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Les cieux racontent la gloire de Dieu

Les psaumes en Marie (2) : le psaume 18

  

par frère Hugues-Marie O.P.

 

Ce commentaire marial des psaumes est fait dans l’esprit de la vraie dévotion à la sainte Vierge de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (voir Le Sel de la terre 76, p. 78). Il est inspiré plus particulièrement des commentaires des Pères de l’Église et des auteurs médiévaux, notamment Hugues de Saint-Cher (= en 1263), sans ignorer pour autant quelques auteurs plus récents.

Le texte des psaumes est présenté en quatre colonnes. La colonne de gauche est le texte de la Vulgate utilisé pour la récitation de l’Office divin, la 2e colonne reproduit la traduction de Fillion faite sur la Vulgate (édition de 1900), la 3e la traduction légèrement glosée du père Emmanuel, de Mesnil-Saint-Loup, la 4e la traduction de Crampon faite sur le texte hébreu (édition de 1923). Les versets sont numérotés selon le bréviaire.

Le Sel de la terre.

 

Le psaume 18 est le deuxième psaume de l’Office de la sainte Vierge. Comme le psaume 8 qui le précède, il invite à louer Dieu en raison du spectacle des cieux et de l’annonce de l’incarnation de Notre-Seigneur. Il ajoute un éloge de la loi, qui s’applique surtout à la loi nouvelle donnée par Jésus-Christ. Il se termine par une humble prière.

Comme pour le psaume 8, nous présenterons les divers sens du texte sacré [1] : le sens littéral – par exemple dans ce psaume les cieux signifient la voûte céleste où sont les étoiles et le soleil –, et le sens spirituel ou typique – les cieux signifient les Apôtres (sens analogique) ou l’âme (sens moral).

Au sens littéral, nous sommes invités à louer Dieu pour la splendeur des cieux, spécialement pour la beauté du soleil et le don de la loi. Puisque saint Paul applique le verset 4 à la propagation universelle de l’Évangile [2], ce psaume est donc messianique, au moins au sens spirituel.

Notre-Dame a prié sur ce psaume lors de sa vie terrestre, elle continue de le faire par la bouche et le cœur de ses enfants sur la terre. Tâchons de pénétrer les sentiments de son Cœur Immaculé.

 

La gloire de Dieu resplendit dans les cieux

Verset 1 : les cieux

 

Vulgate

Fillion

Père Emmanuel

Crampon

Cæli enarrant gloriam Dei et opera manuum eius annuntiat firmamentum

Les cieux racontent la gloire de Dieu, * et le firmament publie les œuvres de ses mains.

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament annonce les œuvres de ses mains.

 Les cieux racontent la gloire de Dieu, 
et le firmament annonce l'œuvre de ses mains.

Sens littéral

La puissance infinie du Créateur paraît dans toute la création, mais elle brille principalement dans le ciel et le cours des astres. Le silence des cieux, dit saint Jean Chrysostome, est une voix plus forte et plus éclatante que celle d’une trompette ; cette voix crie à nos yeux, et non pas à nos oreilles, la grandeur de celui qui les a faits.

Notre-Dame a compris plus que nous ce langage. Elle a aussi contemplé l’étoile merveilleuse qui a conduit les Mages jusqu’à la crèche et qui, plus que toute autre, « a raconté la gloire de Dieu ».

Depuis son assomption, la sainte Vierge se sert des étoiles pour leur faire chanter la gloire de Dieu. C’est ainsi qu’au Mexique, en 1531, Notre-Dame de Guadalupe est apparue avec une robe où sont représentées quarante-sept étoiles selon leur disposition dans le ciel au jour et à l’heure de l’apparition. A Pontmain, en 1871, Notre-Dame est apparue dans le ciel au milieu de trois étoiles formant un triangle isocèle, qui restèrent fixes pendant les trois heures de l’apparition et qui ne reparurent jamais plus par la suite. Les étoiles qui environnaient l’apparition semblaient s’écarter pour lui faire place ; au nombre d’une quarantaine, elles venaient se ranger deux à deux sous les pieds de la Dame hors de l’ovale, tandis que d’innombrables étoiles mates (comme à La Salette, à Cotignac, à Garaison), surgissant près de la robe, venaient s’y coller comme de la limaille attirée par l’aimant.

 

Sens spirituel (allégorique)

« Les cieux » représentent les Apôtres et d’une manière générale tous ceux qui annoncent l’Évangile (Rm 10, 18). Comme les cieux, ils doivent être :

—     subtils, par l’intelligence. « Parce que tu a repoussé la science, je te repousserai afin que tu n’accomplisses pas le sacerdoce » dit Dieu (Os 4, 6). Aussi le Seigneur demande-t-il que son serviteur soit prudent pour donner la nourriture à bon escient (Lc 12, 42).

