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Le Prix à payer 

Fr. R.

Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, vos proches et vos amis, et ils en feront mettre à mort d'entre vous. Vous serez en haine à tous à cause de mon nom. [Lc 21, 16-17.]

Le récit de Joseph Fadelle [1], converti de l’islam en Iraq, en 1987, illustre ces paroles de Notre-Seigneur que nous sommes peut-être trop habitués à lire, sans nous rendre compte qu’elles pourraient un jour nous concerner personnellement.

Pour ce jeune homme de l’aris­tocratie iraquienne – il descend d’Ali, jeune cousin et gendre de Mahomet –, le prix à payer pour devenir chrétien fut l’exil, la perte de toute sa fortune, de toute sa famille. Il aurait même perdu la vie, si Dieu ne la lui avait sauvée par plusieurs miracles.

L’ouvrage retrace de façon captivante les longues étapes de cette aventure, depuis la rencontre de Massoud, agriculteur chrétien de 44 ans, dans une caserne proche du front, pendant la guerre Iraq–Iran, en 1987, jusqu’à l’arrivée à Paris, le 15 août 2001. Il avait déjà dû se réfugier en Jordanie.

Un grand intérêt de l’ouvrage est de nous révéler l’islam de l’intérieur, ce qui n’est pas inutile alors que les autorités de l’Église et de l’État multiplient les gestes pour faire passer cette fausse religion pour respectable [2].

 

Le vrai visage de l’islam

L’Iraq de Saddam Hussein passait pour un pays assez tolérant vis-à-vis du christianisme. Le vice-premier ministre lui-même, Tarek Aziz, était chrétien. Cependant, comme dans les autres pays musulmans, aucune conversion de l’islam au christianisme n’était admise. Le père Gabriel Koder, premier prêtre qui accepta de l’instruire dans la foi, dit très clairement à M. Fadelle :

En demandant le baptême, tu risques ta propre vie, mais aussi celle des chrétiens qui auront répondu à ta demande [p. 95].

Jeune musulman de 23 ans, issu d’un milieu très privilégié, Mohammed Moussaoui ignore presque tout du christianisme. Son esprit est nourri de préjugés.

Les chrétiens sont considérés com­me des parias impurs, des moins que rien avec qui il faut éviter à tout prix de se mélanger. Dans le Coran que je récite chaque jour depuis ma plus tendre enfance, ce sont des hérétiques qui adorent trois dieux [p. 14]. Un jour, dans la grande salle de réception de mon père, j’ai entendu dire que les chrétiens se rassemblaient dans les églises non pas pour prier comme à la mosquée, mais pour s’y livrer à d’immenses orgies [p. 26].

 

Première rencontre d’un chrétien

C’est pourquoi, lorsque l’inten­dant du régiment lui apprend qu’il doit partager une chambrée avec un chrétien, la frayeur l’envahit.

Je me sens devenir tout pâle, sans énergie, et laisse tomber mes affaires et le matelas que j’avais sous le bras. Puis la surprise laisse place à une peur panique [p. 13].

Après deux jours de cohabitation, Mohammed s’étonne

de ne pas être incommodé par l’odeur, car dans ma famille, c’est une chose acquise : un chrétien se reconnaît à ce qu’il sent mauvais… [p. 15].

Le comportement équilibré de Massoud, son instruction, son langage distingué, abattent les préjugés du jeune homme qui n’hésite plus à discuter avec lui.

Pendant une absence de son compagnon de chambre, il est attiré par le titre prometteur d’un livre de Massoud : Les miracles de Jésus.

Jamais, dans mes précédents livres, je n’ai entendu parler de miracles, et encore moins d’un dénommé Jésus. Même dans le Coran, ou dans la vie de Mahomet, je ne me souviens d’aucune allusion à ce genre de manifestations. […] Plus que les faits eux-mêmes, ce qui m’attire, m’intri­gue, c’est le personnage de Jésus, qui me procure, sans trop que je sache pourquoi, une joie bienfaisante [p. 22].

