La dialectique des modernistes
Un nouveau document romain sur la liturgie traditionnelle
par l’abbé François Pivert
Ce texte est paru dans Le Combat de la foi catholique nº 165, juin 2011, p. 10-13 (Le Moulin du Pin, 53290 Beaumont Pied-de-Bœuf – Abonnement tarif normal : 16 €).
Le Sel de la terre.
La Commission Ecclesia Dei a publié, le 13 mai dernier, une nouvelle instruction en faveur, semble-t-il, de la messe traditionnelle. On en a peu parlé et ce n’est pas étonnant car, en définitive, ce document n’apporte pas grand-chose de nouveau, si ce n’est d’entretenir la confusion mentale tant sur la liturgie que, plus profondément, sur la conception même de la vie chrétienne. Sous l’apparence de la restauration de la tradition liturgique, Rome renforce un peu plus le principe fondamental du modernisme selon lequel chacun doit honorer Dieu selon sa propre « culture », voire selon son propre sentiment.
Le but du Motu proprio de 2007 sur la messe traditionnelle était de faire coexister les deux rites, celui de saint Pie V et celui de Paul VI, comme étant deux formules, l’une extraordinaire (saint Pie V), l’autre ordinaire (Paul VI), d’un même et unique rite romain. Or, les évêques furent et demeurent très réticents à accepter la tradition liturgique, pensant qu’elle détruirait l’œuvre du concile. Ce n’est pas mon avis ; je crois au contraire que ce mélange est de l’essence même de la nouvelle religion œcuménique. Quoi qu’il en soit, Rome insiste et promulgue ce nouveau document en prenant des moyens renforcés pour parvenir à cette coexistence qui lui tient tant à cœur. Or, les deux rites sont incompatibles, l’un est catholique, l’autre protestant ou à tendance protestante.
Et s’il n’y avait que la coexistence des deux rites, … mais ce sont en réalité les mentalités exprimées par ces rites que Benoît XVI veut faire coexister : la mentalité moderniste humaniste en perpétuelle évolution, tenant pour le nouveau rite, avec celle, traditionaliste, respectueuse du sacré et fière de la fidélité, tenant pour le rite traditionnel. La preuve en est que Benoît XVI « se propose de favoriser la réconciliation au sein de l’Église, » et, en même temps, l’instruction exige que
Les fidèles qui demandent la célébration de la forme extraordinaire [c’est ainsi qu’il désigne la messe traditionnelle !] ne doivent jamais venir en aide ou appartenir à des groupes qui nient la validité ou la légitimité de la sainte messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire, ou qui s’opposent au Pontife romain comme pasteur suprême de l’Église universelle.
Or, nous nions bien la légitimité de la nouvelle messe ! En clair : pas de liberté pour les ennemis de la liberté ; ceux qui ne reconnaissent pas l’œuvre des révolutionnaires n’ont pas le droit d’être reconnus par eux. L’étude de ces deux systèmes qui dépassent les deux rites sera le second point de notre exposé.
Un rite détruit l’autre, une mentalité exclut l’autre, comment les faire coexister sans détruire l’édifice ? Comme tout repose sur la contradiction et l’incompatibilité entre les deux rites et les deux systèmes de pensée dont ils sont l’expression, il faut toujours se la remettre en mémoire. C’est pourquoi nous donnerons, pour terminer, les principaux extraits de la plus fondamentale étude sur la nouvelle messe : le Bref examen critique signé par les cardinaux Ottaviani et Bacci, et dont Mgr Lefebvre fut l’inspirateur, sinon l’auteur principal.
L’instruction que nous commentons, comme le Motu proprio qui la précède, tout en imposant le respect de la messe traditionnelle, exigent que l’on reconnaisse en même temps la légitimité de la messe nouvelle. Y a-t-il contradiction ? Pour nous, oui, évidemment ! Pour les modernistes, non. Comment cela ?
