La fin d’un pontificat
par Dominicus
Pour nous rendre compte de l’attitude de Rome à la fin du pontificat de Benoît XVI, nous avons suivi les actualités romaines pendant deux mois (septembre et octobre 2012). En fait, les « nouvelles » sont toujours les mêmes : la Rome conciliaire propage toujours, et de plus en plus, la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, etc., bref, toutes les « nouveautés » que le Concile a introduites dans l’Église (conciliaire), et contre lesquelles nous résistons au nom du magistère antérieur et de la Tradition catholique, qui les ont déjà maintes fois condamnées.
Le Sel de la terre.
Schisme de Luther : l’idée d’un mea culpa des deux parties étudiée par le pape [1]
Une sur l’œcuménisme s’est tenue à Castel Gandolfo, résidence d’été du pape, du 30 août au 3 septembre 2012. Elle était intitulée : « Résultats et questions œcuméniques dans le dialogue avec le luthéranisme et l’anglicanisme » et se référait en particulier au livre du cardinal Walter Kasper : Récolter les fruits. Fondements de la foi chrétienne dans le dialogue œcuménique.
Benoît XVI réunissait, comme chaque année, quarante de ses anciens élèves, dont plusieurs sont devenus évêques, pour débattre à huis clos des relations avec les protestants et les anglicans, dans le cadre du Ratzinger Schülerkreis (cercle d’élèves Ratzinger).
L’invité de marque, cette année, était l’« évêque » luthérien allemand Ulrich Wilckens. On notait aussi la présence du professeur Theodor Dieter, pasteur évangélique.
Le père Stephan Horn, président de l’association des anciens élèves, a expliqué, dans un entretien à Radio Vatican, qu’ils avaient étudié l’idée de procéder à un mea culpa en commun des catholiques et protestants, en 2017, à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme de Martin Luther. Il a commenté ainsi les résultats de cette séance sur l’œcuménisme :
L’idée a été développée d’un mea culpa de la part des deux parties. Le Saint-Père a toujours eu l’idée que la purification de la mémoire était nécessaire. C’est un thème qu’il a développé avec le temps. Certes, les faits historiques ne peuvent être effacés, mais la différence réside dans la façon de voir ces choses : supprimer le venin de ces conflits est un vrai assainissement.
En octobre 1517, Luther affichait ses 95 thèses sur l’église de Wittenberg (Est de l’Allemagne). De nombreuses manifestations sont prévues en Allemagne pour « l’Année de Luther ».
Rappelons que, lors de son voyage en 2011 en Allemagne, Benoît XVI a rendu un hommage à la soif de vérité de Luther, quand il était encore catholique. Les lecteurs du Sel de la terre peuvent se reporter aux numéros 4 et 5 de la revue (printemps et été 1993), où ils pourront lire la « conférence entre Luther et le diable » et constater où Luther, encore catholique, puisait ses sources (en discutant avec le diable, comme il l’avoue lui-même).
Mariologie œcuménique et conciliaire [2]
« La mariologie à partir du concile Vatican II – réception, bilan et perspectives », tel était le thème du 23e congrès international de mariologie, organisé par l’Académie pontificale mariale internationale (PAMI), qui s’est déroulé à Rome du 4 au 9 septembre 2012.
Parmi les experts en mariologie qui ont participé à cette rencontre : sœur Luca Maria Ritsuko Oka, du Japon, et sœur Ursula Okolie, du Nigeria. Avant le Concile, la présence de femmes « théologiennes » aurait été impensable.
La PAMI est un organisme pontifical international de liaison entre tous les experts en mariologie, catholiques, orthodoxes, protestants et musulmans. Inutile de préciser que des orthodoxes (dont beaucoup rejettent l’Immaculée Conception), des protestants (qui n’ont pas la foi et dont la plupart rejettent tous les dogmes marials) et des musulmans (qui refusent évidemment de considérer Marie comme Mère de Dieu, et confondent la mère de Jésus avec la sœur de Moïse qui portait le même prénom) ne sauraient être des experts en mariologie, à moins qu’on ne veuille parler d’experts pour détruire la mariologie.