—     élevés, par l’éminence de leur vie. « Celui qui enseigne des choses élevées, doit montrer des mœurs élevées » (saint Grégoire le Grand).

—     clairs, par leur bonne renommée.

—     chauds [3], par la ferveur de leur charité. « Celui qui n’a pas de charité pour le prochain ne doit pas assumer l’office de la prédication » (saint Grégoire le Grand).

—     purs, dans leur intention et dans leurs mœurs. « Les mains qui tiennent de la boue ne sont pas aptes à enlever les taches » (saint Grégoire le Grand).

—     ordonnés, par la discrétion.

—     circulant rapidement, par leur zèle, comme Notre-Seigneur, qui « circulait par toute la Galilée » (Mt 4, 23)

—     « ronds », par leur simplicité, évitant les « angles » de la duplicité.

« Le firmament » représente les mêmes Apôtres, affirmés par le Saint-Esprit et fortifiés dans la foi et la charité.

Les cieux racontent « la gloire de Dieu », c’est-à-dire Notre-Seigneur Jésus-Christ, spécialement dans sa divinité, tandis que le firmament annonce « les œuvres de ses mains », c’est-à-dire les œuvres qu’il a accomplies en tant qu’homme.

Les Apôtres ont rempli parfaitement leur rôle : la prière, l’exemple et les conseils de la sainte Vierge n’y étaient pas étrangers. Recourons à elle nous aussi, quand nous devons exercer un apostolat.

 

Sens spirituel (moral)

Hugues de Saint-Cher applique aussi ce verset à tous les chrétiens : ils doivent être des cieux où se trouvent les douze signes du zodiaque. Par les six signes ascendants, on s’approche de Dieu par Marie : en effet, ces six degrés sont figurés par les six marches d’accès au trône de Salomon, qui est une figure de la sainte Vierge, trône de la Sagesse. Voici ces degrés ascendants :

—     le Capricorne figure la détestation du péché, car le pécheur qui reconnaît son péché, dit le Lévitique (4, 28), doit offrir une chèvre (« capra »).

—     le Verseau représente les larmes versées pour les péchés. « On monte en pleurant par la colline de Luith [Luith = la joue, d’après l’étymologie reçue au Moyen-Age] » (Is 15, 5) : c’est par nos larmes que nous montons vers Dieu.

—     le signe des Poissons représente les pénitents qui se réjouissent et se nourrissent dans la mer, figure de l’amère pénitence.

—     le Bélier, qui se défend avec ses cornes, figure la résistance au péché par la science et la grâce, les deux « cornes du juste » (Ps 74, 11). Aucun démon ne résiste à un tel animal (Prov 30, 31).

—     le Taureau représente l’indignation contre le péché : « Même si je savais que les dieux me pardonneraient, et que les hommes l’ignoreraient, à cause de la laideur du péché, j’aurais honte de pécher [4]. »

—     les Gémeaux (ou jumeaux) signifient ceux qui se préoccupent du péché de leur prochain comme si c’était le leur. Ainsi Moïse qui s’interpose pour le péché du peuple (Ex 32, 30-32)

 

Après ces signes ascendants, le zodiaque contient six signes descendants, représentant autant de degrés d’humilité :

—     le Cancer, ou crabe, qui marche à reculons, signifie la connaissance de soi : « Entre dans la boue, foule-la aux pieds » (Na 3, 14).

—     le Lion par son rugissement immobilise tous les animaux : de même l’âme, quand, à la vue de sa misère, elle rugit de douleur (« le gémissement de mon cœur m'arrachait des rugissements » Ps 37, 9), elle calme ses mauvaises passions.

—     la considération de notre infécondité est représentée par le signe de la Vierge : « Pleure comme une vierge qui se revêt d'un sac » (Jl 1, 8l Balance figure la pesée de nos péchés et des bienfaits de Dieu : « Tout ce que tu livres, compte-le et pèse-le ; note par écrit tout ce que tu donnes et ce que tu reçois » (Si 42, 7).

—     le Scorpion qui (selon la légende) à la fin se pique de sa queue, figure le remords de la conscience.

—     enfin la considération de nos défauts naturels (la faim, la soif, etc.) est représentée par le Sagittaire : « Car les flèches du Seigneur m'ont percé ; la douleur qu'elles me causent épuise mon esprit » (Jb 6, 4)

 

Versets 2 à 4 : la voix des cieux

Dies diei eructat verbum et nox nocti indicat scientiam

Le jour proclame ce message au jour, * et la nuit en donne connaissance à la nuit.

Le jour, qui finit au jour qui commence profère le mot d'ordre, comme une sentinelle à son remplaçant : et la nuit à la nuit indique la science, transmet l'ordre de Dieu qui toujours a son exécution.