Pour nous, la religion vient de Dieu par Jésus-Christ, elle est la révélation du Père par le Fils ; pour les modernistes, elle est l’expression d’un sentiment religieux propre à chaque personne et qui dépend des époques et des « cultures ». Pour nous, Dieu est l’être parfait, tellement parfait qu’il n’a rien à acquérir parce que rien ne lui manque. Dieu est parfait parce qu’il est Dieu et, lorsqu’il se communique aux anges et aux hommes, ce n’est pas pour s’enrichir ou se faire plaisir, c’est uniquement pour communiquer sa perfection, en faire jouir ceux qu’il a créés pour cela. Pour les modernistes, Dieu est plutôt une force qu’un être. Or, l’épanouissement d’une force est de transformer ce qu’elle atteint. Elle n’est rien en soi, ce qui compte, c’est ce qu’elle réalise en dehors d’elle-même. Enfin, pour nous, notre perfection est dans notre union à Dieu, ainsi que Jésus-Christ nous en a montré l’exemple. Pour les modernistes, leur perfection consiste à démultiplier la force divine qui les habite et à œuvrer pour le renouvellement perpétuel, le progrès indéfini, l’amélioration du monde présent et l’évolution.
Le mythe du progrès
Entre mille autres, voici une remarque de Benoît XVI qui procède de ce que nous venons d’énoncer. A un journaliste qui comparait la théologie de la libération et les partisans de Mgr Lefebvre, le cardinal Ratzinger répondait :
A la différence du « lefebvrisme » qui est foncièrement anachronique, la théologie de la Libération s’inscrivait dans un mouvement de l’histoire de notre temps.
On aura remarqué également combien la nouvelle messe est tournée vers le « progrès ». Le Bref examen relève par exemple que :
la grâce est présentée comme le fruit d’un progrès à venir ; le peuple de Dieu est « en marche », l’Église n’est plus l’Église militante qui combat contre la puissance des ténèbres : elle est pérégrinante vers un avenir qui n’apparaît plus lié à l’éternel (c’est-à-dire à l’au-delà actuel), mais qui est uniquement temporel.
C’est pour cette raison que la nouvelle messe est essentiellement évolutive. Cependant, la nature ne se laisse pas faire si facilement...
La dialectique du progrès
Car la nature des choses est bien là : Dieu ne change pas, Jésus-Christ non plus. L’homme reste un homme, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts qu’à l’origine. Si ni l’homme ni Dieu ne changent, les moyens par lesquels l’homme va à Dieu ne peuvent donc pas changer non plus, ce sont les vertus, la grâce, la croix, Notre-Dame au pied de la croix, les sacrements, l’Église immuable. C’est tout ce que nous appelons la Tradition parce que nous l’avons reçu et que nous le transmettons (en latin « traditio » signifie « transmission »).
A force de courir après le progrès, il y a un moment où les modernistes perdent pied et ont besoin de s’appuyer sur quelque chose de stable ; c’est alors qu’ils redécouvrent la Tradition. Mais étant toujours préoccupés de progrès et d’accompagner le monde dans sa marche, ils ne voient la Tradition que comme un élément de progrès. C’est ce que les philosophes modernes appellent la dialectique. Notons que la dialectique n’est pas, comme la définit le Larousse, une méthode de raisonnement, mais l’expression de la nature même de la vie telle que les philosophes modernes la conçoivent, et les modernistes avec eux. Elle consiste en ceci : la force créatrice a mis la nature dans un certain état ; elle la pousse à évoluer, mais cela crée une rupture. Et pour cause : si une chose cesse d’être ce qu’elle est, il y a bien rupture. Si l’Église devient protestante, si le père devient un « accompagnateur », si la démocratie remplace l’autorité, etc., il y a bien rupture. Nous, nous abandonnerions notre désir de changement en admettant que nous nous sommes trompés, et ainsi, nous éviterions la rupture. Eux affirment au contraire que le choc entre l’état originel et le progrès va faire jaillir un nouvel état, différent et meilleur. C’est une sorte de création par destruction et reconstruction.