Benoît XVI a déclaré que le concile Vatican II constitue en quelque sorte une boussole pour la mariologie, et il a invité à « poursuivre sur la ligne dictée par le Concile ».
Nos lecteurs [3] savent que le Concile a travaillé contre la sainte Vierge en repoussant le schéma qui lui avait été consacré et en refusant de proclamer le dogme de la médiation universelle (qui était pourtant le vœu qui avait reçu le plus de suffrages – avec celui de la condamnation du communisme – lors de la consultation préalable des évêques avant le Concile).
Un « nouveau type de fraternité », à l’échelle planétaire [4]
Le pape Benoît XVI entrevoit un « nouveau type de fraternité » non seulement au Liban et au Moyen-Orient, mais à « l’échelle planétaire » : « Là se trouve la voie de la paix ! », a-t-il déclaré le 5 septembre, à Beyrouth, au palais présidentiel, devant le président de la République, M. Michel Sleiman, les autorités de l’État et les « responsables religieux » (dont les chefs des communautés musulmanes).
Aujourd’hui, a dit le pape, les différences culturelles, sociales, religieuses, doivent aboutir à vivre un nouveau type de fraternité, où justement ce qui unit est le sens commun de la grandeur de toute personne, et le don qu’elle est à elle-même, aux autres et à l’humanité. Là se trouve la voie de la paix ! Là est l’engagement qui nous est demandé ! Là est l’orientation qui doit présider aux choix politiques et économiques, à chaque niveau et à l’échelle planétaire ! [...]
Le pape poursuit le rêve du Concile, qui est aussi celui de la franc-maçonnerie : reconstruire l’unité du genre humain en se fondant sur une nouvelle « fraternité ». La vraie fraternité, c’est « celle qui nous rattache à Dieu comme au Créateur et au Père de tous les hommes [5] », elle est le fruit de la charité qui unit ceux qui deviennent les fils de Dieu par la foi et le baptême. La nouvelle fraternité, fondée sur la dignité de l’homme, née dans les loges, n’a abouti qu’à faire couler des flots de sang.
Pour la liberté religieuse, contre la tolérance
Dans le même discours, le pape a rappelé son engagement pour la liberté religieuse. Il a même précisé qu’il est opposé à la tolérance religieuse (c’est-à-dire à la doctrine catholique traditionnelle enseignée pendant des siècles [6]). Autrement dit, il réaffirme son adhésion à la nouvelle doctrine sur cette question, contraire à la doctrine traditionnelle, et, ce qui est nouveau – mais logique –, il condamne la doctrine traditionnelle.
Au Liban, la Chrétienté et l’Islam habitent le même espace depuis des siècles. Il n’est pas rare de voir dans la même famille les deux religions. Si dans une même famille cela est possible [7], pourquoi cela ne le serait-il pas au niveau de l’ensemble de la société ? La spécificité du Moyen-Orient se trouve dans le mélange séculaire de composantes diverses. [...] N’oublions pas que la liberté religieuse est le droit fondamental dont dépendent beaucoup d’autres. Professer et vivre librement sa religion sans mettre en danger sa vie et sa liberté doit être possible à quiconque. La perte ou l’affaiblissement de cette liberté prive la personne du droit sacré à une vie intègre sur le plan spirituel. La soi-disant tolérance n’élimine pas les discriminations, parfois elle les conforte même. Et sans l’ouverture au transcendant qui permet de trouver des réponses aux interrogations de son cœur sur le sens de la vie et sur la manière de vivre de façon morale, l’homme devient incapable d’agir selon la justice et de s’engager pour la paix. La liberté religieuse a une dimension sociale et politique indispensable à la paix ! Elle promeut une coexistence et une vie harmonieuses par l’engagement commun au service de nobles causes et par la recherche de la vérité qui ne s’impose pas par la violence mais par « la force de la vérité elle-même » (Dignitatis humanæ, 1), cette Vérité qui est en Dieu. Car la croyance vécue conduit invariablement à l’amour.
