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Les quatre-vingts ans du Cerf

 par Dominicus

 

Les éditions du Cerf – principale maison d’édition « catholique »  de langue française – atteignent leurs quatre-vingts ans en cette  année 2009. Le bulletin Amitiés dominicaines (lettre de la province de France de l’Ordre des frères prêcheurs) consacre tout son numéro 41 (décembre 2008) à cet anniversaire. On y apprend que « les Éditions du Cerf sont une société anonyme, dont le capital est détenu à 70% par les dominicains et à 15% par le groupe Le Monde ». Que « le Cerf publie 200 nouveautés par an, près d’un livre par jour ouvrable », qu’il a « environ 5 000 titres à son catalogue » et « réalise un chiffre d’affaires d’environ 9 millions d’euros ».

Le père Éric de Clermont-Tonnerre est très fier de diriger cette maison, et il nous explique pourquoi :

La cohérence et la compétence des Éditions du Cerf leur valent une grande estime dans les milieux professionnels où la direction du Cerf s’implique avec assiduité. Nous avons des liens privilégiés avec plusieurs éditeurs […]. Nous sommes engagés au Conseil d’administration du Bureau International de l’Édition Française (BIEF) et nous participons activement à de nombreux salons et foires du livre de par le monde y compris en Chine où le Cerf a été invité à des rencontres professionnelles réunissant dix éditeurs. Nous sommes mentionnés, dans des rapports officiels du Ministère de la Culture comme faisant partie, avec les PUF, Droz et Karthala, du cœur de cible de l’édition de sciences humaines et sociales. Le Cerf est par ailleurs une maison d’édition « phare » pour nombre de maisons d’édition à l’étranger. Nous les rencontrons chaque année à la Foire du livre de Francfort où nous présentons notre production et vendons des droits de traduction [1].

Pour illustrer le propos, une photographie prise à la Foire du livre de Francfort nous montre le père de Clermont-Tonnerre (en costume-cravate) présentant une de ses publications à M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la culture.

Mais si édifiants que puissent être une telle force économique et de tels rapports avec les puissants de ce monde (y compris en Chine), les Amitiés dominicaines savent que l’essentiel est ailleurs. L’influence intellectuelle est plus importante encore que le poids financier ; or, précisément, les éditions du Cerf ont exercé une influence décisive, surtout dans les années 1940-1964. Après avoir raconté les dix premières années du Cerf (1929–1939), dominées par le Père Bernardot (mort en 1941), le bulletin Amitiés dominicaines décrit complaisamment cette glorieuse époque :

Durant cette période, le Cerf va se retrouver au cœur des grands renouveaux de l’Église qui ont abouti au concile Vatican II, et s’y montrer particulièrement actif : — Le renouveau pastoral et missionnaire avec la collection Rencontre (1941). — Le renouveau patristique avec la collection Sources Chrétiennes (1942). — Le renouveau biblique avec la traduction de La Bible de Jérusalem (1945), mais aussi avec, entre autres, la collection Lectio Divina (1946). — Le renouveau liturgique avec la création, par les frères Pie Duployé et Aimon-Marie Roguet, du Centre de Pastorale Liturgique, de la collection Lex Orandi et de la revue La Maison Dieu. — Le renouveau de la catéchèse paroissiale avec la revue Fêtes et Saisons (1945). — Le renouveau de l’art sacré avec la revue du même nom que dirigèrent les frères Marie-Alain Couturier et Pie-Raymond Régamey. C’est un prodigieux travail qui fut accompli durant cette période. On peut affirmer, non sans quelque fierté, que le concile Vatican II s’inspirera en partie des grandes orientations du Cerf et les confirmera. Mais les pères Chifflot et Boisselot, qui avaient présidé aux destinées du Cerf depuis la seconde guerre mondiale, moururent tous les deux en août 1964 [2].

Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour savoir ce que furent en réalité chacun de ces prétendus « renouveaux » :

— Le « renouveau pastoral et missionnaire », ce fut l’ouverture au monde, le dialogue tous azimuts remplaçant désormais – par principe – le combat contre l’erreur. Pour que le lecteur le plus distrait ne puisse pas ignorer les implications d’une telle option, Amitiés dominicaines rappelle opportunément que, durant cette période 1942-1964, « les Éditions du Cerf ont été liées à la naissance des Publications de La Vie Catholique, du quotidien Le Monde, et de l’hebdomadaire culturel Télérama », toutes publications qui furent effectivement le fer de lance de la connivence avec le communisme et les différentes filières de subversion politique, sociale et culturelle [3].

— Le « renouveau patristique » prôné par la collection Sources Chrétiennes, peut sembler, à côté, bien innocent. Cette collection a rendu d’importants services par ses savantes traductions de Pères de l’Église. Il n’empêche : l’intention des promoteurs, soulignée dès le début [4], fut trop souvent de trouver chez les Pères de l’Église un prétexte pour s’affranchir de la théologie de saint Thomas. Les formulations anciennes – souvent moins claires et moins précises – devenaient ainsi une arme de guerre pour relativiser ou discréditer les formulations plus explicites, selon la tactique préférée des néo-modernistes.

— Inutile de s’attarder sur le prétendu « renouveau biblique » dont Le Sel de la terre a déjà parlé [5]. Il suffit de rappeler le nom du père Benoît O.P. (1906-1987) qui fut successivement maître-d’œuvre de l’édition en un seul volume de la Bible de Jérusalem, expert à Vatican II (il prit une part importante à l’élaboration des documents les plus contestables : Nostra ætate, Unitatis redintegratio, Dignitatis humanæ, etc.), directeur de la Revue Biblique, puis de l’Institut biblique de Jérusalem.

— Le « renouveau ecclésiologique illustré par la célèbre collection Unam Sanctam dirigée pendant de très nombreuses années par le futur cardinal Yves Congar » a lui aussi été étudié par Le Sel de la terre [6].

— Il est de notoriété publique que le Centre de Pastorale Liturgique, appuyé par la collection Lex Orandi et les revues La Maison Dieu et Fêtes et Saisons, fut un des principaux laboratoires de la révolution liturgique qui trahit les consignes données par l’encyclique Mediator Dei de Pie XII, et aboutit au nouvel ordo missæ de 1969 [7].

— Enfin, la revue L’Art Sacré des pères Marie-Alain Couturier et Pie-Raymond Régamey complète bien ce tableau. Jean Madiran a noté, à juste titre, que cette publication a milité « pour l’introduction dans les églises de l’art dit moderne sous ses formes les plus anti-naturelles et anti-surnaturelles [8] ».

 

 

Comment en est-on arrivé là ?

En définitive, et sans nier les bonnes publications réalisées à côté, on peut dire que les éditions du Cerf, ont été, dans les années 1940-1962, un des principaux moteurs de la subversion.

Et toute la question est de savoir comment cette maison, fondée en 1929 pour servir l’Église, a pu, si rapidement, en arriver là.

On a déjà donné, dans Le Sel de la terre, le témoignage de sœur Mechtilde-Marie sur cette époque [9] : secrétaire du fondateur des éditions du Cerf, le P. Bernadot (1883-1941), elle affirme que celui-ci « était parti pour être un saint ». La première revue dont il s’occupa, La Vie spirituelle, fit certainement un bien immense. Mais il décide, en 1927, lors de la condamnation de l’Action française, de consacrer sa vie à la lutte contre le maurrassisme. C’est dans cette intention qu’il fonde en 1929 La Vie intellectuelle, puis, en 1934, l’hebdomadaire Sept (qui sera finalement interdit par le Vatican, et transformé en Temps présent).