 Le jour crie au jour la louange, 
la nuit l'apprend à la nuit.

non sunt loquelæ neque sermones quorum non audiantur voces eorum

Ce ne sont point des paroles, ce n'est pas un langage * dont la voix ne soit pas entendue.

Ce ne sont point paroles ni discours desquels les voix ne soient pas entendues.


Ce n'est pas un langage, ce ne sont pas des paroles 
dont la voix ne soit pas entendue.

In omnem terram exivit sonus eorum et in fines orbis terræ verba eorum

Leur bruit s'est répandu dans toute la terre, * et leurs accents jusqu'aux extrémités du monde.

En toute la terre est sortie, s'est répandue leur voix, et leurs paroles ont retenti jusqu'aux extrémités du globe de la terre.


Leur son parcourt toute la terre, 
leurs accents vont jusqu'aux extrémités du monde.

 

Sens littéral

Les jours succèdent aux jours, et les nuits aux nuits, sans interrompre le concert de louanges : ils se donnent la voix l’un à l’autre, comme deux chœurs qui se répondent et chantent la gloire de Dieu.

Les cieux ne parlent pas un langage inconnu : il n’y a aucun peuple, quelque barbare qu’il soit, qui n’entende ce langage. En sorte que les hommes qui ne connaissent pas Dieu sont inexcusables.

La science moderne, avec ses moyens d’observation si perfectionnés, a en quelque sorte augmenté la voix des cieux : ils prêchent plus que jamais la grandeur, la sagesse, la puissance de celui qui les a faits.

Ce n’est point un bruit sourd et confus, une voix basse et imperceptible : les cieux crient si haut qu’on les entend par tout le monde.

Qui mieux que l’Immaculée comprenait ce langage de la nature, contemplant les étoiles dans les magnifiques nuits d’Orient ?

 

Sens spirituel (allégorique et moral)

Saint Jérôme voit dans « le jour » Notre-Seigneur Jésus-Christ (« Je suis la lumière du monde » Jn 8, 12) qui « transmet la Parole » de son Père « au jour », aux douze Apôtres représentés par les « douze heures qui sont dans le jour » (Jn 11, 9).

Au sens moral, on peut faire l’application à tous ceux qui doivent, d’une manière ou d’une autre « prêcher », exercer un apostolat. Ils doivent faire preuve de discernement dans leur prédication :

« Le jour », c’est le prédicateur qui prêche ouvertement les mystères les plus élevés (« verbum » : Notre-Seigneur, la Sagesse divine). Il parle du fond de son cœur (« eructat ») et il s’adresse « au jour », c’est-à-dire à un auditeur spirituel, capable de recevoir ce message : « Nous prêchons la sagesse parmi les parfaits […], la sagesse divine dans le mystère » (1 Co 2, 6).

« La nuit », c’est le prédicateur qui s’adapte à la faiblesse de son auditeur et lui prêche « la science » du salut : « Je me suis fait faible avec les faibles » (1 Co 9, 22). « Comme à des petits enfants dans le Christ, je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide » (1 Co 3, 1).

La prédication ne doit pas seulement être discrète (verset 2), elle doit être intelligible (verset 3) et s’adresser à tous (verset 4).

C’est ainsi que prêchaient les Apôtres : ayant reçu le don des langues, ils étaient entendus de tous sans distinction (Ac 2, 1-11) et ils se firent entendre partout (Rm 10, 16-18).

Leur secret ? Ils persévéraient dans la prière autour de Notre-Dame (Ac 1, 14). A notre mesure, imitons-les pour faire quelque bien.

 

Sens accomodatice, selon saint Thomas d'Aquin :

Le jour, c'est-à-dire l’ange Gabriel, profère la parole au jour, c'est-à-dire la parole du Sauveur à la Vierge Marie ; mais, la nuit, c'est-à-dire le diable, donne connaissance à la nuit, c'est-à-dire à Ève : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

 

La gloire de Dieu resplendit spécialement dans le soleil

Verset 5 : le soleil

 

In sole posuit tabernaculum suum et ipse tamquam sponsus procedens de thalamo suo

Il a établi sa tente dans le soleil, * qui est lui-même semblable à un époux sortant de sa chambre nuptiale.

Dans le soleil il a posé sa tente et cet astre, comme un époux sortant de sa chambre nuptiale,


 
C'est là qu'il a dressé une tente pour le soleil. Et lui, semblable à l'époux qui sort de la chambre nuptiale,

Sens littéral

Dieu a mis en quelque sorte sa demeure dans le soleil par l’éclat dont il l’a environné. Rien ne donne une plus haute idée de la divinité dans la nature que le soleil : au point que presque tous les peuples idolâtres l’ont adoré, et que les manichéens le confondaient avec Jésus-Christ.

Ce astre sort le matin pour nous éclairer, frais et éclatant comme un époux qui sort de sa chambre nuptiale.