« La croyance vécue conduit invariablement à l’amour. » On sait pourtant que la croyance religieuse de l’islam ne conduit pas à l’amour et à la paix, mais à la « guerre sainte » et à la persécution. Le Saint-Père devrait lire le livre de Joseph Fadelle, Le Prix à payer (voir Le Sel de la terre 76, p. 185).
L’ouverture de l’année de la foi (moderniste ou conciliaire) [8]
« A 50 ans de l’ouverture du concile œcuménique Vatican II, c’est avec une joie profonde que nous inaugurons aujourd’hui l’année de la foi [9]. » C’est ainsi que le pape a ouvert l’année de la foi lors de la messe qu’il a célébrée sur la place Saint-Pierre, le 11 octobre 2012.
Le lien entre l’année de la foi et le concile Vatican II (ou le Catéchisme de l’Église catholique, qui est le résumé de la foi conciliaire) est souvent répété par le pape. Il nous invite « à entrer plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens [10] ». Il précise : « La cohérence entre l’année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Église a parcouru depuis les 50 dernières années est évidente [11] », sauf pour ceux qui ne veulent pas voir.
Et encore :
Voici alors la façon dont nous pouvons penser cette année de la foi : un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel : ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent et n’ayez pas deux tuniques – comme dit le Seigneur à ses Apôtres en les envoyant en mission (cf. Lc 9, 3) – mais l’Évangile et la foi de l’Église dont les documents du concile œcuménique Vatican II sont l’expression lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Église catholique, publié il y a 20 ans maintenant [12].
Que l’année de la foi soit l’année de la foi conciliaire, nous en avons encore pour preuve la condition suivante indiquée par la sacrée Pénitencerie pour gagner les indulgences de l’année de la foi :
Tout au long de l’année de la foi, proclamée du 11 octobre 2012 jusqu’au 24 novembre 2013, pourront recevoir l’indulgence plénière [...] tous les fidèles [...], chaque fois qu’ils participeront à au moins trois temps de prédications au cours des saintes missions, ou à au moins trois leçons sur les Actes du concile Vatican II et sur les articles du Catéchisme de l’Église catholique, dans toute église ou tout lieu approprié.
L’année de la foi (conciliaire) est aussi une année de la foi œcuménique. C’est pourquoi le patriarche œcuménique orthodoxe de Constantinople, Bartholomaios Ier, et l’« archevêque » de Cantorbéry, Rowan Williams, se sont joints à Benoît XVI à cette messe d’ouverture de l’année de la foi. Ce sont les premières personnes que le pape a saluées au début de son homélie, les gratifiant de « Sa Sainteté » pour l’un et de « Sa Grâce » pour l’autre :
Je suis heureux de saluer toutes les personnes présentes, en particulier Sa Sainteté Bartholomée I, Patriarche de Constantinople, ainsi que Sa Grâce Rowan Williams, Archevêque de Canterbury [13].
Le patriarche œcuménique et l’« archevêque » de Cantorbéry ont échangé un signe de paix avec Benoît XVI, avant la communion.
Bartholomaios Ier a pris la parole avant la conclusion de la messe, dressant un bilan du « long voyage de l’unité visible dans le Christ », avec le concile Vatican II comme « pierre angulaire de la transformation ». Il a félicité Benoît XVI et l’Église catholique pour l’année de la foi.
La célébration a été l’occasion d’étrenner les textes liturgiques d’une nouvelle messe, approuvée par le Saint-Siège : une messe votive pour la nouvelle évangélisation.
