Le croisé de Notre-Dame
par le père Jean Reynaud, des frères de Saint-Vincent-de-Paul
La question sociale est une question qui intéresse de près les catholiques et tous les bons citoyens. Ne voyons-nous pas notre société civile en pleine désagrégation ?
La congrégation à laquelle appartient le père Reynaud, congrégation des frères de Saint-Vincent-de-Paul, fut fondée au siècle dernier par le père Jean-Léon Le Prévost, dans le but de travailler au retour d’un ordre social chrétien conforme aux principes du Syllabus. A cette congrégation appartint un prêtre de feu, le père Gabriel Jacquier, qui entreprit d’œuvrer à cette restauration d’une façon particulièrement mariale. Les principes qu’il a posés nous semblent les vrais principes de la restauration de la royauté du Christ par Marie.
Nous avons donc demandé au père Reynaud, très attaché à sa congrégation ainsi qu’à la dévotion mariale, de nous donner un aperçu de la vie de cet apôtre. A la suite de quoi nous publierons, dans ce numéro et le suivant, deux textes fondamentaux du père Gabriel Jacquier qui seront utiles à tous ceux qui veulent se consacrer à la restauration de la chrétienté.
Le Sel de la terre.
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Ils ne se sont jamais ni connus, ni rencontrés sur cette terre. Contemporains et frères d’armes dans leur passion d’aimer et de faire aimer Marie, tels sont saint Maximilien Kolbe et le père Gabriel Jacquier, disciples de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Comme son contemporain, le père Jacquier sera-t-il un jour élevé sur les autels ? C’est le secret de Dieu et de l’Église. D’ailleurs, selon l’une de ses devises familières : « Peu importe ce qui arrive, pourvu que la très sainte Vierge soit contente et glorifiée ».
Leur vie à tous les deux, sur un fond commun marial des plus impressionnants, évolue dans des circonstances bien différentes.
Le 14 août 1941, compagnon volontaire d’une quinzaine de détenus condamnés à mourir de faim et de soif, le père Maximilien, dernier survivant, après avoir assisté ses compagnons dans leur agonie, est achevé par une injection d’acide dans le bras gauche. Par l’arc de triomphe de la charité, le « chevalier de l’Immaculée » entrait dans la gloire de sa souveraine.
Quelques jours plus tard, le 13 décembre 1942, le pape Pie XII consacrait le genre humain au Cœur Immaculé de Marie. De sa chambre d’agonisant, le père Jacquier suivait, ravi, la récitation de la consécration prononcée par son supérieur général en union avec le Saint-Père et la chrétienté.
C’est alors que, brusquement, il perdit connaissance. Son entourage commença les prières des agonisants. Et, tandis que se récitaient l’Angelus et quelques Ave, il quittait la terre.
Les premières années
Religieux comme Maximilien Kolbe, il appartient à la congrégation des frères de Saint-Vincent-de-Paul dont le fondateur est le père Jean-Léon Le Prévost (1802-1874), animé d’une audace apostolique qui contraste avec une santé des plus fragiles [1].
Son fils spirituel sera à l’image de son père en religion, au physique et au moral. Bien que souffrant d’une santé très fragile, il s’intègrera pleinement dans son programme apostolique :
« Refaire la famille détruite par la Révolution ; patronner les apprentis livrés sans défense à des patrons inconscients de leurs devoirs ; travailler à la restauration de l’ordre social chrétien et, dans ce but, préparer le rétablissement des corporations qui en forment comme l’assise fondamentale, c’est tout ce programme que le père Le Prévost s’efforce de réaliser par lui-même et par ses fils [2]. »
Gabriel Jacquier ou Gaby, comme on aimera l’appeler, « naît le 27 mai 1906 à Paris, d’une famille originaire de la Haute-Savoie, de ces vieilles familles profondément chrétiennes où la foi, comme la neige qui recouvre les hauts sommets des Alpes, est demeurée pure et sans tache [3] ».
Comme pour beaucoup de ruraux transplantés dans les grandes villes, la foi des jeunes parents Jacquier s’étiole. Le décès prématuré de son mari oblige Mme Jacquier à un surcroît de travail pour faire face aux exigences du commerce qu’elle tient dans le XVe arrondissement de Paris. Peu à peu, elle délaisse la pratique religieuse. Mais elle a à cœur de faire suivre à ses enfants les cours de catéchisme et envoie sa fille aînée au patronage. La grande sœur communique à ses frères l’heureuse influence du patronage. Chaque jour, une femme de ménage vient aider Mme Jacquier à la maison. Elle a un fils qui introduit Gaby et son jeune frère Georges au patronage Notre-Dame de Nazareth, 5, rue Blomet, Paris XVe [4].