Peu à peu, la personne de Notre-Seigneur va saisir l’âme de Moussaoui. Lorsque celui-ci demande à consulter la Bible, dans l’intention de démontrer à son compagnon la supériorité de l’islam, Massoud a la sagesse de lui répondre :

— Pour l’instant, je ne vais pas t’amener la Bible. […] Je vais d’abord te poser une question, une seule, et tu vas me répondre franchement. […] As-tu lu le Coran ? — Bien sûr, bondis-je, tu me prends pour un mécréant, un mauvais musulman ? — Mais est-ce que tu l’as vraiment lu ? insiste doucement Massoud. — Je te dis que je l’ai lu, et je le lis même en entier tous les ans, pendant le Ramadan ! […] — Et tu as compris le sens de chaque mot, de chaque verset ? [p. 24].

Moussaoui doit reconnaître en lui-même que ce n’est pas le cas. Il nous révèle en quoi consiste cette lecture du Coran :

Les imams m’ont toujours enseigné que c’est la lecture du Coran de bout en bout qui sera récompensée au jour du jugement, beaucoup plus que la compréhension du texte. Ainsi, le déchiffrage d’une seule lettre permet d’avan­cer dans la piété, de gagner dix indulgences, même si on ne saisit pas le sens du mot entier. Avec ce calcul, chaque musulman est bien assuré d’atteindre le paradis ! [p. 24].

Massoud propose alors un marché :

Si tu veux que je t’apporte l’Évangile, c’est d’accord, mais je mets quand même une petite condition : tu vas d’abord relire le Coran en essayant vraiment d’en déchiffrer le sens avec ton intelligence, et sois honnête avec toi-même, ne triche pas…

 

Découverte du vrai Coran

Cette lecture, semaine après semaine, va semer le doute dans l’esprit du jeune musulman, jusqu’à lui faire perdre la « foi » en l’islam.

Je ne saisis pas l’insistance du Coran à définir la supériorité et le pouvoir des hommes sur les femmes, considérées la plupart du temps comme des inférieures, possédant la moitié du cerveau d’un homme. [p. 28.]

Moussaoui profite d’une permission pour interroger un ayatollah, c'est-à-dire un docteur chiite, considéré comme expert en matière d’islam.

Je lui soumets cet autre verset difficile à avaler, qui dispose que les femmes sont la propriété des hommes : « Vos femmes sont un champ de labour pour vous, allez-y comme vous l’entendez » (sourate 2, 223). Ce qui signifie que les hommes peuvent faire d’elles ce qu’ils veulent. [p. 28.]

La réponse du cheikh en dit long sur la religion qu’il confesse : « Pour lui et pour les imams qui se sont penchés sur la question », cela signifie que les relations intimes sont possibles n’importe où, sauf à la mosquée, n’importe quand et de n’importe quelle façon…

Devant mon air sceptique, l’aya­tollah, qui m’aime bien, me conseille de me plonger dans la vie de Mahomet et de revenir le voir. […] Mais là encore, je suis bien obligé de déchanter quand je lis que Mahomet s’est marié avec une fille de 7 ans, Aisha ; ou encore qu’après avoir marié son fils adoptif Zaïd, il prend la femme de celui-ci, sa belle-fille donc, pour en faire sa septième épouse. Mais pour mon imam, c’est cela qui explique pourquoi le Coran a interdit l’adoption. Je trouve, pour ma part, qu’il y a là une curieuse manière de démontrer ce qui est bon ou pas, en prenant tour à tour le prophète Mahomet comme exemple ou comme contre-exemple ! [p. 29.] La vie du prophète Mahomet, qui auparavant me semblait pleine de gloire et d’habileté, ne m’est plus une consolation. Dans ma tristesse, j’y vois au contraire une accumulation d’adultères, de vols. Comment cet homme peut-il être un homme de Dieu ? […] Comment peut-il demander à une femme qui perd son mari d’attendre trois mois et dix jours avant de se remarier, quand lui-même a épousé une femme le jour même où elle a perdu son mari, assassiné en compagnie de six cents personnes par les soins du prophète ? [p. 30.]