« Ce fut une journée splendide »
C’est ainsi que le pape Benoît XVI qualifie la journée du 11 octobre 1962, qui vit l’ouverture du Concile [14]. Réfléchissant sur le Concile, 50 ans après ses débuts, le pape insiste sur deux documents importants à ses yeux : la déclaration sur la liberté religieuse (Dignitatis humanæ) et la déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes (Nostra ætate), qui sont parmi les textes les plus opposés à la Tradition. Voici ce que dit le pape :
De manière inattendue, on ne trouve pas la rencontre avec les grands thèmes de l’époque moderne dans la grande constitution pastorale [Gaudium et spes], mais bien dans deux documents mineurs, dont l’importance est apparue seulement peu à peu, avec la réception du Concile. Il s’agit tout d’abord de la déclaration sur la liberté religieuse [Dignitatis humanæ], demandée et préparée avec une grande sollicitude en particulier par l’épiscopat américain. La doctrine de la tolérance, telle qu’elle avait été élaborée en détail par Pie XII, n’apparaissait plus suffisante face à l’évolution de la pensée philosophique et de la manière de concevoir l’État moderne. Il s’agissait de la liberté de choisir et de pratiquer la religion, ainsi que de la liberté d’en changer, en tant que droits fondamentaux de la liberté de l’homme. Pour des raisons très profondes, une telle conception ne pouvait pas être étrangère à la foi chrétienne, qui était entrée dans le monde en demandant que l’État ne puisse pas décider de la vérité et ne puisse exiger aucun type de culte. La foi chrétienne revendiquait la liberté de la conviction religieuse et de sa pratique dans le culte, sans pour autant violer le droit de l’État dans sa propre organisation : les chrétiens priaient pour l’empereur, mais ils ne l’adoraient pas. De ce point de vue, on peut affirmer que le christianisme, avec sa naissance, a apporté dans le monde le principe de la liberté de religion. [...] Le deuxième document qui se serait ensuite révélé important pour la rencontre de l’Église avec l’époque moderne est né presque par hasard et s’est développé en plusieurs étapes. Je fais référence à la déclaration Nostra ætate sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes. Au début, l’intention était de préparer une déclaration sur les relations entre l’Église et le judaïsme, un texte devenu intrinsèquement nécessaire après les horreurs de la shoah.
Pour comprendre la genèse de ces deux documents, nos lecteurs se reporteront avec profit à l’article de Joseph Roddy, paru dans la revue Look (25 janvier 1966) et reproduit dans Le Sel de la terre 34 (automne 2000) : « Comment les juifs ont changé la pensée catholique ».
Il est intéressant de noter que le pape décrit la liberté religieuse comme « la liberté de choisir et de pratiquer la religion, ainsi que de la liberté d’en changer, en tant que droits fondamentaux de la liberté de l’homme ». Il ne fait pas toutes les distinctions (reconnaissance d’un droit civil et non pas d’un droit naturel ; droit négatif et non pas droit positif ; etc [15].) par lesquelles d’aucuns cherchent à concilier la doctrine du Concile sur la liberté religieuse avec la doctrine traditionnelle sur la tolérance religieuse (doctrine qualifiée ici par le pape « d’insuffisante »). En fait, comme cela a été noté déjà plusieurs fois dans Le Sel de la terre et confirmé par la suite, par exemple dans un article du professeur Alvear [16], la liberté religieuse défendue par les papes depuis le Concile ressemble comme deux gouttes d’eau à celle revendiquée par l’ONU.
L’année de la foi. Qu’est-ce que la foi ? [17]
Le pape a ouvert l’année de la foi (conciliaire et œcuménique) le 11 octobre. Dans les semaines qui ont suivi, il a décrit ce qu’il entend par « foi ». Ce n’est plus, comme autrefois, une vertu surnaturelle infuse dans notre intelligence qui nous permet d’adhérer aux vérités révélées. C’est le fruit d’une rencontre avec Dieu qui transforme tout notre être : intelligence, volonté, cœur, sentiments, corps, émotions, relations humaines :
Il s’agit de la rencontre non pas avec une idée ou avec un projet de vie, mais avec une Personne vivante qui nous transforme en profondeur, en nous révélant notre véritable identité de fils de Dieu. La rencontre avec le Christ renouvelle nos rapports humains, en les orientant, jour après jour, vers une plus grande solidarité et fraternité, dans la logique de l’amour. Avoir foi dans le Seigneur n’est pas un fait qui intéresse uniquement notre intelligence, le domaine du savoir intellectuel, mais c’est un changement qui implique la vie, toute notre personne, sentiment, cœur, intelligence, volonté, corps, émotions, relations humaines [18].