Les chrétiens n’adorent pas le soleil, mais ils y voient une belle image de la Sainte Trinité : de même que la lumière procède du soleil, ainsi le Fils procède du Père, lumière née de la lumière ; et de même que la chaleur vient du rayon de lumière, ainsi le Saint-Esprit procède du Fils et du Père.

Notre-Dame, la première à qui fut révélé explicitement ce grand mystère de la Sainte Trinité, voyait mieux que nous la convenance de cette image. Toute proche de la Sainte Trinité, elle est cette femme revêtue du soleil que saint Jean a vue dans son Apocalypse (12, 1).

 

Sens spirituel (allégorique)

Il est question dans les versets 5 à 7 de l’incarnation de Notre-Seigneur et des principales actions de sa vie.

La tente de Dieu – la tente étant l’habitation du soldat en campagne –, c'est l’humanité de Jésus-Christ venu combattre sur la terre.

Le soleil représente ici la sainte Vierge. De même que le soleil chasse les ténèbres, ainsi Notre-Dame détruit toutes les hérésies [5] ; de même que la lumière du soleil ne diminue jamais, ainsi la foi de Notre-Dame n’a jamais défailli ; le soleil illumine la lune, et la sainte Vierge, l’Église.

Aussi la liturgie lui applique-t-elle cette parole du Cantique des cantiques :

Quelle est celle-ci qui s'avance comme l'aurore à son lever, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille [6] ?

On peut aussi lui appliquer cette parole du livre de l’Ecclésiastique :

Comme le soleil qui se lève sur le monde au plus haut des cieux, ainsi la beauté de la femme vertueuse est l'ornement de sa maison [7].

Saint Jérôme explique que Notre-Dame est « comme le soleil », car elle est mieux appelée « l’étoile de la mer », mais elle est tellement illuminée par le « Soleil de justice [8] », c’est-à-dire Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu’elle devient « comme un soleil » [9].

Voici quelques analogies entre le soleil et Notre-Dame notées par les anciens commentateurs [10] :

Elle a engendré son fils sans corruption, comme le soleil son rayon. Elle fait fuir les démons : « Les petits des lions rugissent après leur proie, et demandent à Dieu leur nourriture. Le soleil se lève, et ils se rassemblent, et vont se coucher dans leurs tanières [11]. » Le soleil donne la lumière la plus grande et la plus claire, il est l’astre dont la fécondité est la plus forte. Il est la source de la lumière (Notre-Seigneur) et de la chaleur (la grâce) [12].

Aussi la liturgie applique-t-elle ce verset 5 à la sainte Vierge dans l’office de l’Immaculée Conception (le 8 décembre) où il sert d’antienne au deuxième psaume de matines.

Quant à l’époux qui sort de la chambre nuptiale, c’est Notre-Seigneur qui sort du sein immaculé de Notre-Dame lors de la nuit de Noël, après avoir épousé la nature humaine [13].

 

Sens spirituel (moral)

Hugues de Saint-Cher donne une application morale de ce verset pour le prélat ou le prédicateur, c’est-à-dire pour celui qui doit exercer quelque autorité ou quelque apostolat. Il doit avoir une tente pour combattre, et une chambre nuptiale pour se reposer : il doit unir l’action et la contemplation. La tente est mentionnée avant la chambre nuptiale, car il faut s’exercer aux vertus de la vie active avant de pouvoir goûter la contemplation : il faut s’appeler Jacob (« celui qui lutte ») avant Israël (« celui qui voit Dieu »), il faut épouser Lia (aux yeux chassieux, mais féconde, qui figure la vie active) avant Rachel.

 

Versets 6 et 7 : la course du soleil

Exultavit ut gigas ad currendam viam suam ; a summo cælo egressio eius

Il s'est élancé comme un géant pour fournir sa carrière.* Il sort de l'extrémité du ciel,

s'est élancé comme un géant pour courir sa voie ; d'une extrémité du ciel se fait sa sortie,



s'élance joyeux, comme un héros, pour fournir sa carrière. Il part d'une extrémité du ciel,

Et occursus eius usque ad summum eius nec est qui se abscondat a calore eius

et sa course va jusqu'à l'autre extrémité, * et il n'y a personne qui se dérobe à sa chaleur.

et son arrivée jusqu'à l'autre extrémité du ciel : et il n'est personne qui se cache, qui se mette à l'abri de sa chaleur.


 
et sa course s'achève à l'autre extrémité : rien ne se dérobe à sa carrière.

Sens littéral

Après la grâce du soleil, figurée par l’époux, voici sa force irrésistible représentée par le géant. Il sort le matin comme un héros qui doit commencer sa course. Le psalmiste semble faire allusion aux jeux des anciens : il se présente pour entrer en lice, plein de joie et de majesté, et il court avec une promptitude inexplicable de l’Orient à l’Occident.

