison

Entretenez-vous dans un doux sentiment de confiance en la bonté de Dieu, qui, vous permettant d’employer un moyen aussi efficace que celui-ci pour lui demander la grâce de votre réconciliation, vous donne en même temps un gage assuré que vous pourrez l’obtenir.

Divin créateur de nos âmes, ayez pitié de l’ouvrage de vos mains ; Père miséricordieux, faites miséricorde à vos enfants. Auteur de notre salut, immolé pour nous, appliquez-moi les mérites de votre mort et de votre précieux sang. Aimable Sauveur, doux Jésus, ayez compassion de nos misères, pardonnez-nous nos péchés.

Gloria in excelsis

Concevez un grand désir de procurer à Dieu toute la gloire, et au prochain tout le bien que vous pourrez. Réjouissez-vous avec les anges de la part que vous avez à la connaissance des saints mystères. Remplissez-vous de hautes et magnifiques idées de la majesté de Dieu et de Jésus-Christ son Fils.

Gloire à Dieu dans le ciel, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Nous vous louons, Seigneur, nous vous bénissons, nous vous adorons, nous vous glorifions, nous vous rendons de très humbles actions de grâces, dans la vue de votre grande gloire, vous qui êtes le Seigneur, le souverain monarque, le Très-Haut, le seul vrai Dieu, le Père tout-puissant. Adorable Jésus, Fils unique du Père, Dieu et Seigneur de toutes choses, Agneau envoyé de Dieu pour effacer les péchés du monde, ayez pitié de nous, et, du haut du ciel, où vous régnez avec votre Père, jetez un regard de compassion sur nous. Sauvez-nous, vous êtes le seul qui le puissiez, Seigneur Jésus, parce que vous êtes infiniment saint, infiniment puissant, infiniment adorable, avec le Saint-Esprit, dans la gloire du Père, ainsi soit-il.

Oraison

Accordez-nous, Seigneur, par l’intercession de la sainte Vierge et des saints que nous honorons, toutes les grâces que votre ministre vous demande pour lui et pour nous. M’unissant à lui, je vous fais la même prière pour ceux et celles pour qui je suis obligé de prier, et je vous demande, Seigneur, pour eux et pour moi, tous les secours que vous savez nous être nécessaires afin d’obtenir la vie éternelle ; au nom de Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

Épître

Transportez-vous en esprit au temps des patriarches et des prophètes, qui ne soupiraient qu’après le Messie ; entrez dans leurs empressements, formez leurs désirs, prenez les sentiments qu’ils eurent alors ; vous attendez le même Sauveur, et, plus heureux qu’eux, vous le voyez.

Mon Dieu, vous m’avez appelé à la connaissance de votre sainte loi, de préférence à tant de peuples qui vivent dans l’ignorance de vos mystères. Je l’accepte de tout mon cœur, cette divine loi, et j’écoute avec respect les oracles sacrés que vous avez prononcés par la bouche de vos prophètes. Je les révère avec toute la soumission qui est due à la parole d’un Dieu, et j’en vois l’accomplissement avec toute la joie de mon âme. Que n’ai-je pour vous, ô mon Dieu, un cœur semblable à celui des saints de votre ancien Testament ! Que ne puis-je vous désirer avec l’ardeur des patriarches, vous connaître et vous révérer comme les prophètes, vous aimer et m’attacher uniquement à vous comme les Apôtres.

Évangile

Regardez l’Évangile que vous allez entendre comme la règle de votre foi et de vos mœurs ; règle que Jésus-Christ lui-même vous a tracée, et que vous avez promis de suivre par les engagements du baptême, règle que vous observez mal, et sur laquelle vous serez jugé sans adoucissement et sans appel.

Ce ne sont plus, ô mon Dieu, les prophètes ni les Apôtres qui vont m’instruire de mes devoirs : c’est votre Fils unique ; c’est sa parole que je vais entendre. Mais, hélas ! Que me servira d’avoir cru que c’est votre parole, Seigneur Jésus, si je n’agis pas conformément à ma croyance ? Que me servira, lorsque je paraîtrai devant vous, d’avoir eu la foi, sans le mérite de la charité et des bonnes œuvres ? Je crois et je vis comme si ne je croyais pas, ou comme si je croyais un Évangile contraire au vôtre. Ne me jugez pas, ô mon Dieu, sur cette opposition perpétuelle que je mets entre vos maximes et ma conduite. Je crois, mais inspirez-moi le courage et la force de pratiquer ce que je crois. A vous, Seigneur, en reviendra toute la gloire.