Saint Pie X l’avait déjà dénoncé dans Pascendi : « Pour les modernistes, l’évolution résulte du conflit de deux forces dont l’une pousse au progrès, tandis que l’autre tend à la conservation. »
Les révolutionnaires forcenés se réjouissent de ces destructions qui leur permettent, croient-ils, d’accélérer la marche du progrès. Ils avancent en cassant tout sur leur passage, c’est un peu ce qu’ont fait les modernistes du Concile, c’est ce que veulent poursuivre les évêques qui refusent d’entendre parler de quelque Tradition que ce soit. Les modérés voudraient au contraire que la rupture se fasse en douceur, plus par une évolution que par violence. Ils parlent d’enrichissement mutuel entre les états contraires, de noyau stable au milieu du changement, et bien d’autres expressions aussi fumeuses, pour masquer la réalité de la rupture. Ce sont des « dialecticiens conservateurs ».
Tel est Benoît XVI : « Nous voulons que les valeurs fondamentales du christianisme et les valeurs libérales dominantes dans le monde d’aujourd’hui puissent se rencontrer et se féconder mutuellement », disait-il au journal Le Monde, le 17 novembre 1992. On ne peut dire plus clairement qu’on veut unir les contraires en vue d’une fécondation, c’est-à-dire d’une nouvelle naissance. Plus récemment il traita de ce problème en consistoire avec les cardinaux et développa la théorie de l’ « herméneutique de la continuité », c’est-à-dire la continuité dans le changement. Il ne peut pas voir la vie autrement, s’arrêter d’évoluer, pour lui comme pour les modernistes, c’est s’arrêter de vivre. Si l’Église cesse d’évoluer avec le monde moderne, elle cesse de lui être adaptée et elle disparaît, elle cesse d’exister. Nous en avons déjà traité dans le Combat de la Foi et notre article nous avait valu les félicitations de Mgr Fellay.
C’est pourquoi, tout juste élu pape, Benoît XVI déclarait : « Je veux affirmer avec force ma ferme volonté de poursuivre dans l’engagement de mise en œuvre du concile Vatican II sur les traces de mes prédécesseurs et dans la fidélité et la continuité de la tradition bimillénaire de l’Église. » Lui qui affirmait que Gaudium et spes, un des textes majeurs de Vatican II, était un contre-Syllabus [1], c’est-à-dire une contre-Tradition, il prétend en même temps les unir.
On voit immédiatement la contradiction, l’incompatibilité entre les deux systèmes. Il n’y a que les libéraux à ne pas la voir, ou plutôt à ne pas vouloir la voir, mais c’est une autre affaire !
Le problème est que la dialectique douce est tout aussi fausse que l’autre, mais beaucoup plus dangereuse. Elle arrive au même résultat, mais, comme il n’y a pas de violence, on s’en aperçoit moins. En plus, les « dialecticiens conservateurs » se donnent la peine de justifier leur action et cela laisse l’impression d’une action raisonnable de quelqu’un qui sait où il va. Saint Pie X disait d’eux qu’« ils convoient la Révolution, les yeux fixés sur une chimère [2] ».Il n’est pour s’en convaincre que de relire ce texte de Benoît XVI :
Si par « restauration » on entend un retour en arrière, alors aucune restauration n’est possible. L’Église marche vers l’accomplissement de l’histoire, elle regarde en avant vers le Seigneur qui vient. Non, on ne retourne pas en arrière et on ne peut y retourner : aucune « restauration », donc, en ce sens-là. Mais si, par « restauration », on entend la recherche d’un nouvel équilibre, après les exagérations d’une ouverture au monde sans discernement, après les interprétations trop positives d’un monde agnostique et athée, eh bien, alors, une « restauration » entendue en ce sens-là, c’est-à-dire un équilibre renouvelé des orientations et des valeurs à l’intérieur de la catholicité tout entière, serait tout à fait souhaitable et est du reste déjà amorcé dans l’Église. En ce sens, on peut dire que la première phase après Vatican II est close [3].