 

Sens spirituel (allégorique)

Après sa naissance, Notre-Seigneur continue sa course ici-bas :

Il est venu du plus haut des cieux ; et après avoir opéré l'œuvre de notre rédemption, il y est retourné au jour de son ascension. Nul ne se dérobe à son action salutaire, car il a laissé ici-bas son Église et son Évangile pour le salut de tous. [Père Emmanuel.]

Les commentateurs remarquent la joie de Notre-Seigneur à parcourir sa course : « Il s'élance joyeux », et ils en concluent que les chrétiens ne doivent pas être des voyageurs moroses (au double sens de tristes et de lents).

Remonté auprès du Père (l’extrémité du ciel), Notre-Seigneur envoie le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, et nul ne peut échapper à sa chaleur figurée par les langues de feu.

 

Sens spirituel (moral)

Celui qui exerce quelque autorité ou quelque apostolat doit le faire avec joie (« s'élance joyeux »), avec force (« comme un géant ») et énergie (« pour fournir sa carrière ») , mais aussi avec humilité, sachant que la source de son autorité ou de son apostolat vient « de l'extrémité du ciel », et action de grâce, la faisant remonter « jusqu’au sommet du ciel » ; enfin avec charité, envers ses amis et ses ennemis, comme le soleil qui réchauffe tous les hommes, bons ou mauvais.

 

La loi de Dieu resplendit d’une manière non moins merveilleuse

Éloge de la loi (versets 8-10)

Lex Domini immaculata convertens animas, testimonium Domini fidele sapientiam præstans parvulis

La loi du Seigneur est sans tache, elle restaure les âmes ; * le témoignage du Seigneur est fidèle, il donne la sagesse aux petits.

La loi du Seigneur est immaculée, convertissant les âmes ; le témoignage du Seigneur est fidèle, donnant la sagesse aux petits.


 La loi de Yahweh est parfaite : elle restaure l'âme. 
Le témoignage de Yahweh est sûr : 
il donne la sagesse aux simples.

Iustitiæ Domini rectæ lætificantes corda, præceptum Domini lucidum illuminans oculos

Les justices du Seigneur sont droites, elles réjouissent les cœurs; * le précepte du Seigneur est lumineux, il éclaire les yeux.

Les commandements, les justices du Seigneur sont droites, réjouissant les cœurs ; le précepte du Seigneur est lumineux, éclairant les yeux.


Les ordonnances de Yahweh sont droites 
elles réjouissent les cœurs. 
Le précepte de Yahweh est pur : 
il éclaire les yeux.

Timor Domini sanctus permanens in sæculum sæculi iudicia Domini vera iustificata in semetipsa

La crainte du Seigneur est sainte, elle subsiste à jamais ; * les jugements du Seigneur sont vrais, ils se justifient par eux-mêmes.

La crainte du Seigneur est sainte, demeurant dans le siècle du siècle ; les jugements du Seigneur sont vrais, justifiés en eux-mêmes.


 La crainte de Yahweh est sainte : 
elle subsiste à jamais. 
Les décrets de Yahweh sont vrais : 
ils sont tous justes.

Sens littéral

De même que le soleil éclaire et réchauffe toute la terre (verset 7), ainsi la loi divine éclaire les âmes et les échauffe.

Si le spectacle des cieux et spécialement du soleil est un moyen d’admirer la puissance et la sagesse de Dieu, la méditation de la loi est encore plus efficace.

Le pieux Israélite se plaisait à méditer cette loi, comme le témoigne le psaume 118, le plus long psaume du psautier, qui n’est qu’une longue méditation de la loi.

Le psalmiste fait ici l’éloge de la loi de Dieu. Mais de quelle loi s’agit-il ? La loi donnée à Moïse ou la loi évangélique ?

La loi ancienne était une loi écrite. Elle consistait en un certain nombre de préceptes moraux résumés dans le Décalogue, qui furent perfectionnés par l’Évangile, et de lois judiciaires et cérémoniaires, qui furent abrogés et remplacés par le droit et le culte chrétiens.

La loi nouvelle consiste principalement dans la grâce du Saint-Esprit donnée par la foi en Jésus-Christ [14]. De ce point de vue, elle est non écrite, directement gravée dans les cœurs [15]. C’est une loi d’amour, une loi de liberté, elle est pleine de douceur, et promet à ceux qui l’observent la vie éternelle, par contraste avec la loi ancienne, « loi de crainte », qui demandait une obéissance servile, faisait peser un joug dur sur les hommes et ne leur promettait que des biens temporels.

