top of page

Nouvelles de Rome occupée

Propos du pape François 

 

 

 

— Lors du « Jour de la terre » célébré à Rome le 24 avril 2016 par les Focolari : « [Tous les hommes], nous avons tous quelque chose en commun : nous sommes tous des humains. Dans cette humanité, nous nous rapprochons pour travailler ensemble. ″Mais moi, je suis de telle religion, de telle autre, dira-t-on″. Peu importe ! Allons tous de l’avant pour travailler ensemble. Se respecter, se respecter ! Alors, nous verrons ce miracle d’un désert qui devient forêt. » (Osservatore Romano, 28 avril 2016, p. 4.)

Notre Seigneur Jésus-Christ a dit : « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice [la sainteté], et tout cela [Notre-Seigneur parle ici de la nourriture et du vêtement, types des choses terrestres] vous sera donné par surcroît [Mt 6, 33]. » (Mt 6, 33). Et encore : « Que sert  à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme » (Mc 8, 36). Comment le pape peut-il dire : « peu importe ! » ?


— Sur l’Islam : « L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’Islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter avec la même idée de conquête la fin de l’Évangile de Matthieu où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations. » (Entretien du pape avec le journal La Croix, 17 mai 2016.)

Voici la finale de l’Évangile de saint Matthieu : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, et leur enseignant à observer tout ce que je vous ai commandé. » Auparavant il leur avait dit : « Voici que je vous envoie comme des loups au milieu des agneaux » (Mt 10 16). Les missionnaires utilisent le glaive de la parole, et au besoin donnent leur vie pour leurs brebis. Le jihad se fait par d’autres moyens, comme nous le voyons dans l’histoire depuis Mahomet jusqu’à Daesh.


— A des représentants de l’Institut de Jaïnologie [voir ci-après la note sur cette secte] : « Nous aimons tous notre Mère Terre, parce que c’est elle qui nous a donné la vie et qui nous protège. Je dirais qu’elle est aussi notre Sœur Terre, car elle nous accompagne dans notre cheminement dans l’existence. Notre devoir est de prendre soin d’elle comme on prend soin de sa mère, de sa sœur, avec responsabilité, avec tendresse et avec paix. […] Prendre soin de la Terre, c’est prendre soin et protéger l’humanité entière. » (Discours du 1er juin 2016.)

Les Jaïns sont des païens idolâtres. En leur parlant ainsi, le pape ne les encourage-t-il pas à persévérer dans leurs erreurs ? Et nous pouvons répéter ici les paroles de Notre-Seigneur déjà citées : « Que sert  à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme » (Mc 8, 36).


— Sur le concubinage : « J’ai vu tellement de fidélité dans ces concubinages, tant de fidélité ; et je suis sûr que ce sont des mariages vrais, qu’ils ont la grâce du sacrement, parce qu’ils sont fidèles. » (Discours du 16 juin 2016.)

On ne peut confondre le mariage, union sacrée, au point d’être un sacrement porteur de grâces et indissoluble, avec le concubinage, union humaine, peccamineuse et soluble.


— Sur Luther : « Je crois que les intentions de Luther n’étaient pas fausses. C’était un réformateur. […] Aujourd’hui, les luthériens et les catholiques, avec tous les protestants, nous sommes d’accord sur la doctrine de la justification : sur ce point si important, il ne s’était pas trompé. » (ORLF 26 du 30 juin 2016, p. 10.) [Le concile de Trente s’est donc trompé.]

Si le pape avait raison, c’est le concile de Trente qui se serait trompé. Mais ce n’est pas possible car ce concile a utilisé le privilège de l’infaillibilité.


— Sur le « bon combat » : « Dans un monde assoiffé de paix, de tolérance et de réconciliation, je souhaite que ces Jeux Olympiques puissent inspirer les sportifs et les spectateurs à mener ensemble le bon combat, qui est de terminer ensemble la compétition, avec le désir d’un don plus précieux qu’une médaille: la réalisation d’une société solidaire, fondée sur la reconnaissance d’une unique famille humaine, indépendamment des différences de culture, de couleur ou de religion. » (Audience générale du mercredi 3 août 2016.)

Le pape fait allusion à une parole de saint Paul, mais celle-ci a un tout autre sens : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi. Reste la couronne de justice qui m'est réservée, que le Seigneur, le juste juge, me rendra en ce jour-là ; et non seulement à moi, mais aussi à ceux qui aiment son avènement » (2 Tm 4, 7-8). Le pape, malheureusement, ne parle pas aux sportifs de la nécessité de garder la foi (catholique) et d’aimer l’avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire son incarnation.


Mgr Frantisek, évêque de Pilsen en Tchéquie (avec la croix et le cœur) et un prêtre de son diocèse (cheveux longs et « lunettes ») aux Journées Mondiales de la Jeunesse (Pologne, juillet 2016)

présidées par le pape François. Ayant abandonné les moyens surnaturels, ils ne savent plus quoi inventer pour attirer les jeunes. Mais à quoi les attirent-ils ?

Note sur le jaïnisme

Le but de la vie pour les jaïns est le même que pour l'hindouisme, le bouddhisme et le sikhisme: le croyant doit atteindre l'illumination menant à la fin des réincarnations, le nirvana. L'humain doit sortir du flux perpétuel des réincarnations, le samsara, par des choix de vie dont le premier, qui oriente tous les autres, est celui de l'universelle non-violence. Le culte jaïn consiste à réciter des mantras (comme le Namaskara Mantra [voir ci-après]) et à faire des offrandes (les pujas) dans les temples. Néanmoins certaines branches du jaïnisme refusent le culte des idoles ; ainsi :

« Le culte, intérieur et extérieur, a valeur uniquement subjective et sert à la concentration de l'esprit du fidèle sur l'exemple d'êtres parfaits que l'on peut imiter, mais qu'on ne peut prier d'intervenir dans le destin de l'homme. L'homme, en dernier lieu seul avec lui-même, en compagnie de son seul effort, pourra parachever l'ascèse qui le portera à la paix au-delà de toute expérience humaine. » (Encyclopédie de la philosophie.)

Namaskara Mantra :

Je salue les Arhats (les Jina [jina qualifie un humain qui a atteint l'état de Kevala Jnana, l'omniscience, l'état qui donnera la libération, le moksha à la fin de sa vie]),

Je salue les Siddha (ceux qui ont atteint la libération),

Je salue les Acharya (les chefs de communautés, les maîtres),

Je salue les Upadhyaya (les précepteurs),

Je salue tous les Sadhus (moines, nonnes),

Cette quintuple vénération efface tous les péchés [c’est commode !].

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 98

p. 146-148

Les thèmes
trouver des articles connexes

Informations et Chroniques : L'Actualité à la Lumière de la Tradition

La Crise dans l'Église et Vatican II : Études et Analyses Traditionnelles

Télécharger le Pdf ici :

.

bottom of page