Le directeur de l’œuvre était le père Pérollet, de la Congrégation des frères de Saint-Vincent-de-Paul. Ce ne furent pas les jeux qui attirèrent Gaby, mais l’amitié que savait créer le père entre tous ses jeunes et l’affection dont chacun se sentait pénétré.
Au retour d’une retraite prêchée par le père Houdiard, des frères de Saint-Vincent-de-Paul, Gabriel déclare à sa mère : « Je serai certainement religieux. Je ne sais pas si ce sera dans un ordre contemplatif ou non. Mais, en tout cas, je ne serai pas prêtre séculier [5]. »
C’est le 15 août 1925 que Gabriel entre au noviciat des frères de Saint-Vincent de Paul. Depuis l’expulsion des religieux de France, il est installé à Tournai en Belgique. Le père maître en est le vénéré père Henri Hello. Des générations de novices ont reçu de lui la formation religieuse. Son esprit est toute rectitude. C’est un vétéran des luttes pour l’orthodoxie [6]. La vérité a été pour lui, dans tous les domaines, cette dame pour laquelle on jette son gant et que, dans les blessures, on continue à saluer et à servir jusqu’au don même de soi, pourvu que triomphent ses couleurs. Il a déjà saigné, et dans son corps, et dans son cœur, pour elle. Mais il ne parle d’elle qu’avec extase, comme Ernest Hello, son oncle [7]. L’orthodoxie a des sœurs que l’on chérit avec elle. De son autre oncle, le saint père Emile Hello, le pionnier des œuvres de jeunesse dont le culte a été la virginité des cœurs, et qui l’a initié à l’apostolat des jeunes de Nazareth, il a hérité cette tendresse surnaturelle pour les belles âmes.
Le nouveau novice est issu de cette œuvre où, après son oncle, le père Henri Hello a dépensé le meilleur de sa longue vie.
Le noviciat a eu à sa tête, vingt ans auparavant, un autre homme qui l’a marqué d’une empreinte ineffaçable, le père Georges Bellanger. Passionné promoteur de la « véritable dévotion à la Sainte Vierge », il a chanté ses louanges comme saint Bernard. Il l’a prêchée avec la même ardeur qu’un saint Louis-Marie Grignion de Montfort et surtout il a vécu dans son intimité comme saint Jean. Il a repris pour lui la parole de l’Évangile : « le disciple prit Marie chez lui ». Chez lui, ce fut successivement l’œuvre militaire d’Arras, puis le noviciat dont il a voulu la faire Reine et Maîtresse. Rien, depuis lui, ne s’y fait sans Marie ; tout est imprégné de son souvenir et de sa maternelle tendresse. C’est Marie, la Vierge du bon conseil, qui prend en main chaque nouveau membre de la Congrégation. Par la consécration totale de soi à cette bonne Mère, le novice devient son enfant et reçoit comme un droit tous les soins qu’elle a prodigués à Jésus. S’il veut, comme lui, s’abandonner vraiment à l’action de Marie, il avancera rapidement vers la perfection [8].
C’est dans le moule de ce noviciat que Gabriel est marqué, pour la vie, de la dévotion mariale.
Puis c’est Rome, le scolasticat, sous des maîtres prestigieux, les pères Charles Maignen [9] et Henri Jeoffroid, hommes de doctrine et d’intègre orthodoxie, dans l’exacte ligne des décrets et encycliques de saint Pie X. Alors que les trois quarts des frères et pères de la congrégation refusaient les décisions de la visite apostolique ordonnée par le pape Pie X en 1914, ils furent de ceux qui prirent la tête pour l’application des orientations du pape et furent choisis pour en imprégner les générations montantes au scolasticat de Rome.
Le climat insalubre de Rome, pour une santé aussi délicate que celle du séminariste Gabriel, obligea ses supérieurs à lui faire rejoindre des régions plus propices. Il regagne donc la Belgique et Tournai. C’est au Saulchoir, au scolasticat des frères prêcheurs, qu’il terminera brillamment ses études théologiques.
