+ Cahiers Saint-Raphaël
Dire la vérité aux malades ? Réponse chrétienne
Différentes questions importantes sont abordées dans ce numéro 60 des Cahiers Saint-Raphaël, paru en septembre 2000.
L’obligation d’avertir
les malades sur leur état
Il y a une obligation grave, en charité, d’avertir de son état un malade en danger de mort. Ce dernier doit, en effet, pouvoir se préparer à paraître devant Dieu et mettre ordre à ses affaires temporelles. Il a droit à recevoir les secours de l’Église, en particulier le sacrement d’extrême-onction administré suffisamment tôt si cela est possible.
C’est le médecin le premier qui, étant le plus apte à juger du danger, avertira la famille de la mort prochaine du patient. La famille, elle-même ou par un prêtre, devra avertir le malade. Si la famille ne le faisait pas, le médecin, et même l’infirmière dans certains cas, devraient prévenir le patient.
Nous ne pouvons entrer ici dans plus de détails. En tout cas, la question est d’importance puisque la tendance générale actuelle de la médecine est plutôt d’endormir le malade de faux espoirs. Une médecine sans Dieu, pour qui la mort est un échec, pourrait-elle faire autrement ? Cela arrive même, hélas, dans des familles chrétiennes.
Or, de nouvelles dispositions législatives tendent à obliger le médecin à renseigner totalement son patient sur l’évolution de sa maladie. Un projet de loi en préparation veut même permettre au malade d’avoir accès à son dossier médical. Le docteur Dickès fait le point.
L’offensive des loges
maçonniques en bioéthique
Autre question abordée dans ce numéro des Cahiers Saint-Raphaël : la bioéthique et le respect de la vie. L’article est signé du docteur Thérèse Gillaizeau-Amiot, médecin gynéco-obstétricien, présidente du Centre Pie XII pour la morale du vivant, qui étudie les problèmes d’éthique médicale à la lumière du magistère traditionnel de l’Église.
Le gouvernement français mène en effet à nouveau une grande offensive contre les enfants et les familles : prolongation du délai légal de l’avortement à 12 semaines, distribution de la pilule dite “du lendemain” aux mineures par les infirmières des établissements scolaires, etc.
Les problèmes que soulèvent ces lois, comme la production et l’usage scientifique et thérapeutique des cellules-souches embryonnaires humaines, se posent en fait de façon internationale. Il faut être conscient qu’il s’agit là d’une offensive concertée contre l’ordre moral conçu par Dieu, et d’une tentative globale de déstabilisation et de destruction de notre société et de notre civilisation. Le but est la mise en place d’un nouvel ordre mondial anti-chrétien, fruit du travail des loges maçonniques et de la puissance du Planning familial. Le point de départ sur le plan de la bioéthique a été la révolution contraceptive. C’est le combat de Satan qui se veut le maître du monde, contre Dieu notre Créateur. C’est un combat essentiellement religieux qui, ajoutons-nous, nécessite donc l’emploi des moyens surnaturels pour contrer l’ennemi. Le « combat pour la vie » des dernières années, en particulier au moment de la loi pour l’avortement en France, s’est révélé un échec parce qu’on a refusé d’employer ces moyens surnaturels. (Par exemple, il était interdit de dire le chapelet publiquement lors des manifestations.) Inversement, le peuple catholique portugais a repoussé victorieusement l’avortement en 1998 par une croisade du rosaire organisée dans tout le pays pendant des mois.
Le parlement français devant être saisi une nouvelle fois des lois sur la bioéthique déjà votées en 1994, c’est l’occasion de faire un nouveau point sur ces questions très graves, puisque l’être humain est traité de plus en plus comme un simple objet dont on peut disposer dès sa conception.
Les prêtres aux armées
Sous le titre Les soutanes dans la tourmente, les Cahiers Saint-Raphaël rappellent ici combien le dévouement héroïque des aumôniers militaires a été une aide décisive pour le soulagement des blessés pendant la première guerre mondiale.