Credo

Affermissez ici votre foi. Tout ce que l’Église vous propose à croire est fondé sur la parole de Dieu, annoncée par les prophètes, révélée dans les Écritures, attestée par les miracles, vérifiée par l’établissement de la foi, confirmée par les martyrs et rendue sensible par la sainteté de notre religion et par le solide consentement de ceux qui la professent avec fidélité.

Je crois en un seul Dieu, Père tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, les choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, fils unique de Dieu, né de Dieu son Père avant tous les siècles : Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu du vrai Dieu ; engendré et non créé, consubstantiel à son Père, et par qui tout a été fait. Qui est descendu du ciel pour l’amour de nous et pour notre salut ; qui s’est incarné, par l’opération du Saint-Esprit, dans le sein de la Vierge Marie, et qui s’est fait homme. Je crois aussi que Jésus-Christ a été crucifié pour l’amour de nous sous Ponce Pilate ; qu’il a souffert la mort, et qu’il a été enseveli ; qu’il est ressuscité, le troisième jour, suivant les Écritures ; qu’il est monté au ciel, et qu’il y est assis à la droite de son Père ; qu’il viendra encore une fois sur la terre avec gloire pour juger les vivants et les morts et que son règne n’aura point de fin. Je crois au Saint-Esprit, Seigneur et source de vie, qui procède du Père et du Fils, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, et qui a parlé par les prophètes. Je crois que l’Église est une, sainte, catholique et apostolique ; je confesse qu’il y a un baptême pour la rémission des péchés, et j’attends la résurrection des morts, et la vie du siècle à venir. Ainsi soit-il.

Offertoire

Songez au bonheur inconcevable que vous avez de trouver dans ce sacrifice de quoi honorer parfaitement Dieu, le remercier d’une manière qui égale ses dons, effacer entièrement vos péchés, et obtenir, tant pour vous que pour les autres, toutes les grâces dont vous avez besoin ; et mettez à profit tous les précieux moments de cet inestimable bonheur.

Père infiniment saint, Dieu tout-puissant et éternel, quelque indigne que je sois de paraître devant vous, j’ose vous présenter cette hostie par les mains du prêtre, avec l’intention qu’a eue Jésus-Christ mon Sauveur lorsqu’il institua ce sacrifice, et qu’il a encore au moment où il s’immole ici pour moi. Je vous l’offre pour reconnaître votre souverain domaine sur moi et sur toutes les créatures. Je vous l’offre pour l’expiation de mes péchés et en actions de grâces de tous les bienfaits dont vous m’avez comblé. Je vous l’offre enfin, mon Dieu, cet auguste sacrifice, afin d’obtenir de votre infinie bonté pour moi, pour mes parents, pour mes bienfaiteurs, mes amis et mes ennemis, ces grâces précieuses de salut qui ne peuvent être accordées à un pécheur qu’en vue des mérites de celui qui est le Juste par excellence, et qui s’est fait victime de propitiation pour tous. Mais, en vous offrant cette adorable victime, je vous recommande, ô mon Dieu, toute l’Église catholique, notre Saint-Père le pape, notre évêque tous les pasteurs des âmes, notre patrie, les États et les princes chrétiens, et tous les peuples qui croient en vous. Souvenez-vous aussi, Seigneur, des fidèles trépassés ; et, en considération des mérites de votre Fils, donnez-leur un lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix. N’oubliez pas, mon Dieu, vos ennemis et les miens ; ayez pitié de tous les infidèles, des hérétiques et de tous les pécheurs. Comblez de bénédictions ceux qui me persécutent, et pardonnez-moi mes péchés, comme je leur pardonne tout le mal qu’ils me font ou qu’ils voudraient me faire. Ainsi soit-il.