Le 17 juillet 1932, il recevait la prêtrise dans la chapelle du patronage Notre-Dame de Nazareth où, dix ans auparavant, s’était décidée sa vocation. Dix ans plus tôt, au seuil de cette même chapelle, à la sœur du père Jacquier, lui transmettant le consentement de Mme Jacquier au départ de son fils pour le séminaire, le père Pérollet avait dit, dans une joie prophétique : « Mademoiselle, vous verrez ce que je vous dis. Il viendra une période terrible pour la foi. Le bienheureux Grignion de Montfort a prédit que seuls des apôtres au cœur de feu, prêchant Marie avec amour, sauveraient la foi par leur immolation. Je suis sûr que Gaby sera un de ceux-là. C’est pourquoi je tenais tant à ce que sa vocation aboutisse au plus tôt [10]. »
Prêtre et apôtre
Dieu lui donna dix ans de vie pour exercer son ministère de prêtre et d’apôtre.
Saint Maximilien Kolbe fut le « chevalier de l’Immaculée » pour une période de plus longue durée. Son vigoureux état de santé lui permettait aussi d’entreprendre des travaux fatigants, des déplacements nombreux et lointains jusqu’en Extrême-Orient. La Providence lui permit ainsi de chevaucher, de guerroyer, tel un vassal chevalier aux côtés de sa céleste suzeraine, pour étendre son signe, selon ses désirs « fous », à travers la terre entière.
Telle n’était pas la vocation du père Jacquier. Français, sur une terre bastion de la Révolution, tout jeune, il a été au contact de ce monde impie, laïque, qui organise jusqu’à l’école les moyens les plus aptes à détruire totalement la foi du petit enfant baptisé. Il parlait d’expérience du drame profond et criminel du laïcisme :
« Vous ne savez pas quelles graves répercussions peut avoir sur un enfant le fait de ne jamais entendre parler de Dieu à l’école. Ce que dit le maître est parole d’Évangile pour l’enfant. Si le maître ne parle jamais de Dieu, c’est que cela n’a pas d’intérêt pour la vie [11]. »
Déjà, le patronage avait été pour lui l’antidote et le vaccin contre le mal, en même temps que l’apprentissage du combat pour la foi. Ses maîtres, au noviciat comme au scolasticat, pionniers de la lutte anti-laïque, anti-révolutionnaire, le peaufinaient [12] dans cet art du combat pour la foi.
« Je me sens une puissance de vie formidable malgré {le fait] que je sois diminué physiquement. Je me sens la Contre-Révolution intégrale [13]. »
Prêtre et apôtre, il sera donc non pas « chevalier » galopant allègrement, mais le « croisé de Notre-Dame ». L’expérience de ses anciens et la formation dont il hérite lui ont révélé la source du mal qui gangrène les peuples, les nations depuis 1789 : « la Révolution française, essentiellement satanique » (Joseph de Maistre). Elle s’attaque aux forces vitales de l’Église. Il est connu que les papes ont proclamé la France fille aînée de l’Église. Il est normal que la France soit la cible numéro un de l’enfer, le bastion de la Révolution d’où partent ordres, consignes, attaques contre Dieu et l’Église.
C’est là qu’il faut porter le plus fort du combat. Il s’en explique dans les deux fascicules [14] qu’il produit, paraphés élogieusement par Mgr Harscouët, évêque de Chartres, le 31 mai 1939 : L’ordre social chrétien par le Règne social de Marie et Le manuel du croisé.
La Providence lui ménage les conditions idéales de vie sédentaire pour mener la lutte, suivre les péripéties du combat, ne pas se laisser distraire par de savantes stratégies de dispersion en provenance de l’adversaire.