La présence officielle de prêtres dans l’armée pour y faire fonction d ’aumôniers est l’ordre normal des choses, les militaires catholiques ayant besoin de secours spirituels pour accomplir leur noble mission de sacrifice au service de la patrie. Cependant, ce n’est pas dans cet esprit que les prêtres avaient été appelés dans l’armée par le gouvernement français laïc. L’article du docteur Marc relate en effet les difficultés que les prêtres ont dû affronter pour participer à la guerre de 1914-1918. La loi de 1889, dite des curés sac au dos, affectait les prêtres mobilisés dans les services de santé, et la loi de 1905 alla jusqu’à envoyer les plus jeunes prêtres et religieux dans les unités combattantes. De plus, il y avait les prêtres non mobilisables, qui furent volontaires pour être aumôniers et aussi « pour ajouter des effectifs aux brancardiers et infirmiers militaires dont l’effectif était très inférieur au nombre requis » (page 47). Ces derniers étaient employés dans les zones de combat, mais il n’était pas question qu’ils soient dans les hôpitaux d’évacuation situés à l’arrière. On perce là l’esprit anti-catholique qui animait les chefs politiques et militaires en général. Un article de presse de l’époque dénonçait le scandale en ces termes : « Qu’on ait admis des prêtres sur la ligne de feu, dans les ambulances de l’avant, même dans les hopitaux de la zone des armées, cela est bon. Mais le blessé n’y reste point : on l’évacue, plus mal que bien, sur l’arrière ; après un terrible voyage dont il faut espérer qu’on va lui adoucir ou lui supprimer quelques étapes, il arrive dans une ville, la ville où les soins vont enfin lui être distribués – les soins du corps, car pour ceux de l’âme, c’est une autre affaire. »
« Petit soldat, on t’a laissé croire que tu avais une âme, tant que par là tu devenais plus brave et que la foi en la vie éternelle te disposait à sacrifier ta vie mortelle : apprends à présent que tu n’as point d’âme. Tu peux le croire si tu veux, mais c’est mal porté. Tu pourras, si tu apprends positivement que tu es en danger de mort, requérir la présence à ton chevet d’un ministre de la religion, mais il faudra que tu fasses une demande sur papier timbré, selon la formule prévue par le règlement, et que ta demande suive la voie hiérarchique ; cela sera bon pour une fois ; si le lendemain ou le surlendemain tu n’es pas mort [1] » (page 47).
Mais le docteur Marc cite aussi certains journaux de l’époque qui attaquent violemment la présence des prêtres exerçant leur ministère sacré dans les armées. La situation, écrit-il, s’améliora à partir de 1917, avec l’entrée en guerre des États-Unis, ce qui obligea à formuler des règlements de guerre inter-alliés qui laissaient de côté les principes républicains purement français.
Cet article des Cahiers Saint-Raphaël nous a rappelé un article publié par la revue Fideliter en septembre/octobre 1998, sous la signature d’Alain Denizot et le titre : « Les aumôniers militaires au cours de la Grande Guerre ». Il y était d’abord rappelé que l’État français a tout fait pour empêcher la présence d’aumôniers dans les armées, puis pour en restreindre le nombre. N’oublions pas que la vraie guerre n’est pas celle, visible, à coups de canons, entre Français et Allemands, mais celle, subtile, des ennemis de Notre-Seigneur Jésus-Christ contre l’Église catholique. « On parvint ainsi à avoir un aumônier pour 4000 hommes, deux aumôniers par division en avril 1918. » C’est déjà bien tard.
Une leçon est à noter pour aujourd’hui : même dans les tranchées, « l’aumônier est reconnaissable à son habillement spécifique : soutane courte, calot ou bonnet de police, brassard de la Croix-Rouge ». Honte aux ecclésiastiques actuels qui se cachent derrière leur tenue civile.