Préface

Élevez-vous en esprit dans le ciel, jusqu’au pied du trône de la divinité. Là, pénétré d’une sainte et respectueuse crainte, à la vue de cette éclatante majesté, rendez-lui vos hommages, et mêlez vos louanges aux célestes cantiques des anges et des chérubins qui l’environnent.

Voici l’heureux moment où le roi des anges et des hommes va paraître. Seigneur, remplissez-moi de votre esprit ; que mon cœur, dégagé de la terre, ne pense qu’à vous. Quelle obligation n’ai-je pas de vous bénir et de vous louer en tout temps et en tout lieu, Dieu du ciel et de la terre, maître infiniment grand, Père tout-puissant et éternel ! Rien n’est plus juste, rien n’est plus avantageux que de nous unir à Jésus-Christ pour vous adorer continuellement. C’est par lui que tous les esprits bienheureux rendent leurs hommages à votre majesté ; c’est par lui que toutes les vertus du ciel, saisies d’une frayeur respectueuse, s’unissent pour vous glorifier. Souffrez, Seigneur, que nous joignions nos faibles louanges à celles de ces saintes intelligences, et que, de concert avec elles, nous disions dans un transport de joie et d’admiration :

Sanctus

Saint, saint, saint, est le Seigneur, le Dieu des armées ! Tout l’univers est rempli de sa gloire. Que les bienheureux le bénissent dans le ciel. Béni soit celui qui vient sur la terre, Dieu et Seigneur comme celui qui l’envoie.

Canon

Représentez-vous ici l’autel sur lequel Jésus-Christ va se rendre, comme sur le trône de sa miséricorde où vous avez droit de vous présenter pour exposer tous vos besoins, pour demander et pour obtenir. Dieu, qui nous donne son propre Fils, peut-il nous refuser quelque chose ?

Nous vous conjurons, au nom de Jésus-Christ, votre Fils et notre Seigneur, ô Père infiniment miséricordieux, d’avoir pour agréable et de bénir l’offrande que nous vous présentons, afin qu’il vous plaise de conserver, de défendre et de gouverner votre sainte Église catholique, avec tous les membres qui la composent : notre Saint-Père le pape, notre évêque, et généralement tous ceux qui font profession de votre sainte foi.

Mémoire des vivants

Nous vous recommandons en particulier, Seigneur, ceux pour qui la justice, la reconnaissance et la charité nous obligent de prier ; tous ceux qui sont présents à cet adorable sacrifice, et principalement N*** et N***. Et afin, grand Dieu, que nos hommages vous soient plus agréables, nous nous unissons à la glorieuse Marie, toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ ; à tous vos apôtres, à tous les bienheureux martyrs et à tous les saints, qui composent avec nous une même Église.

Que n’ai-je en ce moment, ô mon Dieu, les désirs enflammés avec lesquels les saints patriarches souhaitaient la venue du messie ! Que n’ai-je leur foi et leur amour ! Venez, Seigneur Jésus, venez, aimable rédempteur du monde, venez accomplir un mystère qui est l’abrégé de toutes vos merveilles. Il vient, cet agneau de Dieu ; voici l’adorable victime par qui tous les péchés du monde sont effacés.

Élévation

Voilà votre Dieu, votre Sauveur et votre juge. Soyez quelque temps dans le silence, comme saisi d’admiration à la vue de ce qui se passe sur l’autel. Rappelez toute votre ferveur, et livrez-vous à tous les sentiments que le respect, la confiance et la crainte sont capables d’inspirer.

Verbe incarné, divin Jésus, vrai Dieu et vrai homme, je crois que vous êtes ici présent ; je vous y adore avec humilité ; je vous aime de tout mon cœur ; et, comme vous y venez pour l’amour de moi, je me consacre entièrement à vous. J’adore ce sang précieux que vous avez répandu pour tous les hommes ; et j’espère, ô mon Dieu, que vous ne l’aurez pas versé inutilement pour moi. Faites-moi la grâce de m’en appliquer les mérites. Je vous offre le mien, aimable Jésus, en reconnaissance de cette charité infinie que vous avez eue de donner le vôtre pour l’amour de moi.