Or, de fait, comme Maritain, il se rallie alors au « catholicisme libéral ». Ce faisant, il trahit les intentions du pape Pie XI, qu’il prétend servir. La trahison deviendra manifeste lorsqu’elle se doublera de désobéissances formelles. Lorsqu’en 1937, Rome demande la disparition de Sept, les pères Bernadot et Boisselot usent d’un stratagème ainsi raconté par le père Chenu :

En 1937 est arrivé de Rome l’ordre de disparaître. Le journal venait d’organiser une souscription dans sa clientèle afin d’alléger sa trésorerie. Le père Bernadot publia un article expliquant que si le journal se sabordait, ce n’était pas par manque d’argent. Et, en termes très clairs mais mesurés, il a indiqué que c’était le Vatican qui voulait la mort de Sept. Là-dessus, un certain nombre d’évêques ont écrit qu’ils regrettaient cette disparition. Alors, nous avons décidé de continuer en changeant le nom – Sept portait pour sous-titre Hebdomadaire du Temps Présent, on a donc appelé le journal Temps présent– et en confiant l’affaire aux laïcs. Maritain et Stanislas Fumet en ont pris la responsabilité ; nous étions présents, et en communion avec eux, bien sûr [10].

Mais, à l’époque, les dominicains français jurent à leur supérieur romain qu’ils ne sont absolument pour rien dans la fondation de Temps présent. Le 1er décembre 1937, le père Padé, provincial de Paris, ose écrire au maître général de l’Ordre :

Quant à l’hebdomadaire Temps présent, je vous renouvelle bien volontiers l’assurance absolue que les dominicains n’y sont pour rien. L’A.F. a bien du mal à le reconnaître ; à deux reprises, j’ai dû engager mon autorité de provincial pour lutter contre ses insinuations malhonnêtes [11].

La même opération est renouvelée lorsque Rome demande la disparition de l’ARM (Actualité Religieuse dans le Monde), pour cause de modernisme, et que les dominicains du Cerf lancent à la place les ICI (Informations Catholiques Internationales), qui exerceront une influence très progressiste durant le Concile : « Une intervention autoritaire contraignit le Père Boisselot à renoncer à la direction, raconte Chenu. Nous avons réalisé alors l’opération habituelle : prise en charge par des laïcs, qui ont donné un nouveau titre. »

 

L’aveu du père Boisselot

On a vu plus haut le rôle clé qu’occupa, dans les publications du Cerf, la fameuse Ella Sauvageot (morte tragiquement, et même héroïquement, dans un incendie en Corse, en 1963). Rédigeant sa notice nécrologique, le père Boisselot (successeur du père Bernadot) a une phrase très révélatrice. Il raconte comment, issue d’une famille athée et radicale, Ella Sauvageot se tourna vers le catholicisme en lisant la revue des éditions du Cerf : La Vie intellectuelle. Il lui prête cette réflexion : « Ainsi donc on pouvait être chrétien sans renier ses attaches d’intellectuel de gauche ! [12] ». Et, sans voir la contradiction, il continue en affirmant : « Sa conversion fut radicale et sans retour ». Radicale ? Non point, puisqu’elle excluait par principe de renier ce à quoi elle tenait le plus : ses idées « de gauche » ! De fait, la revue des éditions du Cerf n’a pas tant aidé Ella Sauvageot à se convertir qu’elle ne l’a empêchée de se convertir complètement. Travaillée par la grâce, cette femme aurait peut-être fini par accepter de renier ses idées « de gauche », si leur incompatibilité avec le christianisme lui avait été clairement et unanimement prêchée. Mais trouvant devant elle une faille énorme qui lui permettait de satisfaire ses aspirations religieuses sans avoir à brûler ce qu’elle avait adoré, la tentation fut trop forte. Elle s’engagea dans cette voie et mit toute son ardeur de néophyte (et ses capacités, qui n’étaient pas minces) au service du catholicisme libéral, du progressisme chrétien, de l’ouverture au monde, et de la non-résistance au communisme (qui était, alors, l’idéologie dominante) [13].