Quelques mois plus tard, lors d’une dernière consultation,

l’ayatollah conclut en me demandant de ne plus venir le voir. « Tes questions, me dit-il, sont trop difficiles et trop fatigantes pour moi. […] Laisse donc de côté toutes ces questions de théologie, c’est trop compliqué et cela ne te servira à rien. » Cela ne m’a pas vraiment éclairé, mais j’ai appris une chose au moins : il est désormais inutile de chercher plus loin des réponses […] dans l’islam. [p. 39.]

La « foi » du jeune homme en l’islam fléchit ainsi de plus en plus, mais non sa foi en Dieu. Malgré l’islam, cette âme a gardé un fond de pureté et la beauté de la création évoque pour lui la bonté de Dieu :

En regardant le soleil se coucher, il me paraît évident que la légende locale a raison, qui veut que le jardin d’Eden soit localisé dans le Chatt-el-Arab… [3] Et la vue de cette beauté sauvage et pure apaise un instant ma tristesse, car je ne peux pas croire que la nature soit si belle et qu’il n’y ait pas de Créateur [p. 31].

Nous retrouverons ce même sentiment religieux resté très pur chez Anouar, l’épouse de Mohammed, lorsque celle-ci, apprenant que son mari était chrétien, s’effondrera, consternée, s’enfer­mant et cessant de manger et de boire pendant trois jours. Alors, une prière authentique s’élèvera de son cœur vers Dieu :

Lui seul pouvait entendre ma complainte, je ne pouvais me confier à aucun autre être humain. Je lui ai demandé de m’éclairer sur la vérité, sur la religion véritable. Je l’ai supplié de me montrer ce que je devais faire pour sortir de ce gouffre. J’étais vraiment déboussolée, j’aurais souhaité disparaître… [p. 71].

Ce genre de sentiment, convenons-en, est devenu malheureusement rare dans notre Occident pollué par les biens artificiels, même chez les catholiques fidèles.

 

La conversion

Cette loyauté de Moussaoui, qui constitue déjà une grâce actuelle, le prépare à recevoir toute une série de grâces extraordinaires qui vont le conduire à la conversion, à la confession héroïque de la foi au prix de la prison, de la torture et même d’une tentative d’assassinat.

Pour opérer cette conversion, Notre-Seigneur va d’abord se révéler à lui mystérieusement dans un rêve, très beau :

Ce rêve me place au bord d’un ruisseau, pas très large, à peine un mètre. Sur l’autre rive, un personnage d’une quarantaine d’an­nées, plutôt grand, vêtu d’un vêtement beige d’une seule pièce, à l’orientale, sans col. Et je me sens irrésistiblement poussé vers cet homme, par l’envie de passer de l’autre côté pour le rencontrer. Alors que je commence à enjamber le ruisseau, je me retrouve suspendu dans les airs, pendant quelques minutes qui me paraissent une éternité. […] Comme s’il avait senti mon malaise grandissant, l’homme d’en face me tend la main, pour me permettre de franchir le cours d’eau et d’atterrir à côté de lui. […] Je suis frappé par sa beauté. Posant sur moi un regard d’une douceur infinie, l’homme m’ad­resse lentement une seule parole, énigmatique, au timbre de voix rassurant et invitatoire : « Pour franchir le ruisseau, il faut que tu manges le pain de vie » [p. 33].

Le lendemain, son compagnon de chambre, revenu de permission, lui apporte le saint Évangile. En le lisant, le jeune homme ne voit pas passer les heures. Il en arrive au chapitre 6 de l’Évangile selon saint Jean, où il trouve ces mêmes mots de « pain de vie »…

Il se passe en moi quelque chose d’extraordinaire, comme une déflagration violente qui emporte tout sur son passage, accompagnée d’une sensation de bien-être et de chaleur… Comme si tout à coup, une lumière éclatante éclairait ma vie d’une façon entièrement nouvelle et lui donnait tout son sens. […] J’ai l’impression d’être ivre, alors que monte dans mon cœur un sentiment d’une force inouïe, une passion presque violente et amoureuse pour ce Jésus-Christ dont parlent les Évangiles [p. 35].

Comment ne pas rapprocher ces paroles du récit de la Pentecôte, où le feu du Saint-Esprit transforma les Apôtres, les rendant audacieux, prêts à affronter la persécution ?