A notre époque, dit-il, il faut une foi
qui comprenne certes une connaissance de ses vérités et des événements du salut, mais qui naisse d’une véritable rencontre avec Dieu en Jésus-Christ, du fait de l’aimer, de lui faire confiance, afin que toute notre vie s’en trouve impliquée [19].
Sans doute, la foi doit normalement être accompagnée de l’espérance et de la charité. Mais ces deux vertus suivent et ne précèdent pas la foi. La foi ne saurait naître « du fait de l’aimer, de lui faire confiance ». Celui qu’on ne connaît pas, comment l’aimer et lui faire confiance ? Cet amour et cette confiance aveugle risquent d’aveugler l’intelligence et de la conduire à toutes sortes d’illusions.
La foi, pour le pape, naît d’une rencontre, d’une expérience. Or, précisément, saint Pie X a critiqué les modernistes parce qu’ils faisaient reposer leur foi « sur l’expérience individuelle [20] ». Selon l’Église catholique, la foi ne naît pas d’une expérience individuelle sujette à illusion, elle est un « véritable assentiment de l’intelligence à la vérité [21] », à la Révélation divine transmise par l’Église. Avant de donner foi à l’enseignement de l’Église, on peut vérifier les motifs de crédibilité. Ainsi la foi catholique est un assentiment certain, elle n’est pas le fruit d’une illusion comme la « foi » des modernistes, des pseudo-mystiques, des protestants et des adeptes des diverses fausses religions.
Le pape continue sa description de la foi, confondue avec la confiance en Dieu, fruit d’une rencontre avec le « Toi » divin :
La foi n’est pas un simple accord intellectuel de l’homme avec des vérités particulières sur Dieu ; c’est un acte à travers lequel on s’en remet librement à un Dieu qui est Père et qui m’aime ; c’est l’adhésion à un « Toi » qui me donne espérance et confiance. [...] Avoir foi, alors, c’est rencontrer ce « Toi », Dieu, qui me soutient et m’accorde la promesse d’un amour indestructible qui non seulement aspire à l’éternité, mais la donne ; c’est m’en remettre à Dieu avec l’attitude d’un enfant, qui sait bien que toutes ses difficultés, tous ses problèmes sont à l’abri dans le « toi » de la mère. [...] Croire chrétiennement signifie m’abandonner ainsi avec confiance au sens profond qui me soutient et soutient le monde, ce sens que nous ne sommes pas en mesure de nous donner, mais uniquement de recevoir en don [22], et qui est le fondement sur lequel nous pouvons vivre sans peur. [...] [Croire implique un enjeu de vie qui est] sortir de soi-même, de ses propres certitudes, de ses propres schémas mentaux, pour se confier à l’action de Dieu qui nous indique sa voie pour obtenir la véritable liberté, notre identité humaine, la véritable joie du cœur, la paix avec tous. [...] Notre époque demande des chrétiens qui aient été saisis par le Christ [...] des personnes qui soient comme un livre ouvert qui raconte l’expérience de la vie nouvelle dans l’Esprit.
Cette description de la foi « expérience », « confiance », contraste avec la définition donnée par saint Pie X dans le serment anti-moderniste :
Je tiens en toute certitude et je professe sincèrement que la foi n’est pas un sens religieux aveugle surgissant des profondeurs ténébreuses de la « subconscience » moralement informée sous la pression du cœur et l’impulsion de la volonté ; mais bien qu’elle est un véritable assentiment de l’intelligence à la vérité acquise extrinsèquement par l’enseignement reçu ex auditu, assentiment par lequel nous croyons vrai, à cause de l’autorité de Dieu dont la véracité est absolue, tout ce qui a été dit, attesté et révélé par Dieu personnel, notre créateur et notre maître.
