top of page

Le directeur d’Écône

par Dominicus

De 1978 à 1982, les premiers frères de la Fraternité Saint-Dominique (aujourd’hui à Avrillé) étudièrent à Écône, au séminaire Saint-Pie X, dont le directeur était alors l’abbé Bernard Tissier de Mallerais, et le sous-directeur l’abbé Richard Williamson. Ils en ont gardé de vifs sentiments de reconnaissance.

Le Sel de la terre

 

 

Début octobre 1978, sur les conseils du père Guérard des Lauriers, qui leur avait donné l’habit dominicain, deux membres de notre Fraternité Saint-Dominique se rendent à Écône pour demander à Mgr Lefebvre s’il daignerait nous accepter dans son séminaire pour y suivre les études ecclésiastiques. Mgr Lefebvre donne aussitôt son autorisation et ajoute en riant : J’espère bien que le blanc ne déteindra pas sur le noir ! C’est aussi notre première rencontre avec le directeur du séminaire, l’abbé Tissier de Mallerais, affable et réservé.

Dimanche 15 octobre, nous arrivons pour les vêpres au séminaire : quatre frères en habit blanc et deux postulants.

A l’époque, le séminaire d’Écône rassemble tous les niveaux, depuis la première année (le séminaire de Flavigny n’existe pas encore) jusqu’à la sixième : une centaine d’élèves avec sept professeurs permanents.

Le directeur assure les cours de théologie morale et de théologie fondamentale, soit sept heures par semaine. Il est aussi prédicateur au séminaire et, certains dimanches, à l’extérieur, car Mgr Lefebvre tient à ce que les professeurs ne soient pas seulement dans les livres, mais aussi sur le terrain, auprès des âmes à sauver. Et comme l’abbé Pierre Épiney [1] a fondé plusieurs chapelles pour célébrer la messe traditionnelle dans le Valais, les professeurs du séminaire en desservent certaines le dimanche. Le séminaire fait d’ailleurs office de paroisse pour de nombreux fidèles.

En tant que directeur, l’abbé Tissier de Mallerais veille à l’unité du séminaire. Certes, Mgr Lefebvre est installé à Écône, mais, comme il s’en accuse souvent, il part régulièrement en voyage. Il incombe donc à l’abbé Tissier de Mallerais de maintenir le séminaire – en fait, les séminaristes – dans la droite ligne.


Les principes

Il s’y applique d’abord par ses cours, en insistant sur les principes. Sans eux, impossible de comprendre et juger droitement. La théologie morale, qu’il enseigne cinq heures par semaine, suit la Somme théologique et les commentateurs dominicains Prümmer et Merkelbach pour l’essentiel. En théologie fondamentale – deux heures par semaine – saint Thomas a encore la part belle avec des commentaires du père Ramirez.

Certes, le professeur ne peut pas tout dire sur les sujets abordés, mais les bons principes sont posés. Pour les faire appliquer, les examens écrits et oraux, deux fois par an, sont une bonne occasion. Par exemple, le 1er février 1979 l’examen écrit de théologie morale comporte une question sur l’assistance à la nouvelle messe. Le corrigé fut très attendu.

Les conférences du soir sont une autre occasion de mettre en œuvre les principes appris. Ainsi le 16 février 1980, sur le sédévacantisme, et en juin de la même année, quatre autres conférences sur le même sujet.


Pour lire la suite vous pouvez acheter le pdf ci-dessus


[1]    — L’abbé Pierre Épiney (1935-2022) était curé de la paroisse de Riddes sur laquelle s’installa en 1970 le séminaire d’Écône. Il devint rapidement l’ami de Mgr Lefebvre.

Informations

L'auteur

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).

Le numéro

Le Sel de la terre n° 131

p. 39-42

Les thèmes
trouver des articles connexes

Histoire de la Tradition : Le Combat pour la Messe et la Foi depuis 1970

Acheter le fichier ici :

1,50€

bottom of page