Puisque la loi évangélique est contenue dans la loi ancienne comme le chêne est contenu dans le gland, et que la loi mosaïque est comme un pédagogue qui conduit à la loi parfaite de l’Évangile, il est vraisemblable – c’est l’opinion de saint Thomas d'Aquin – que le psalmiste fait ici l’éloge des deux lois : il parle de la loi ancienne qui était enseignée à son époque, mais il vise déjà la loi nouvelle. Celle-ci consiste principalement dans la grâce du Saint-Esprit et l’on sait que les Juifs de l’ancien Testament pouvaient déjà recevoir cette grâce par la foi dans le Christ à venir.

Notre-Dame vivant complètement sous le régime de la grâce, l’Immaculée Conception est le plus beau fleuron de cette loi nouvelle, qualifiée ici d’« immaculée ». La sainte Vierge comprenait certainement ces versets comme s’appliquant à la loi évangélique, « convertissant les âmes » (tandis que la loi ancienne réglait surtout les corps), donnant une « sainte crainte qui demeure à jamais » (la crainte filiale qui suppose la charité).

La loi reçoit divers noms dans ces versets 8 à 10 : « témoignage », « justices », « précepte », « crainte du Seigneur », « jugements ».

La loi de Dieu (ancienne ou nouvelle) est appelée « témoignage » parce qu’elle rend témoignage de la volonté de Dieu et de la punition qu’il doit exercer un jour sur ceux qui la violent. Elle « donne la sagesse aux petits », aux simples, en les instruisant de leurs obligations.

D’une façon spéciale, la loi nouvelle rend « témoignage » de Jésus-Christ (« ille testimonium perhibebit de me, il [le Saint-Esprit] me rendra témoignage » Jn 15, 26).

La loi divine, surtout la nouvelle, est appelée « justices » parce qu’elle enseigne la justice et rend ceux qui l’observent justes et agréables à Dieu. Elle fait naître la joie dans les cœurs de ceux qui lui sont fidèles par le témoignage que leur rend leur bonne conscience et par le bonheur promis dans l’éternité.

Le « précepte » de la loi est une lumière (« lex, lux » Pr 6, 23), « une lumière qui éclaire nos pas » (Ps 118, 103) dans le chemin du ciel.

« La crainte » que donne la loi n’est « sainte » et « demeurant dans le siècle du siècle » qu’à la condition d’être la crainte filiale, par laquelle on craint de déplaire à la personne aimée, et non la crainte servile, par laquelle on craint la punition. « Timor cum caritate, la crainte avec la charité » commente saint Jérôme, et il ajoute : « Timeat, ut quem amat non perdat per negligentiam, qu’elle craigne de perdre celui qu’elle aime, par négligence [d’amour]. »

Enfin cette loi se traduit par des « jugements » toujours équitables, justes et vrais. On peut comprendre par là les différentes récompenses et châtiments par lesquels Dieu nous conduit. Parfois ils peuvent nous paraî­tre déroutants, mais sachons qu’ils sont « justes », car « tout coopère au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28).

 

Sens spirituel (allégorique)

Saint Jérôme voit dans la loi la figure de Notre-Seigneur Jésus-Christ, venu accomplir la loi et non l’abroger (Mt 5, 17). Il est la Voie (Jn 14, 6), il nous montre le chemin du ciel.

La sainte Vierge pouvait méditer les paroles de ce psaume, et vérifier comme les qualificatifs donnés ici à la loi conviennent parfaitement à son Fils : il est immaculé, sans aucun péché ; il convertit les âmes ; il est le témoin fidèle du Père ; il apporte la vraie sagesse, étant lui-même la Sagesse incarnée ; il est le Juste par excellence, il donne la vraie joie du cœur (Jn 16, 22 et 24) ; son commandement nouveau (« aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ») est une lumière pour les yeux du cœur ; étant lui-même Fils de Dieu, il nous donne la vraie crainte filiale ; enfin, ses jugements, surtout le jugement dernier, sont sans appel.

 

Encouragements à observer la loi (versets 11-12 

Desiderabilia super aurum et lapidem pretiosum multum et dulciora super mel et favum

Ils sont plus désirables que l'or et que beaucoup de pierres précieuses ; * ils sont plus doux que le miel, et qu'un rayon plein de miel.

Grandement désirables par dessus l'or et la pierre précieuse, et plus doux que le miel et le miel en rayon.


 Ils sont plus précieux que l'or, que beaucoup d'or fin ; 
plus doux que le miel, 
que celui qui coule des rayons.

Etenim servus tuus custodit ea in custodiendis illis retributio multa

Aussi votre serviteur les observe ; * à les garder, on trouve une grande récompense.

Aussi ton serviteur les garde : en les gardant, grande récompense.


 Ton serviteur aussi est éclairé par eux; 
grande récompense à qui les observe.

Celui qui observe la loi (surtout la loi de l’Évangile) en retire de grands bienfaits. Il goûte la douceur de l’union à Dieu. Seul l’amour de charité nous unit à Dieu. En observant la loi, nous prouvons notre amour et nous goûtons la douceur de l’union avec Dieu, richesse plus désirable que tout l’or du monde, joie plus délectable que tous les plaisirs d’ici-bas.