La dialectique moderniste dans le nouveau document de Rome
Le texte que nous commentons est une nouvelle et parfaite illustration de cette dialectique.
Ainsi, l’instruction pose de nouveau le principe suivant :
Le Saint-Père reprend le principe traditionnel reconnu depuis des temps immémoriaux et à maintenir nécessairement à l’avenir, selon lequel « chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue. On doit les observer non seulement pour éviter les erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, car la règle de la prière de l’Église correspond à sa règle de foi.
Ce texte sonne comme un retour à la Tradition, mais comment peut-on être en accord sur les usages de la Tradition, alors que, dans le même texte, on continue à maintenir ce qui s’y oppose et qui la détruit ?
Plus net encore est le § 6 :
6. Les textes du Missel romain du Pape Paul VI et de la dernière édition de celui du Pape Jean XXIII sont deux formes de la liturgie romaine, respectivement appelées ordinaire et extraordinaire ; il s’agit de deux mises en œuvre juxtaposées de l’unique rite romain.
Mais toutes les études de la nouvelle messe, à commencer par le Bref examen critique, montrent le contraire. Pour nous, une telle affirmation est contradictoire, mais elle s’explique parfaitement si on se met dans le système de la dialectique. C’est pourquoi, au § 4, l’instruction essaye de prouver historiquement que la liturgie a toujours été en évolution et que les changements de Paul VI, suite au concile Vatican II, ne sont pas une rupture, mais la suite normale de cette prétendue évolution. La vérité est que les changements de la liturgie avant Vatican II ont tous eu pour objet une plus grande fidélité à la liturgie, lui redonnant une nouvelle vigueur face aux difficultés des temps, tandis que le changement de Paul VI est une véritable nouveauté, une rupture, dont il s’est d’autant moins caché qu’il en était fier.
Le § 7 mérite qu’on s’y arrête :
Le pape Benoît XVI affirme notamment « il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missel Romain [celui de la Tradition et celui de Paul VI]. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. »
Il y a deux manières de prendre ce texte. Soit on y voit une preuve de l’esprit traditionnel de Benoît XVI, mais alors on nie la réalité, à savoir que les deux missels sont en rupture l’un par rapport à l’autre, c’est la position des libéraux ; soit on admet cette rupture et on est bien obligé d’admettre que Benoît XVI est un dialecticien conservateur. Cela montre bien le danger de ces dialecticiens qui ont une apparence de conservateurs par rapport aux dialecticiens révolutionnaires qui s’affichent tels qu’ils sont.
Comme cette position du pape est difficile à comprendre et à admettre, et il faut avouer qu’il y a de quoi, peu d’évêques sont entrés dans son jeu, c’est la raison du nouveau document par lequel la commission Ecclesia Dei reçoit les moyens de faire prévaloir cette position dialectique « conservatrice ». Cela prouve certes la détermination du pape, mais détermination à quoi ? Au retour à la Tradition ou en faveur d’une rupture douce ? Nous y avons suffisamment répondu.
Ainsi s’explique que les véritables tenants de la Tradition soient exclus du « bénéfice » de ces mesures : niant toute dialectique, même modérée, ils sont considérés par le pape comme s’opposant au bien de l’Église qui doit évoluer. Il n’y a donc que ceux qui reconnaissent la légitimité de la messe de Paul VI à pouvoir bénéficier de la messe traditionnelle. On comprend ainsi que nous devons être fiers d’être une nouvelle fois exclus par les modernistes : non seulement, nous n’avons rien de commun avec leur système, mais entrer dans leur système serait une trahison de notre fidélité à l’Église telle que Jésus-Christ l’a fondée.