Cette première révélation ne se cantonne pas dans l’intelligence : la charité transforme le cœur de Moussaoui.

J’ai été beaucoup plus étonné de constater un jour que mon propre regard sur l’entourage s’était modifié, imperceptiblement. Ce n’est plus tant la supériorité due à mon rang qui régit mes relations aux autres soldats, mais le désir de les servir, de les aimer comme le Christ les aime sûrement. Encore que pour ce qui me concerne, j’en reste pour le moment au niveau de l’intention, sans que ce beau sentiment soit suivi d’un quelconque effet ! Dans ma famille également, j’éprouve avec exaltation ce sentiment tout neuf pour moi, cet amour des autres commandé par le Christ dans son Évangile. Et puis je n’ai qu’une seule envie : leur faire partager la joie qui m’habite, une joie telle que je n’en ai jamais connue auparavant ! [p. 41].

Hélas, il se rendra compte rapidement qu’en pays d’islam, non seulement le prosélytisme est impossible, sous peine de mort, mais qu’il devra vivre sa foi dans la clandestinité.

A son retour chez les siens, fin 1987, il commence sa quête du baptême en frappant à la porte des églises catholiques. Il lui faudra six ans pour trouver un prêtre qui accepte de l’instruire, tant la crainte tenaille les chrétiens iraquiens.

Comme me l’explique un prêtre plus compréhensif que les autres, même dans le régime laïc de Saddam, accueillir un musulman dans une église peut valoir accusation de prosélytisme. Et en Iraq, le prosélytisme signifie la mort, pour celui qui le pratique comme pour le musulman qui l’écoute… [p. 51].

En 1992, la situation se complique : son père décide de le marier. Aux réticences de son fils, il répond :

Écoute, je t’ai choisi cette femme parce que c’est bien pour la famille, mais si tu veux en prendre une autre, tu fais ce que tu veux ! Tu n’auras qu’à prendre celle-ci comme un meuble dans ta chambre… [p. 54].

Le jeune homme doit maintenant redoubler de prudence, non seulement pour se rendre auprès des chrétiens, mais encore pour lire la Bible, jusqu’au jour où il révèle à sa femme son secret.

Je crois que je n’ai jamais vu quelqu’un se décomposer aussi vite. Anouar est électrocutée [p. 68].

Mais après la tourmente intérieure évoquée plus haut, cette femme droite reçoit, elle aussi, de grandes grâces qui la conduisent peu à peu, au prix d’importants sacrifices, à la conversion. Cela commence aussi par un songe eucharistique et marial. Elle accepte de lire le saint Évangile, qui produit en son âme les mêmes effets que chez son mari. Au bout de six mois, elle abandonne le Coran et demande même à accompagner Mohammed à la messe le dimanche.

Mais un jour, la famille apprend cette conversion et c’est le début de la persécution pour ce foyer qui compte deux enfants en bas âge.

 

Fatwa

Le jeune homme est frappé et lié par ses frères ; sa propre mère

éructe des paroles d’une violence inouïe : « Tuez-le et jetez-le dans le Basel [canal souterrain qui draine l’eau salée]. » […] Ma mère signifie ainsi très clairement qu’elle veut effacer toute trace de mon existence, me retrancher de sa mémoire [p. 86].

Il est consternant de constater combien l’islam peut pervertir l’instinct maternel. Le christianisme, au contraire, conduit à l’amour héroïque des ennemis.

Il est ensuite traduit devant l’ayatollah Mohammed Sadr, la plus haute autorité chiite en Iraq, qui prononce le verdict :

S’il se confirme qu’il est chrétien, alors il faudra le tuer, et Allah récompensera celui qui accomplira cette fatwa [4] [p. 90].

Ses frères le conduisent ensuite dans la plus terrible prison de Bagdad qui détient les opposants au régime. Il y subit des tortures tous les jours, ou presque, pendant trois mois, pour lui faire avouer quelles églises et quels chrétiens il a fréquentés.

La grâce de Notre-Seigneur lui donne la force de tenir bon et opère en lui une purification féconde.