Même au milieu de douleurs physiques et de souffrances morales, le chrétien connaît cette douceur. Les martyrs ont donné l’exemple de la joie au milieu de leur tourments. Ainsi saint Laurent sur son gril disait-il à son bourreau : « Apprends, misérable, que tes charbons sont pour moi un rafraîchissement. »

Si les premiers fruits du Saint-Esprit sont la charité, la joie, la paix (Ga 5, 22), il est certain que Notre-Dame a éprouvé cette joie du cœur à observer la loi de charité et qu’elle veut continuer à l’éprouver en nous.

Toutefois, ces joies du cœur ne sont rien en comparaison de la « grande récompense », la vision béatifique promise à ceux qui auront fidèlement gardé la loi de charité.

 

Prière finale

Demande de purification (versets 13-14)

Delicta quis intellegit ? ab occultis meis munda me, et ab alienis parce servo tuo

Qui connaît ses fautes ? Purifiez-moi de celles qui sont cachées en moi, * et préservez votre serviteur de la corruption des étrangers.

Qui a l'intelligence des fautes par lui commises contre la loi de Dieu ? De mes péchés secrets purifie-moi, Seigneur, et des étrangers, des idolâtres orgueilleux, préserve ton serviteur !


Qui connait ses égarements ? 
Pardonne-moi ceux que j'ignore Préserve aussi ton serviteur des orgueilleux ;

si mei non fuerint dominati tunc immaculatus ero et emundabor a delicto maximo

S'ils ne me dominent point, alors je serai sans tache, * et purifié d'un très grand péché.

S'ils n'ont pas domination sur moi, alors je serai sans tache et je serai pur du grand péché, l'orgueil.


 
qu'ils ne dominent point sur moi ! 
Alors je serai parfait et je serai pur de grands péchés.

 

L'auteur du psaume s’est nommé « serviteur » de Dieu. Mais il a conscience que nul ne peut servir deux maîtres – or celui qui commet le péché se fait le serviteur du péché (Jn 8, 34) –, aussi demande-t-il à être purifié de ses péchés. Il en énumère plusieurs sortes spécialement difficiles à découvrir et à expier :

—     les péchés d’omission (« delicta » par opposition à « peccata ») que l’on commet soit par négligence (« malheur à celui qui fait l’œuvre de Dieu mollement » Jer 48, 10), soit par défaut d’intention droite (« si ton œil [ton intention] est mauvais, tout ton corps [ton action] sera dans les ténèbres » Mt 6, 23) ;

—     les péchés oubliés ou commis par ignorance plus ou moins coupable (saint Pie X disait que la principale cause de la damnation des âmes est l’ignorance) ;

—     les péchés commis sous influence de l’entourage, plus ou moins consciemment ressentie : on suit les autres, par exemple « l’Église conciliaire », sans trop se poser de questions…

—     le « grand péché », c’est-à-dire le péché d’orgueil, qui est à la racine de tous les autres et qui est si difficile à extirper. Ce péché est devenu encore plus honteux depus l’incarnation de Notre-Seigneur : « Que l’homme rougisse enfin de son orgueil, puisque Dieu s’est fait humble à cause de lui » (saint Augustin).

Ces versets doivent trouver une résonnance particulière en ceux qui se veulent les serviteurs (ou mieux « esclaves », servus en latin) de Jésus en Marie. Que ces paroles soient mises sur les lèvres de l’Immaculée qui prie en nous, avec nous, par nous :

O Jésus, vous qui connaissez le péché (vous en avez mesuré toute la malice en l’expiant en stricte justice), purifiez mes serviteurs, mes esclaves, de leurs souillures cachées à leurs yeux, de la corruption qu’ils ont reçue des autres (d’abord de leurs premiers parents), faites que ces fautes ne les dominent pas, qu’ils n’entrent pas dans la tentation (« la tentation à laquelle on ne succombe pas n’est pas un péché, mais l’occasion d’exercer la vertu » saint Augustin), et alors ils seront « immaculés » – à mon image –, et ils seront délivrés du plus grand péché, celui qui s’oppose directement à Dieu (« Dieu résiste aux superbes, mais il donne sa grâce aux humbles » 1 P 4, 5).

 

Alors ma prière sera agréable (versets 15-16)

Et erunt ut complaceant eloquia oris mei et meditatio cordis mei in conspectu tuo semper

Et alors les paroles de ma bouche pourront Vous plaire, * et la méditation de mon cœur sera toujours en votre présence.

Et seront tels qu'ils te complaisent, les discours de ma bouche : et la méditation de mon cœur sera en ta présence toujours.