L’auteur relève que la déchristianisation était déjà profonde ; il cite le père Lenoir [2] : « Beaucoup de ces hommes n’ont pas la moindre notion d’une vie future, la plupart devant mon crucifix sont incapables de dire ce qu’il représente. »
Alain Denizot conclut que « les aumôniers militaires catholiques ont donc bien joué un rôle décisif, religieux et politique, au cours de la Grande Guerre ».
A ces deux articles, nous voudrions ajouter une dimension théologique qui nous paraît essentielle. Le cardinal Billot ayant traité magistralement ce thème, nous lui laissons la parole. Nous citerons deux sources, à défaut d’avoir pu retrouver le texte original :
— La première source se trouve en annexe d’un livre publié pendant la Grande Guerre en 1916 [3] :
Dans un discours prononcé à Rome le 25 mars 1915 en réponse à une conférence de M. René Bazin, Son Éminence le cardinal Billot émettait à ce sujet les pensées suivantes, austères sans doute, mais hélas d’une poignante justesse, qui le niera :
« Quel admirable retour des choses, a-t-on dit, quel résultat dépassant absolument toute prévision possible, quelle déroute des idées qui avaient présidé à la confection de la loi [4] ! Et la voilà cette loi, conçue dans le plus pur esprit d’hostilité sectaire à Dieu, à la religion et à l’Église, la voilà qui se retourne contre ses auteurs.
« Qui se retourne contre ses auteurs ? Oh, doucement, je vous en prie, doucement ! Et pour nous garder de tout enthousiasme exagéré, il suffirait... d’avoir reçu les confidences de nos évêques, torturés – le mot n’est pas trop fort – par l’angoisse que leur cause la perspective de l’avenir, de l’avenir de l’Église de France dont le clergé, pour les trois-quarts – c’est la statistique du ministère de la guerre – est en ce moment militarisé ; de nos évêques cherchant, sans trop y réussir, surtout si la situation venait à se prolonger, les remèdes capables, je ne dis pas de paralyser, mais tout au moins d’atténuer les maux qui résultent de cette situation [dans les diocèses [5]].
« Ce n’est pas – entendons-le bien – que je veuille mettre ici en doute l’héroïsme d’un grand nombre de prêtres, ni les magnifiques exemples de courage, d’abnégation et de dévouement que beaucoup ont donnés, au profit de leur ascendant sur leurs compagnons d’armes, et par là même aussi de l’influence apostolique qu’ils ont pu exercer autour d’eux. Non, non, ces faits sont acquis à l’histoire ; ils sont inscrits à l’une des pages glorieuses des annales du clergé français, contraint par les circonstances de faire de nécessité vertu ; ils figurent pour une large part parmi les indices du renouveau religieux.
« Mais ce que je veux dire, c’est que nous ne devons pas nous autoriser de ces faits pour nous faire à nous-mêmes et contribuer à entretenir autour de nous une mentalité qui, si elle venait à prévaloir, ne présenterait rien moins qu’un lamentable fléchissement, pour ne pas dire une entière ruine de l’idée chrétienne.
« Et quant à ces prétextes eux-mêmes, tirés de l’apostolat, de l’influence, du ministère à exercer etc., ce ne sont que de mauvaises raisons qui sont la suite d’un concours de circonstances accidentelles, fortuites, ou tout au moins transitoires, et non pas le résultat des principes de l’institution elle-même.