Je m’accroche à cette idée qu’il y a un prix à payer, et en ce qui me concerne, ce prix n’est pas bon marché… Dans mes prières, certaines phrases de l’Évangile me reviennent en boucle. Elles sont parmi les rares qui parviennent encore à capter mon attention épuisée : « Vous serez haïs de tous à cause de mon nom » (Lc 21, 17), ou encore : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34). Paradoxalement, ces sentences terribles m’aident à tenir bon, elles me donnent du réconfort. Elles sont pour moi le signe que je ne fais pas fausse route. Au fond, je ne suis pas loin de désirer ce martyre qui prouverait définitivement mon attachement au Christ [p. 98].

Il explique aussi, en conclusion de son ouvrage, comment l’épreuve de la prison, qui durera seize mois, a adouci son cœur :

Sans cela, j’aurais très bien pu réagir brutalement au comportement de ma famille ; j’étais même prêt à les tuer. En sortant de prison, cela m’était devenu impossible : la prière et la réflexion m’avaient fait comprendre que je ne pouvais plus me comporter comme un non-chrétien [p. 220].

 

Exil

Un an après sa libération, en octobre 1999, le père Gabriel lui ordonne de quitter l’Iraq, pour sauver sa vie et aussi celles des chrétiens de la communauté. Après de nombreuses péripéties, il arrive à atteindre la Jordanie voisine, accompagné de son épouse et de leurs deux enfants. Là ils reçoivent le saint baptême.

Mais son oncle et ses frères le retrouvent et n’hésitent pas à tirer sur lui pour en finir. Par miracle, dans sa fuite, seule une balle l’atteint, dans le mollet. Cependant, Fadelle étant clandestin en Jordanie, toutes les cliniques, même chrétiennes, refusent de l’opérer : un blessé par balle attirerait l’attention de la police. Dieu ajoute alors un nouveau miracle en faisant ressortir la balle en un instant, sans opération médicale, à la stupéfaction des médecins présents. Cette balle ne fut jamais retrouvée.

Enfin, après un peu plus d’un an de séjour en Jordanie, Joseph Fadelle et les siens doivent s’enfuir de nouveau, vers la France cette fois, avec maintes difficultés et angoisses, déchirés de quitter l’Orient.

Quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, il recevra le centuple et aura la vie éternelle en possession [Mt 19, 29].

Joseph Fadelle se considère comme un miraculé. Il envisage les difficultés à affronter pour s’installer dans son nouveau pays avec la sérénité d’un homme pour qui « vivre c’est le Christ » (Ph 1, 21). La fatwa pèse toujours sur lui ; il ne peut témoigner publiquement qu’en se cachant, car l’islam devenu puissant en France même, ne pardonne pas à ceux qui rejettent ses superstitions pour embrasser la vraie foi.

Ce récit captivant illustre la puissance de la grâce surnaturelle. On croirait revivre les premiers temps du christianisme. Dieu se choisit librement certaines âmes et les conduit à la vie surnaturelle, pourvu qu’elles répondent généreusement. Il opère aujourd’hui encore d’éclatants miracles, pour conduire et sauver ceux qui veulent se donner tout à lui.

Un livre à conseiller aux jeunes chrétiens blasés, élevés dans le « coton » des chapelles et des écoles traditionnelles, inconscients des trésors surnaturels qu’ils reçoivent chaque jour à profusion, et si souvent ingrats envers la miséricorde divine. Ce livre pourra également éclairer tous ceux qui s’efforcent d’amener à la foi les musulmans qu’ils côtoient.

 



Joseph Fadelle, Le Prix à payer, Paris, éditions de l’Œuvre, 2010, 15 x 20,5 cm, 222 p., 18 €.

 


[1]    —   Il s’agit de son nouveau nom.

[2]  — Le cardinal Tauran, par exemple, président du conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, envoie régulièrement un message aux musulmans à l’occasion de la fin du ramadan.

[3]  — Estuaire commun du Tigre et de l'Euphrate qui débouche sur le golfe persique.

[4]  — Décision juridique en droit religieux musulman.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 76

p. 185-193

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