Une dernière remarque sur la fin du paragraphe 19 :
Les fidèles qui demandent la célébration de la forme extraordinaire ne doivent jamais venir en aide ou appartenir à des groupes qui nient la validité ou la légitimité de la sainte messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire, ou qui s’opposent au pontife romain comme pasteur suprême de l’Église universelle.
Comme le pape s’oppose soi-même à ses deux cent cinquante prédécesseurs, qu’entend-il par « ne pas s’opposer au pontife romain » ? Les mots, pour Benoît XVI et pour nous n’ont pas le même sens, ne tombons pas dans le piège ! Être fidèle à la Tradition, c’est nécessairement désapprouver ceux qui la détruisent, et ceux qui veulent la faire entrer dans le processus moderniste. Telle est la vraie fidélité.
C’est ce que rappelle la célèbre déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre :
Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre, et avons toujours refusé, de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante.
Pris dans la dialectique, Benoît XVI ne recherche pas seulement l’unité entre modernistes et traditionalistes, il veut qu’elle s’étende à toutes les croyances dans une prétendue unité qui n’est que la coexistence des contraires, un œcuménisme universel. D’où la réunion de toutes les religions à Assise une nouvelle fois.
Il est indiscutable que nous devons tous coexister et coopérer dans la tolérance et dans le respect réciproques. L’Église catholique s’engage en ce sens avec une grande énergie et, avec les deux rencontres d’Assise, elle a aussi laissé des indications claires dans ce sens, des indications que nous avons à nouveau reprises dans la rencontre de Naples de cette année [4]. Il faut défendre le concile Vatican II contre Mgr Lefebvre, comme un devoir qui oblige envers l’Église et comme une nécessité permanente. […] Maintenant, laissant de côté la question liturgique, le point central du conflit se situe dans l’attaque contre la liberté religieuse et contre le prétendu esprit d’Assise [5].
Et voici ce qu’il a déclaré à la revue Il Regno :
Le phénomène lefebvriste est en expansion, même si l’on n’en parle plus beaucoup. Quant aux perspectives d’avenir, d’une part, je vois un durcissement croissant de la part des responsables (je pense, par exemple, à leur critique très âpre du catéchisme, ainsi que d’autres phénomènes qui laissent bien peu d’espoir de reprendre un nouveau dialogue) ; d’autre part, je vois également que de nombreux laïcs, avec souvent une certaine formation culturelle, participent à leur liturgie sans s’identifier avec le mouvement. Il faut donc distinguer entre les responsables, très sûrs d’eux, qui disent : cette fois ce ne sera plus Rome qui posera les conditions mais nous ; qui montrent une dureté surprenante et préoccupante ; et, d’autre part, un nombre de personnes qui participent à leur liturgie, sans identification, avec la conviction de rester en pleine communion avec le pape et de ne pas s’éloigner de la communion de l’Église. Cette ambiguïté des situations rend difficile une action future. On peut toujours essayer d’aider ceux qui veulent être catholiques, en communion avec les évêques et avec le pape, à s’intégrer dans l’Église, à trouver leur demeure dans l’Église sans avoir besoin de recourir ailleurs, et, d’autre part, clarifier les conditions réelles d’appartenance à l’Église catholique. […] Ce n’est qu’en construisant des ponts pour aider au dialogue que l’on pourra en définir plus précisément aussi les limites.
[1] — Les Principes de la théologie catholique, Téqui, 1985, p. 423-427.
[2] — Lettre sur Le Sillon.
[3] — Entretiens sur la foi, p. 40.
[4] — Benoît XVI, 21 décembre 2007, Discours à la Curie.
[5] — Discours du cardinal Ratzinger aux évêques du Chili, Concilium, 1988.
Informations
L'auteur
L'abbé François Pivert a été membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX).
Le numéro

p. 200-207
Les thèmes
trouver des articles connexes
Télécharger le Pdf ici :
.