Suite du Canon

Contemplez affectueusement votre Sauveur sur l’autel. Méditez les mystères qu’il y renouvelle. Unissez le sacrifice de votre cœur à celui de son corps. Offrez-le à Dieu son Père ; suppliez-le d’accepter les prières que ce cher Fils lui fait pour vous, et priez vous-même pour les autres.

Quelles seraient donc désormais ma malice et mon ingratitude, si, après avoir vu ce que je vois, je consentais à vous offenser ! Non, mon Dieu, je n’oublierai jamais ce que vous me représentez par cette auguste cérémonie : les souffrances de votre Passion, la gloire de votre résurrection, votre corps tout déchiré, votre sang répandu pour nous, réellement présent à mes yeux sur cet autel. C’est maintenant, éternelle majesté, que nous vous offrons par votre grâce et véritablement la victime pure, sainte et sans tache, qu’il vous a plu de nous donner vous-même, et dont toutes les autres n’étaient que la figure. Oui, grand Dieu, nous osons vous le dire, il y a ici plus que tous les sacrifices d’Abel, d’Abraham et de Melchisédech, la seule victime digne de votre autel, Notre-Seigneur Jésus-Christ votre Fils, l’unique objet de vos éternelles complaisances. Que tous ceux qui participent ici, de la bouche ou du cœur, à cette victime sacrée, soient remplis de sa bénédiction.

Mémoire des morts

Que cette bénédiction se répande, ô mon Dieu, sur les âmes des fidèles qui sont morts dans la paix de l’Église, et particulièrement sur l’âme de N*** et N***. Accordez-leur, Seigneur, en vertu de ce sacrifice, la délivrance entière de leurs peines. Daignez nous accorder aussi un jour cette grâce à nous-mêmes, Père infiniment bon, et faites-nous entrer en société avec les saints apôtres, les saints martyrs et tous les saints afin que nous puissions vous aimer et vous glorifier éternellement avec eux. Ainsi soit-il.

Pater noster

Nous voici avec Jésus sur un nouveau calvaire. Tenons-nous au pied de sa croix avec une tendre compassion, comme Madeleine ; avec un amour fidèle, comme saint Jean ; avec l’espérance de le voir un jour dans sa gloire, comme les autres disciples. Regardons-le quelquefois de loin, et pleurons nos péchés avec saint Pierre.

Que je suis heureux, ô mon Dieu, de vous avoir pour Père ! Que j’ai de joie de songer que le ciel où vous êtes doit être un jour ma demeure ! Que votre saint nom soit glorifié par toute la terre. Régnez absolument sur tous les cœurs et sur toutes les volontés. Ne refusez pas à vos enfants la nourriture spirituelle et corporelle. Nous pardonnons de bon cœur ; pardonnez-nous, soutenez-nous dans les tentations et dans les maux de cette misérable vie ; mais préservez-nous du péché, le plus grand de tous les maux. Ainsi soit-il 

Agnus Dei

Dieu, qui est si glorieux dans le ciel, si puissant sur la terre, si terrible dans les enfers, n’est ici qu’un agneau plein de douceur et de bonté. Il y vient pour effacer les péchés du monde, et particulièrement les vôtres. Quel motif de confiance ! Quel sujet de consolation !

Agneau de Dieu, immolé pour moi, ayez pitié de moi. Victime adorable de mon salut, sauvez-moi. Divin médiateur, obtenez-moi ma grâce auprès de votre Père, donnez-moi votre paix.

Communion

Pour communier spirituellement, renouvelez par un acte de foi le sentiment que vous avez de la présence de Jésus-Christ ; formez un acte de contrition, excitez dans votre cœur un désir ardent de le recevoir avec le prêtre ; priez-le qu’il agrée ce désir, et qu’il s’unisse à vous en vous communiquant ses grâces.