« Du reste, nous avons nous aussi à nous dévouer pour la patrie, jusqu’à l’effusion du sang inclusivement, mais de la manière que comporte l’ordre dans la vocation que Dieu nous a donnée. Omnia honeste et secundum ordinem fiant (1 Co 14, 40) [6]. »
— La deuxième source est la biographie du cardinal Billot par le père Le Floch [7] :
M. René Bazin [8] étant venu à Rome en 1915, accepta de faire une conférence au Séminaire français. Il prit pour sujet le renouveau chrétien, très remarqué aux premiers temps de la guerre. Le cardinal Billot, qui présidait l’assemblée, clôtura la séance par un beau et noble discours où il s’exprimait avec une liberté toute chrétienne, avec sa dignité patriotique et sa science théologique, dominant de haut le fracas de la guerre et le tumulte de l’opinion. Il établit de main de maître sur leurs bases doctrinales deux questions importantes dont on ne parlait pas toujours avec un ferme sens catholique, ce qui pouvait amener une déviation déplorable au mouvement puissant du renouveau chrétien. On allait jusqu’à soutenir que la mort sur le champ de bataille pour la cause juste de la patrie assurait par elle-même le salut éternel, faisant des héros comme de vrais martyrs. L’orateur affirma avec le pur enseignement théologique qu’il y a toujours une place possible à la visite de Dieu au moment suprême qui précède immédiatement la mort, même pour les pécheurs qui n’auraient donné jusque-là aucun signe de résipiscence, et qu’il y en aura une bien plus large encore dans les circonstances particulièrement propres à émouvoir la divine miséricorde, de la mort sur le champ de bataille […] ; que ceux qui tombent pour nous défendre sont alors l’objet d’une Providence spéciale de Jésus notre Sauveur […] ; mais de là à dire que le seul fait de tomber consciemment pour la cause juste de la patrie suffit à assurer le salut, « oh ! messieurs, quelle distance ».
Le cardinal Billot ne faisait que remémorer le simple enseignement théologique. Ce qu’il disait là, une autre grande voix, celle du cardinal Mercier, l’avait consigné en sa lettre pastorale sur « Le patriotisme et l’endurance ». « Dans l’acception rigoureuse et théologique du mot, écrivait-il, le soldat n’est pas un martyr, car il meurt les armes à la main, tandis que le martyr se livre, sans défense, à la violence de ses bourreaux. […] Ce doit nous être à tous une consolation chrétienne de le penser : ceux qui, non seulement parmi les nôtres, mais dans n’importe quelle armée belligérante, obéissent de bonne foi à la discipline de leurs chefs, pour servir une cause qu’ils croient juste, peuvent bénéficier de la vertu morale de leur sacrifice. »
Dans une autre partie de son discours, le cardinal Billot mit en garde contre une autre déviation dans l’idée que beaucoup se faisaient du prêtre soldat.
Il déclara tout d’abord qu’il était loin de mettre en doute l’héroïsme d’un grand nombre de prêtres et les magnifiques exemples de courage, d’abnégation et de dévouement que beaucoup ont donnés au profit de leur ascendant sur leurs compagnons d’armes, et par là même aussi de l’influence apostolique qu’ils ont pu exercer autour d’eux. Ce sont des faits acquis à l’histoire.
Mais le cardinal rappelle, en théologien et en historien, que la loi assujettissant le clergé à la milice, a été « conçue dans le pur esprit sectaire à Dieu, à la religion, à l’Église ; qu’elle est une loi impie, sacrilège, révolutionnaire et athée ; en pleine opposition avec l’ordre établi par Dieu et attentatoire, au premier chef, aux droits les plus sacrés de l’Église, aux immunités dont elle a joui jusqu’à ce jour chez tous les peuples et dans tous les temps. […] Ni la protestante Angleterre, ni la schismatique Russie, ni la luthérienne Allemagne, ni l’infidèle Turquie, pour ne point parler de la Belgique et de l’Autriche, n’ont même songé à mobiliser les prêtres. »
Cette évocation des principes de la théologie proclamés par les souverains pontifes et les règles du Droit canon imposées aux catholiques du monde entier déplut à quelques-uns. Le cardinal n’avait pourtant à recevoir de personne ni des leçons de théologie ni des leçons de patriotisme. Mais les annales de la franc-maçonnerie avaient enregistré le discours, et M. Herriot [9] crut devoir s’indigner, plusieurs années après, « des propos tenus dans cette maison sur le devoir militaire des prêtres ». Pourquoi donc aurait-on hésité à tenir ce langage devant des théologiens et dans un séminaire qui n’avait pas marchandé l’héroïsme de ses élèves et qui devait compter tant de nobles victimes de la guerre ? En soutenant que les lois de l’Église interdisaient aux clercs le maniement des armes et l’effusion du sang, l’orateur était loin de prétendre que les ecclésiastiques n’avaient rien à faire sur les champs de bataille. N’y a-t-il pas l’aumônerie militaire, les infirmeries, les ambulances, la relève des blessés et des mourants, où l’on peut rendre service à l’âme et au corps au mépris des plus grands dangers [10] ?