Sa santé ne lui permet pas des déplacements fréquents. La majeure partie du temps, il stationnera dans son quartier général, le cercle Maurice Maignen, patronage à la fois externat et internat. Il en est l’aumônier. C’est à ce poste que ses supérieurs l’ont affecté. Des adultes s’y rendent aussi, animés du même souci d’apostolat dont il est lui-même animé auprès de ces jeunes. Le cercle Maurice Maignen devient le centre de formation, l’école de guerre pour donner à la croisade un encadrement des plus solides :
« Dans son bureau, que de belles choses ont été dites ! Sa direction n’avait pas de plan, de méthode. C’était une conversation intime, un cœur à cœur, une âme qui se déversait dans une autre âme qui savait comprendre et deviner sans mettre à la torture la conscience. Il n’hésitait pas à consacrer des heures à une âme de choix. Avec celle-ci, il ne causait que de la très sainte Vierge ; il ne voulait pas de “dévotion” à Marie, mais une “vie” mariale [15]. »
« Dans presque toutes ses lettres il inculque, en passant, cette vérité que la vie intérieure, la vie d’union, est l’élément primordial de toute action apostolique. Il le sait par expérience, lui que la maladie a paralysé dans son besoin de se répandre, de courir aux âmes, et qui a conscience des biens que la Providence a réalisés en se servant de cet instrument sans valeur [16]. »
La guerre
1939 : la guerre est déclarée. L’exode des populations commence dans l’effroi et le désordre. Paris se vide. Le père Jacquier reste à son poste d’aumônier du cercle, rue de Lourmel, Paris XVe.
« Nous vivions, écrit-il, dans un monde désaxé au point de vue surnaturel. On ne connaît plus la suprême rigueur des droits de Dieu, ni l’efficacité unique du seul amour pour sauver. Alors, on biaise et on utilise les moyens humains comme suprême consolation, et les âmes demeurent quelconques [17]. »
L’exode s’accentue avec la défaite. « Gardons notre confiance, écrit-il. La sainte Vierge veille sur nous et sur les nôtres. Je n’ai jamais eu tant d’espérance que depuis que tous les moyens humains sont écroulés. Notre Reine sauvera à son heure [18]. »
Depuis quelques années, régulièrement, sans éclat ni tapage, voulant œuvrer pour le redressement de la société, des hommes généreux se sont mis sous sa conduite mariale. C’est avant tout pour eux que le père a composé ses deux écrits et a jeté sur ses Carnets noirs [19] de courtes réflexions théologales et mariales, pour aider à une vie mariale tout axée sur l’intimité avec la Trinité Sainte.
En zone libre comme en zone occupée, « ses hommes » se trouvent en contact avec des âmes d’élite. Hélas ! ils ont maintes fois constaté les terribles et profonds ravages du libéralisme jusque sur les intelligences et les consciences de catholiques – clercs et laïques – ardents dans la « Révolution Nationale ».
Et oui, jusqu’à certains prêtres, éminents aumôniers de groupement de jeunes…
Les « hommes » du père Jacquier frémissent d’impatience et d’inquiétude. La croisade les unit. Le père leur demande « calme et patience ».
« Rendez donc témoignage à la vérité “opportune et importune” [de manière opportune et importune]. Efforcez-vous seulement de le faire avec calme. On montre, et c’est tout. Sans discuter, comme saint Jean-Baptiste : “Ecce Agnus Dei”. « Eh oui ! il y a des “concessions” nécessaires, mieux, des “silences” nécessaires pour entrer en contact avec le commun, mais ce n’est pas l’idéal et il faut garder l’âme tournée vers l’absolu à réaliser envers et contre tout [20]… »
La mort
L’œuvre va subir une épreuve suprême, son chef va quitter la terre. Il le pressent depuis plusieurs mois. Il ne s’en effraie pas pour l’avenir de la croisade qu’il a lancée dans le monde. Au contraire, il sait que dans les plans de Dieu, jamais le même ne sème et ne récolte. Ce serait trop contraire d’ailleurs à l’esprit d’abandon des « petits » de Marie que de se croire nécessaire dans ses mains. Depuis longtemps, il s’est rompu à accepter, comme une faveur spéciale, d’être chargé d’une mission et d’être trouvé incapable de la mener, afin que ce soit Marie qui prenne elle-même en mains la conduite des choses et que tous ne voient qu’elle.
Gabriel devine que son rôle est plutôt celui du grain qui doit mourir en terre pour que croisse l’épi. L’hiver de son œuvre a sonné.