 Accueille avec faveur les paroles de ma bouche, 
et les sentiments de mon cœur, 
devant toi,

Domine adiutor meus et redemptor meus

Seigneur, vous êtes mon secours * et mon rédempteur.

Seigneur, mon aide et mon rédempteur.

Yahweh, 
mon rocher et mon libérateur !

Ainsi purifié par la prière de Notre-Dame, « immaculé », le serviteur de Dieu, l’esclave de Marie, pourra s’acquitter du sacrifice de louange (Ps 49, 14), car « la louange dans la bouche du pécheur n’est pas belle » (Si 15, 9).

Le verbe employé (complacere) comprend le préfixe « cum » qui signifie un accord. Il ne suffit pas d’aimer en parole ni de bouche, mais il faut le faire aussi en acte et en vérité (1 Jn 3, 18). Ou encore, il faut plaire à Dieu et aux hommes (« Il [Moïse] fut aimé de Dieu et des hommes, et sa mémoire est en bénédiction » Si 45, 1).

Le serviteur de Dieu, purifié, peut non seulement bien prêcher (action) mais aussi méditer avec fruit (contemplation). Sa méditation sera toujours « en présence de Dieu », parce qu’ il regarde Dieu (« Bienheureux les cœurs purs car ils verront Dieu » Mt 5, 6), et aussi parce que Dieu le regarde (« Les yeux du Seigneur sont sur le juste » Ps 33, 16)

Cette méditation continuelle ne peut se faire sans Dieu « notre secours » qui nous aide à bien faire, de Jésus « notre rédempteur » qui nous arrache au mal.

Que Notre-Dame qui conservait toutes ces choses dans son cœur immaculé (Lc 2, 19 et 51), les méditant sans cesse, nous aide ainsi à méditer ce psaume par elle, avec elle et en elle.

 



[1]  — Pour une explication plus complète des divers sens du texte sacré, voir Le Sel de la terre 77, p. 6, n. 2.

[2]  — « Mais je dis : est-ce qu'ils n'ont pas entendu ? Certes, leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde » Rm 10, 18.

[3]  — Pour les Anciens, les cieux étaient le lieu du feu, puisque le feu a tendance à s’élever et que les étoiles sont des boules de feu.

[4]  — « Si scirem deos peccata ignoscituros et homines ignoraturos, adhuc propter vilitatem peccati peccare erubescerem » Phrase attribuée à Sénèque par les commentateurs du Moyen-âge.

[5]  — « Gaude Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti in universo mundo » (Liturgie).

[6]  — Ct 6, 9 : « Quæ est ista quæ progreditur quasi aurora consurgens, pulchra ut luna, electa ut sol, terribilis ut acies ordinata ? »

[7]  — « Sicut sol oriens mundo in altissimis Dei sic mulieris bonae species in ornamentum domus eius » (Si 26, 21).

[8]  — « Et le Soleil de justice se lèvera pour vous qui avez craint mon nom, et le salut sera sous ses ailes » (Mal 4, 2).

[9]  — « In sole, in utero sanctae Mariae virginis. Maria interpretatur stella maris. Lumen solis magis lucet quam stellarum. Sol justitiae Dominus, ut ait propheta : Orietur vobis sol justitiae (Mal 4) : quod est Christus. Illuminavit sol iste stellam, id est, Mariam, ut esset sicut sol. Ideo posuit tabernaculum suum in sole, quando corpus assumpsit de utero suo. » (Saint Jérôme, Breviarium in Psalmos, PL 26, 873.)

[10] — D’après Joseph de San Miguel y Barco O.P. (né en 1621), Biblia Mariana, Gènes, Lertiana, 1749, p. 76-78.

[11] — « Catuli leonum rugientes ut rapiant et quaerant a Deo escam sibi ; ortus est sol et congregati sunt et in cubilibus suis collocabuntur » (Ps 103, 21- 22). Voir aussi Ct 6, 9 cité précédemment.

[12] — « Sol est omni luce in quantitate major, claritate lucidior, fœcunditate virtuosior. Fons lucis et caloris. » D’après Armand de Belvezer O.P. mort en 1334, qui a écrit des Collationes Psalterii.

[13] — « Et ipse tamquam sponsus procedens de thalamo suo. Sponsus, verbum Patris, sponsa caro humana : cum qua de thalamo processit, id est, de utero Virginis. » (Saint Jérôme, Breviarium in Psalmos, PL 26, 873.)

[14] — En plus de cette grâce du Saint-Esprit qui nous incline vers le bien, la loi nouvelle contient secondairement un enseignement (le catéchisme) et des cérémonies du culte (les sacrements notamment).

[15] — Dieu l’avait promis dans l’ancien Testament : Jer 31, 31-33. ; Ez 11, 19-20.

Informations

L'auteur

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).

Le numéro

Le Sel de la terre n° 78

p. 4-18

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