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Courrier des lecteurs

 

Voici quelques brefs aperçus du courrier reçu :


– Un lecteur qui a le sens de l’humour nous envoie ceci :


 

 

 

 

 

 

Nous lui avons quand même demandé s’il pouvait nous préciser ce qui lui déplaît.

 

 

– Question d’un lecteur mal informé :

 

Chers Pères. Ceux qui se sont opposés à Mgr Fellay en 2012 étaient opposés absolument à toute discussion en vue d’une reconnaissance canonique tant que les interlocuteurs demeuraient modernistes, ce qui est l’erreur de l’abbé Pivert, et que Mgr Lefebvre n’a jamais donné comme principe. Est-ce là votre principe ?

(Lettre signée.)

 

– Réponse :

 

Cher Monsieur. La description que vous faites de la position des opposants à la nouvelle politique de Mgr Fellay est caricaturale au point d’être fausse. Notre principe est celui que Mgr Lefebvre a exposé de façon claire à de nombreuses reprises après l’échec des négociations de 1988 et que vous trouverez dans les Fideliter entre 1988 et 1991.

Ce principe a été celui de la Fraternité Saint-Pie X jusqu’en 2012. Il est encore clairement affirmé par le chapitre de 2006 : « Les contacts que [la Fraternité] entretient épisodiquement avec les autorités romaines ont pour seul but de les aider à se réapproprier la Tradition, que l’Église ne peut renier sans perdre son identité, et non la recherche d’un avantage pour elle-même, ou d’arriver à un impossible « accord » purement pratique. »

En mars 2012 Mgr Fellay a annoncé qu’il abandonnait ce principe (en le qualifiant indûment de « ligne de conduite » : « il ne s’agit pas là d’un principe, mais d’une ligne de conduite [1] »), et cet abandon a été cautionné par le chapitre de 2012. Les textes sont là, et ils sont clairs.

 


 

– Question sur la « thèse du Cassisiacum » :

 

Chers Pères. Les sédévacantistes sont en train de promouvoir ici la « Thèse de Cassiciacum » qu’ils présentent comme plus mitigée, donc plus acceptable. Auriez-vous une étude qui la réfute ?

(Lettre signée.)

 

– Réponse :

 

Cher Monsieur. Vous trouverez une brève réponse dans le Catéchisme sur le sédévacantisme. Il est très difficile de discuter avec un sédévacantiste car en général ils se basent sur une « évidence » qui ne se raisonne pas, et qu’ensuite ils cherchent à justifier par des raisonnements sans fin.

Je ne sais si vous avez jamais essayé de lire les Cahiers de Cassiciacum, c’est indigeste au possible. Il n’est pas étonnant que la revue n’ait eu que trois ou quatre numéros. Mais il est plus étonnant que la « thèse » perdure. Peut-être que personne ne la comprend…

Comment un pape « materialiter », donc sans autorité, peut-il nommer de vrais cardinaux (même « materialiter » cardinaux) ? C’est un mystère !

Remarquez aussi que ce genre de discussion est assez vain, car en pratique nous agissons de la même manière qu’eux : nous ne tenons pas compte des enseignements actuels des papes, qui se basent sur de faux principes et n’entendent pas enseigner la Tradition. De même qu’en philosophie il est inutile d’inventer des concepts quand ce n’est pas nécessaire, de même ici, il est vain d’inventer une « thèse » inutile.

 


 

– Un lecteur écrit :

 

Je suis dans une position d’attente et d’observation, certes, mais je constate que vos analyses de la situation sont conformes à la réalité de ce que l’on peut observer objectivement.

 


 

– A propos de l’article sur la validité des confirmations paru dans Le Sel de la terre nº 92, un lecteur donne le témoignage suivant :

 

Nous savions que dans l’Église conciliaire tout est permis, du moment que c’est original, au mépris de toutes les lois canoniques. Pas une messe n’est pareille ! On ne sait pas jusqu’où ira cette liturgie en perpétuelle évolution. En octobre 2008, en l’église Sainte-Étienne-de-Bellevue à Nantes, je me suis fait « confirmer » par Mgr Georges Saulnier, alors évêque de Nantes en poste de l’Église conciliaire.

Cet évêque est né en 1933 est passé pour ses études par l’Institut catholique de Paris. Il est ordonné prêtre en 1960 pour le diocèse de Rodez et est entré chez les Sulpiciens en 1961. Ensuite il devient Supérieur du séminaire des Carmes toujours à Paris jusqu’en 1988, date à laquelle il reçoit la consécration épiscopale des mains du cardinal Lustiger. Il est alors nommé évêque auxiliaire de Paris. A partir de 1996, il est nommé évêque de Nantes. Il préside le Comité Enfance-Jeunesse. Il fait aussi partie de la commission éducation, vie et foi des jeunes et est membre de la commission pour les ministères ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale. En juillet 2009, le pape accepte sa renonciation pour atteinte de la limite d’âge.

Au cours de cette cérémonie, la vingtaine de confirmands que nous étions (une quinzaine de jeunes en classe de seconde d’un institut d’enseignement « catholique » de Saint-Herblain et le reste : des jeunes du diocèse de Nantes), n’a pas reçu d’huile sainte. Nous n’avons effectué aucune retraite préparatoire de réflexion sur les dons du Saint-Esprit pour recevoir dans de bonnes dispositions ce sacrement afin qu’il soit fructueux. Chacun tour à tour s’est approché avec son parrain et sa marraine pour voir la personne médiatique de la journée : l’évêque. Le tout dans une ambiance festive, sans la moindre génuflexion devant le Saint-Sacrement ; les fidèles ont même, à l’issue de la cérémonie, déboulé devant l’autel pour entourer l’évêque. Ce sacrement, avec lequel nous devenons normalement soldats de Notre-Seigneur Jésus-Christ, était parfaitement invalide.

Dans une autre paroisse de Nantes, le 8 juin 2003, en l’église Saint-Léger d’Orvault, j’ai fait ma première communion, sans m’être jamais confessé ni savoir ce que je recevais : le Corps de Notre-Seigneur. Le prêtre, monsieur l’abbé Marc Moreau a oublié de préciser ce léger détail, de même que la nécessité d’être en état de grâce pour communier. Nous nous demandons à quoi servent les prêtres qui ne croient même pas en la présence réelle !

Finalement, je remercie infiniment le bon Dieu de m’avoir fait connaître des communautés qui ont conservé la foi catholique et qui distribuent de véritables sacrements et l’enseignement doctrinal catholique traditionnel, qui apportent une véritable nourriture spirituelle et ont permis ma conversion. On ne va pas à la messe pour perdre son temps, ni pour applaudir un chant de sortie, le prêtre refait le sacrifice de la Croix de façon non-sanglante pour la rémission de nos péchés, ce que l’Église conciliaire semble avoir oublié…

(Lettre signée.)


[1] — http://tradinews.blogspot.fr/2012_02_19_archive.html.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 93

p.209-211

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