Qu’il me serait doux, ô mon aimable Sauveur, d’être du nombre de ces heureux chrétiens à qui la pureté de conscience et une tendre piété permettent d’approcher tous les jours de votre sainte table ! Quel avantage pour moi, si je pouvais en ce moment vous posséder dans mon cœur, vous y rendre mes hommages, vous y exposer mes besoins, et participer aux grâces que vous faites à ceux qui vous reçoivent réellement ! Mais puisque j’en suis très indigne, suppléez, ô mon Dieu, à l’indisposition de mon âme. Pardonnez-moi tous mes péchés, je les déteste de tout mon cœur, parce qu’ils vous déplaisent. Recevez le désir sincère que j’ai de m’unir à vous. Purifiez-moi d’un seul de vos regards, et mettez-moi en état de vous bien recevoir au plus tôt. En attendant cet heureux jour, je vous conjure, Seigneur, de me faire participer aux fruits que la communion du prêtre doit produire en tout le peuple fidèle qui est présent à ce sacrifice. Augmentez ma foi par la vertu de ce divin sacrement, fortifiez mon espérance, épurez en moi la charité, remplissez mon cœur de votre amour, afin qu’il ne respire plus que pour vous, et qu’il ne vive plus que pour vous. Ainsi soit-il.

Dernières oraisons

Efforcez-vous de rendre au Sauveur sacrifice pour sacrifice, en devenant la victime de son amour, en lui immolant toutes les recherches de l’amour-propre, toutes les attentions du respect humain, toutes les répugnances et toutes les inclinations qui ne s’accordent pas avec l’accomplissement de vos devoirs.

Vous venez, ô mon Dieu, de vous immoler pour mon salut, je veux me sacrifier pour votre gloire. Je suis votre victime, ne m’épargnez point. J’accepte de bon cœur toutes les croix qu’il vous plaira de m’envoyer, je les bénis, je les reçois de votre main et je les unis à la vôtre. Me voici purifié par vos saints mystères ; je fuirai avec horreur les moindres taches du péché, surtout de celui où mon penchant m’entraîne avec plus de violence. Je serai fidèle à votre loi, et je suis résolu de tout perdre et de tout souffrir, plutôt que de la violer.

Bénédiction

Bénissez, ô mon Dieu, ces saintes résolutions ; bénissez-nous tous par la main de votre ministre, et que les effets de votre bénédiction demeurent éternellement sur nous. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Dernier Évangile

Verbe divin, Fils unique du Père, lumière du monde venue du ciel pour nous en montrer le chemin, ne permettez pas que je ressemble à ce peuple infidèle qui a refusé de vous reconnaître pour le Messie. Ne souffrez pas que je tombe dans le même aveuglement que ces malheureux, qui ont mieux aimé devenir esclaves de Satan, que d’avoir part à la glorieuse adoption d’enfants de Dieu, que vous veniez leur procurer. Verbe fait chair, je vous adore avec le respect le plus profond ; je mets toute ma confiance en vous seul, espérant fermement que, puisque vous êtes mon Dieu, et un Dieu qui s’est fait homme afin de sauver les hommes, vous m’accorderez les grâces nécessaires pour me sanctifier et vous posséder éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il.

Ne sortez point de l’église sans avoir témoigné votre reconnaissance pour toutes les grâces que Dieu vous a faites dans ce sacrifice. Conservez-en précieusement le fruit, et faites qu’on demeure convaincu, en vous voyant, que vous avez profité de la mort et de l’immolation d’un Dieu sauveur.

Après la sainte messe

Seigneur, je vous remercie de la grâce que vous m’avez faite, en me permettant d’assister aujourd’hui au sacrifice de la sainte messe de préférence à tant d’autres, qui n’ont pas eu le même bonheur ; et je vous demande pardon de toutes les fautes que j’ai commises par la dissipation et la langueur où je me suis laissé aller en votre présence. Que ce sacrifice, ô mon Dieu, me purifie pour le passé et me fortifie pour l’avenir. Je vais présentement avec confiance aux occupations où votre volonté m’appelle. Je me souviendrai toute cette journée de la grâce que vous venez de me faire, et je tâcherai de ne laisser échapper aucune parole, aucune action, de ne former aucun désir ni aucune pensée qui me fassent perdre le fruit de la messe que je viens d’entendre. C’est ce que je me propose, avec le secours de votre sainte grâce. Ainsi soit-il.

 

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