Tel est bien, dès les années 1930, le christianisme que prônent les éditions du Cerf : un christianisme qui ne demande pas à un « intellectuel de gauche » de renier ses attaches. Cela n’empêche pas Le Cerf de diffuser, en même temps, des ouvrages d’une parfaite orthodoxie théologique et d’une réelle élévation spirituelle. Mais le ver est dans le fruit. Le poison est à l’œuvre. L’erreur d’orientation, petite au début, révèle de plus en plus ses conséquences au fur et à mesure qu’on avance. Du domaine purement politique (sur des options qui peuvent même paraître, à un regard superficiel, très éloignées des questions religieuses), la subversion finit par tout pénétrer, et détruire le cœur même de la foi.

 

Le virus libéral

Tel est précisément le virus libéral. Il semble, au début, ne toucher que des domaines connexes (les rapports de l’Église avec l’État), et il en vient finalement à détruire la foi de l’intérieur. Les « catholiques libéraux » les plus sincères, dont la foi ne saurait être mise en doute – un Montalembert ou un Lacordaire, par exemple, au 19e siècle, ou, plus tard, un père Bernadot au 20e –, auraient certainement été effrayés de savoir où en arriveraient leurs successeurs. La nouvelle liturgie ou la réunion d’Assise les auraient peut-être fait frémir d’horreur s’ils les avaient rencontrées tout à coup, sans le long chemin initiatique qui devait y mener progressivement leurs enfants. Un Maritain fut d’ailleurs effrayé, à la fin de sa vie, de l’explosion de modernisme qui suivit le concile Vatican II. Mais on juge l’arbre à ses fruits – et ceux du « catholicisme libéral » sont particulièrement nocifs.

Ce qu’on a appelé le « catholicisme libéral » – c’est-à-dire, en définitive, le refus de soumettre la société civile au Christ-Roi – détruit la foi selon deux processus distincts et complémentaires :

— D’un point de vue intellectuel et logique, le refus du Christ-Roi mène, à plus ou moins long terme, à nier, ou au moins atténuer et oublier la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais l’être humain a une telle capacité d’illogisme, une telle facilité à concilier les inconciliables que cette voie ne serait sans doute guère suivie jusqu’au bout si le second processus ne servait pas de moteur.

— D’un point de vue psychologique et sociologique, la renonciation au règne du Christ est une capitulation devant l’idéologie dominante (disons l’idéologie maçonnique des droits de l’homme, pour faire court). Une faiblesse en appelant une autre, elle met en état d’accepter toujours plus l’influence du monde, et, finalement, de subvertir volontairement le catholicisme sous prétexte de le sauver en l’adaptant au monde.

Le père Bernadot (mort en 1941) a commencé le travail, en acceptant le virus. La génération suivante développe la subversion dans tous les domaines (c’est la période 1940-1964, dont les éditions du Cerf sont aujourd’hui si fières). Vient ensuite le glorieux Concile dont les fruits merveilleux font l’admiration du monde entier.

 * 

Faire ceci sans négliger cela.

Encourager la vie spirituelle, comme les éditions du Cerf l’ont fait de façon éminente depuis leur fondation, certes. Mais sans omettre de protéger cette vie spirituelle – vie de la grâce –, par la lutte contre les erreurs modernes.

C’est ce que veulent faire, depuis leur fondation, Le Sel de la terre et les éditions du Sel. Avec des moyens cent fois inférieurs à ceux du Cerf, mais avec l’aide de Dieu, et, aussi, celle de nos lecteurs.

 



[1]  — Amitiés dominicaines 41, p. 11.

[2]  — Bruno-Dominique Lafille O.P., « Dominicains et éditeurs depuis 1929 », Amitiés dominicaines 41, p. 3-5.