« On aime toujours apprendre, écrit-il en octobre, que ses enfants marchent dans la vérité. Continuez donc, il faut tendre à se perdre en elle, pour être avec elle en relation vivante d’amour à chacune des trois Personnes. Voilà ce qu’elle EST, voilà donc ce qu’elle nous FERA. « Qu’il fait bon admirer Marie toute perdue en la très Sainte Trinité, et s’offrir à elle pour qu’elle nous emporte dans cette vie. Pour le moment, c’est de plus en plus la solitude pour tous les enfants de Marie, mais bientôt, soyons sûrs de notre Reine, retentira le “jam hiems transiit” [déjà l’hiver est passé]. De plus en plus il faut désirer que son règne arrive, que ce soit un désir vital… et Dieu et Marie le réaliseront [21]. »
Le 13 décembre suivant, Gabriel, trop avancé dans ce courant de vie qui monte de Marie vers la Trinité bienheureuse, sera emporté selon son grand désir vers l’éternité, cette vie sans fin qui nous unit à jamais à l’amour éternel.
Espérons que la dernière bénédiction qu’il donna à son œuvre la veille de sa mort dans la personne de trois de ses membres réunis autour de son lit d’agonisant sera le gage de son développement futur au jour et à l’heure marqués par la très sainte Vierge [22].
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Que l’œuvre de la croisade s’étende au service de Marie et sous son commandement : c’est l’ardent espoir des lecteurs et des usagers des Carnets noirs du père Gabriel Jacquier, ainsi que de ses deux brochures.
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[1] — Le père Charles Maignen, dont il sera question plus loin, a publié d’une part une Vie de Jean-Léon Le Prévost, en deux volumes hors-commerce réservés aux membres de sa congrégation, d’autre part un ouvrage destiné au public et intitulé Jean-Léon Le Prévost, fondateur de la congrégation des frères de Saint-Vincent-de-Paul. On peut y ajouter, pour la connaissance du fondateur et des débuts de la congrégation, son ouvrage en deux volumes sur Maurice Maignen et les origines du mouvement social catholique.
[2] — E. Mura, Doctrine spirituelle du Père Jean-Léon Le Prévost, Paris, Procure Générale du Clergé, 1937, p. 32.
[3] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, Paris, Procure Générale du Clergé, 1946, p. 13.
[4] — En 1938, ce patronage est transféré rue Lecourbe. Dans les locaux vides s’installe une œuvre nouvelle, toujours dirigée par les frères de Saint-Vincent-de-Paul, chapelle et patronage Notre-Dame du Lys.
[5] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 41.
[6] — Il est l’auteur de plusieurs écrits, dont les titres sont sans équivoque : Les libertés modernes d’après les encycliques ; Le Syllabus au XXe siècle ; La vérité sur l’Inquisition ; La Franc-Maçonnerie et l’ouvrier ; Pour la vérité, combats et triomphe, etc.
[7] — L’ami de Louis Veuillot, auteur des ouvrages bien connus : L’homme (la vie, la science, l’art) ; Le siècle (les hommes et les idées) ; Philosophie et athéisme ; Du néant à Dieu ; Les plateaux de la balance, etc.
[8] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 40.
[9] — Outre la vie des premiers frères de Saint-Vincent-de-Paul, Charles Maignen a beaucoup écrit pour la défense de l’orthodoxie : Le père Hecker est-il un saint ? ; Nationalisme, catholicisme, révolution ; La souveraineté du peuple est une hérésie ; Nouveau catholicisme et nouveau clergé ; La doctrine sociale de l’Église d’après les encycliques de Léon XIII, Pie X, Pie XI, de 1891 à 1931, etc.
[10] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 97.
[11] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, pp. 36-37.
[12] — = préparaient avec soin (NDLR).
[13] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 64.
[14] — Nous reproduisons le premier ci-dessous, et le deuxième paraîtra dans le prochain numéro de la revue (NDLR).
[15] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 127.
[16] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 133.
[17] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 130-131.
[18] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 193.
[19] — R.P. Gabriel Jacquier, La vie mariale – Les carnets noirs, Procure des religieux de Saint-Vincent-de-Paul, 27 rue de Dantzig, Paris, 5e édition, 1988.
[20] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 194.
[21] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 195.
[22] — R. Doury, Vie et doctrine mariale du R. P. Jacquier, p. 196.
Informations
L'auteur
Ordonné prêtre le 4 juillet 1937 dans la congrégation des frères de saint Vincent de Paul (SV) le père Jean Reynaud (1912-1997) y fut initié à la pédagogie du patronage.
Fidèle à la messe traditionnelle, il fut aumônier du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France (MJCF) à partir de 1975.
Le numéro

p. 182-189
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