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 La sainte Vierge Marie

Fr. I.-M.

Au 19e siècle, un humble curé de paroisse de l’Isère a résumé les gros in-folio du célèbre Cornelius a Lapide (1566-1637), vaste compilation en latin de commentaires d’Écriture sainte par les Pères de l’Église. C’est de ce résumé en français – qui fait quand même quatre gros volumes – que les Éditions Saint Rémi ont extrait un petit livre de 118 pages tout à la gloire de la Mère de Dieu. En 40 chapitres de dimensions variables, le lecteur suit la vie de la sainte Vierge, depuis sa prédestination par Dieu jusqu’à sa glorification au ciel et le châtiment de ses ennemis. Les citations de Pères de l’Église et de saints abondent et prouvent que la Tradition a toujours considéré la Mère de Dieu comme un être à part, ce que résume saint Thomas d’Aquin : « On doit dire que l’humanité de Jésus-Christ, par cela qu’elle est unie à Dieu, et la bienheureuse Vierge, par cela même qu’elle est Mère de Dieu, ont une certaine dignité infinie issue du bien infini qui est Dieu ; aussi, ne peut-il rien exister de meilleur qu’eux, comme il n’est rien de meilleur que Dieu » (I, q. 15, a. 6, ad 4.).

On voit par là un des péchés de Vatican II, qui a refusé, pour ne pas déplaire aux hérétiques protestants, de consacrer un schéma spécial, à part, sur la bienheureuse Vierge Marie. Ce concile a traité de la Mère de Dieu  dans le dernier chapitre de la constitution sur l’Église, la plaçant en quelque sorte dans le wagon de queue. Et si Paul VI a proclamé Marie « Mère de l’Église », c’était pour donner le change et éviter de proclamer le titre de « Médiatrice de toutes les grâces » (c’était, pourtant, parmi les souhaits exprimés par les évêques avant le Concile, celui qui avait reçu le plus de suffrages – mais cela aurait déplu aux protestants).

Les modernistes actuels ont beau s’agiter, ils n’empêcheront pas le fait certain, souligné par saint Irénée (né vers 135-140 et mort martyr vers 202-203) que « Dieu n’a pas voulu l’incarnation sans le consentement de la Vierge Marie, parce qu’il a voulu qu’elle soit le principe de tous les biens » (voir p. 183). Les fidèles qui aujourd’hui veulent combattre les ennemis de l’Église, tant ceux de l’intérieur, les pires, que ceux de l’extérieur, liront avec plaisir quelques victoires militaires remportées par les catholiques à l’invocation du saint nom de Marie.

Pour nous encourager à prier le chapelet, et même le rosaire, écoutons saint Germain de Constantinople (635-733) : « Comme la respiration continuelle est non seulement un signe mais encore une cause de vie, de même l’invocation fréquente à Marie, non seulement prouve qu’on vit de la vie véritable, mais encore donne cette vie et la conserve. »

Enfin, un souhait exprimé à l’éditeur : qu’il recompose ce livre et ne se contente pas d’une simple reproduction à l’identique des pages de l’original.

Voici une bonne lecture spirituelle quotidienne pendant le mois du rosaire.

 

 

M. l’abbé Barbier, La sainte Vierge Marie, Extraits des trésors de Cornelius a Lapide, Cadillac, Éditions Saint-Rémi, 2010, 108 p., 14,5x20, 10 €, ISBN 2-84519-457-9.

Informations

L'auteur

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).

Le numéro

Le Sel de la terre n° 74

p. 202-203

Les thèmes
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La Vierge Marie : Dévotions envers la Mère de Dieu

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