[3]  — La fondatrice de l’hebdomadaire La Vie Catholique Illustrée, Ella Sauvageot (1900-1962), était tertiaire dominicaine et très proche du père Boisselot (qui dirigeait les éditions du Cerf). C’est elle qui fut choisie, en 1937, comme responsable du magazine Temps présent (qui devait remplacer Sept). Grande amie du fondateur du Monde (Hubert Beuve Méry, qui l’appelait « la patronne »), elle collabora à la fondation de Fêtes et Saisons, des très progressistes ICI (Informations catholiques internationales) et de Télérama (qu’elle dirigea, à la fin de sa vie).                —          Divorcée en 1933 (sans s’être remariée ensuite), Ella Sauvageot s’était convertie au catholicisme et avait reçu le baptême en 1934. Un de ses trois enfants, Jacques, s’illustrera plus tard, en mai 1968.

[4]  — Voir la préface du premier volume et le « débat théologique » à ce sujet mené par les pères Labourdette, Garrigou-Lagrange, etc. — Le choix des Pères de l’Église traduits et édités par la collection Sources chrétiennes est d’ailleurs très révélateur. Saint Jérôme est à peu près négligé : son orthodoxie devait paraître trop rude ; Origène, au contraire, est très couru : il se prête bien plus facilement à toutes les tentatives subversives (voir à ce sujet « Origène, Benoît XVI, saint Thomas et l’abbé Berto » dans Le Sel de la terre 61, p. 42-47).

[5]  — Voir notamment les études du fr. Emmanuel-Marie, regroupées dans l’ouvrage L’Interprétation de la Bible dans l’Église, Avrillé, éd. du Sel, 2006.

[6]  — Voir les études du fr. Pierre-Marie sur « Le vrai visage de l’Eglise » dans Le Sel de la terre nos 23 à 40 (notamment n° 40, p. 71-73) et, du même auteur, l’étude sur « l’Unité de l’Église » dans la Tentation de l’œcuménisme, Actes du 3e congrès théologique de Si Si No No, Versailles, Publications du Courrier de Rome, 1999. – Sur les présupposés généraux de la nouvelle théologie du P. Congar, voir : abbé J.M. Gleize, « La nouvelle théologie depuis Vatican II » dans les Actes du 4e symposium de Paris (octobre 2005), numéro spécial de Vu de haut (Institut Saint-Pie X, Paris), p. 395-408.

[7]  — Voir abbé Didier Bonneterre, Le Mouvement liturgique, Broût-Vernet, Fideliter, 1980, p. 54-58 et 70-76 ; étude reproduite dans l’ouvrage collectif La Messe Catholique, la raison de notre combat, Étampes, Clovis, p. 56-60 et 71-78. — Voir aussi Savoir et Servir n° 55 (« La Messe a-t-elle une histoire ? », juin 1994), p. 80-84.

[8]  — Itinéraires 266 (septembre 1982), p. 69. Pour des exemples concrets, voir Le Sel de la terre 39, p. 7, n. 3.

[9]  — Voir Le Sel de la terre 67, p. 177-180 (avec une notice détaillée sur le père Bernadot).

[10] — M.D. Chenu interrogé par Jacques Duquesne dans l’ouvrage Un théologien en liberté, Paris, Centurion, 1975, p. 89.

[11] — Cité par André Laudouze, Dominicains français et Action Française, Paris, 1990, p. 214.

[12] — Pierre Boisselot O.P., notice nécrologique sur Ella Sauvageot dans Cahiers Saint Dominique, nº 37, avril 1963, p. 331.

[13] — Ella Sauvageot et La Vie catholique ont notamment été épinglées sur ce point par Jean Madiran dans ses ouvrages Ils ne savent pas ce qu’ils font et Ils ne savent pas ce qu’ils disent (Paris, Nouvelles éditions latines, 1955). Jean Madiran y soulignait au passage comment La Vie Catholique – qui avait des orientations politiques très précises – trouva un grand avantage financier à être diffusée par les paroisses plutôt que par les messageries et kiosques à journaux, et, en même temps, comment la ristourne qu’elle reversait aux diffuseurs des paroisses (au total 200 millions de francs par an) lui assurait une forte emprise sur lesdites paroisses.

Informations

L'auteur

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).

Le numéro

Le Sel de la terre n° 71

p. 142-148

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La Crise dans l'Église et Vatican II : Études et Analyses Traditionnelles

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