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Le Saint Graal

 

 


Un défi a été relevé : le Saint Graal n’est plus à quérir, il n’est pas un mythe : il est le vrai calice de notre Sauveur, la plus insigne relique après la Sainte Croix, vénérée dans la cathédrale de Valencia.

Ce petit livre sérieux, soucieux d’exactitude et très documenté, se présente comme une démonstration qui répond à la question : le Calice de Valencia est-il bien celui de Jésus-Christ ? L’enjeu est de taille ; il en va de la piété des fidèles, qui ne peut se contenter du beau mais qui doit aussi se nourrir du vrai.

Longtemps reléguée, dans des eaux troubles plus ou moins ésotériques et gnostiques, l’histoire du Saint Graal suscite la curiosité. Les investigations méthodiques du présent ouvrage sont passionnantes. On serait tenté d’y voir un véritable roman policier… mais justement tout l’intérêt est que ce n’est pas un roman ; on est plongé tour à tour dans tous les grands moments de la chrétienté : les scènes vivantes des temps apostoliques, les persécutions des premiers martyrs, l’Espagne menacée par l’islam, la chevalerie… La sainte relique semble prolonger la vie du divin Maître qui « n’a[vait] pas où reposer la tête ». Elle s’est également choisi de préférence les contextes militaires pour se protéger. Elle a échappé de peu aux saccages et aux sacrilèges des troupes napoléoniennes et communistes.

A chaque page les arguments convergent et convainquent de la véracité du Saint Calice de Valencia – qui a été aussi celui de Jérusalem par saint Jean, de Rome par saint Pierre, de Huesca et Saint-Jean de la Peña par saint Laurent. La tradition est bien fondée, elle a toujours été respectée des autorités ecclésiastiques et entretenue par un culte fervent en Espagne.

L’auteur n’a garde de tuer le mystère qui entoure ce joyau mais il le met à sa vraie place : celle de la foi. Tout l’esprit de cette étude à la fois historique, archéologique, artistique et même théologique (voir le commentaire des textes de la messe relative au Précieux Sang, appuyé sur Lebrun), est vraiment la vénération du Sang du Sauveur. Le lecteur est invité à l’adoration. Il ne s’agit pas d’une étude plastique par un chercheur profane.

On ne peut lire l’épilogue sans être touché des paroles sacerdotales qui invitent les lecteurs à « s’ar­rêt[er] devant le Calice, et crois[er] ne serait-ce qu’un instant, le regard de Celui qui s’offre pour eux ».

 

Dominica

 

Abbé Bertrand Labouche, Le Saint Graal ou le vrai Calice de Jésus-Christ, Chiré-en-Montreuil, Éditions de Chiré, 2015, 128 p., 15 €, ISBN : 978-2-8519-0189-7.

[Sur le saint Graal de Valence, voir aussi Le Sel de la terre 60, p. 155-156.]

 

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 93

p. 183-184

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