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Ce numéro 60 des Cahiers Saint-Raphaël parle aussi de l’accueil miséricordieux à donner aux malades mentaux, de plus en plus nombreux dans notre monde contre-nature ; présente plusieurs recensions de livres et donne diverses nouvelles du monde. Parmi celles-ci notons (pp. 82-83) une étonnante découverte scientifique : l’Institut de gynécologie et d’obstétrique de l’université catholique de Rome vient de faire, par le professeur Mancuso, la déclaration suivante : « Nous avons la preuve qu’à partir de la cinquième semaine de gestation, […] d’innombrables messages passent de l’embryon à la mère au moyen de substances chimiques comme les hormones, et les neuro-transmetteurs. Ces informations servent à adapter l’organisme de la mère à la présence du nouvel être. On a aussi découvert que l’embryon envoie des cellules qui, grâce à la tolérance immunitaire de la mère envers l’enfant, colonisent la moëlle maternelle et ne s’en séparent plus, donnant naissance à des lymphocytes pour tout le reste de la vie de la femme. » Même si, bien sûr, ces cellules sont informées par l’âme de la mère dès qu’elles sont assimilées par son corps, cette découverte ouvre de belles perspectives sur l’union de la mère à son enfant, et aussi à son mari dont l’organisme de l’enfant a hérité pour 50 %.
Fr. M.-D.
Cahiers Saint-Raphaël, ACIM (3 rue A. Coypel, 78000 Versailles).
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[1] — Masson Frédéric, de l’Académie française, Pour les blessés, journal L’écho de Paris, 14 octobre 1914.
[2] — Le père Louis Lenoir S.J., né en 1879, célèbre aumônier des marsouins de 1914 à 1917, a été tué en Macédoine le 9 mai 1917 en cherchant à sauver un blessé.
[3] — Pottier père Aloÿs, Saint Martin et les destinées de la France, Paris Beauchesne, 1916, p. 153-155.
[4] — La loi dite des “curés sac au dos” dont nous avons parlé plus haut. (NDLR.)
[5] — Dans La petite histoire de ma longue histoire (Versailles, Publications du Courrier de Rome, 1999), Mgr Marcel Lefebvre, parlant de la « terrible guerre », note : « Dans les paroisses, les vicaires sont mobilisés, il n’y a plus qu’un ou deux prêtres là où il y en avait cinq ou six » (p. 14). (NDLR.)
[6] — Que tout se fasse honnêtement et dans l’ordre.
[7] — Le Floch R.P. Henri, Le cardinal Billot, lumière de la théologie, S.J., 1932, p. 98-101.
[8] — Né à Angers en 1853, professeur de droit à l’Université catholique, il est surtout connu pour ses romans, ses nouvelles et ses biographies, d’esprit profondément catholique. Il est mort en 1932. (NDLR.)
[9] — Édouard Herriot (1872-1957). Président du parti radical de 1919 à 1957, il dirigea le Cartel des gauches vainqueur aux élections de 1924. (NDLR.)
[10] — Signalons qu’en Pologne les communistes ont longtemps cherché à imposer le service militaire aux clercs, mais ils n’ont jamais réussi tant l’opposition catholique y fut tout naturellement hostile. (NDLR.)