Le synode des évêques [23]
Le synode des évêques (7-28 octobre 2012) avait pour thème « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ». Y ont pris place, comme on pouvait s’y attendre, le patriarche œcuménique orthodoxe de Constantinople, Bartholomaios Ier, et l’« archevêque » de Cantorbéry, Rowan Williams. Ce dernier a pris longuement la parole le 10 octobre. Il a discrédité la « néo-scolastique » et vanté les « génies spirituels » comme le père de Lubac ou Jacques Maritain, lequel a montré que la foi chrétienne est un « vrai humanisme ».
Au cours de ce synode, le 16 octobre, une « évêquesse » méthodiste a pris la parole : Sarah F. David, vice-président du « World Methodist Council » (U.S.A.). Elle a déclaré être « en accord avec le Saint-Père » et remercier « Dieu pour le clairon sonné par Sa Sainteté pour la nouvelle évangélisation ». Remarquons que cette intervention d’une femme dans une assemblée d’évêques est à mettre en lien avec la féminisation croissante dans l’Église [24] et notamment dans la hiérarchie ecclésiastique. Dans les dicastères romains, il y a des religieuses qui ont des postes officiels. Aurons-nous un jour une « papesse » ?
Sont intervenus également un autre « évêque » anglican (Steven Croft, « évêque » de Sheffield), un « évêque » luthérien finlandais (Mgr Simo Peura), un baptiste (Rév. Timothy George, doyen de la Beeson Divinity School of Samford University), le Secrétaire général de l’Église évangélique mondiale (Geoffrey Tunnicliffe), un protestant représentant l’Alliance mondiale des Églises réformées (Michel Weinrich), un autre protestant (le professeur Werner Arber, président de l’Académie pontificale des sciences – le premier protestant à revêtir ce rôle), encore un protestant président de la Société Biblique Américaine (M. Lamar Vest), des arméniens schismatiques (Mgr Gevorg Saroyan et le père Massis Zobouian, représentant Aram I Catholicos de Cilicie), des orthodoxes russe (Mgr Hilarion Alfeyev), serbe (Mgr Irinej Bulovic), finlandais (Mgr Leo Makkonen), français (Mgr Emmanuel Adamakis) et roumains (Mgr Nifon Mihaita et Mgr Siluan Şpan), et, bien entendu, le frère Alois, prieur de la communauté œcuménique de Taizé.
On voit que ce synode ressemble plus à un début de parlement [25] des religions qu’à un synode d’évêques de l’Église catholique. Or, précisément, l’Église catholique a proscrit ce genre de tentative, notamment par la bouche de Léon XIII condamnant le congrès prévu à Paris en 1900 [26].
Mgr Lefebvre s’est exprimé aussi à ce sujet dans une conférence à l’Institut Saint-Pie X le 8 mars 1986 :
Nous assistons là à des choses stupéfiantes que l’on n’aurait jamais pu imaginer et qui ont été condamnées par les papes. Il y a déjà eu, en 1893, un congrès des religions à Chicago, où toutes les religions se sont réunies en ce que leurs représentants ont appelé « le parlement des religions ». On n’y a pas discuté de dogmes, de vérités dogmatiques, cela ne les intéressait pas, mais seulement de morale, du bien à faire à l’humanité, de toutes sortes de choses humaines, philanthropiques. On n’a pas voulu toucher à ce qui divisait, mais seulement à ce qui unissait. Le pape a condamné l’américanisme, qui était pénétré des fausses idées d’une religion sans dogme, purement humanitaire, purement active, morale, mais pas dogmatique. En 1900, à l’occasion de l’Exposition Universelle, il y a eu à Paris une tentative de la part d’évêques de réunir un congrès des religions. Le pape Léon XIII l’a formellement interdit. Que les catholiques, a-t-il dit, se réunissent, s’ils le veulent, qu’ils invitent des témoins protestants à leurs discussions, mais qu’ils ne fassent pas de mélanges de fausses religions avec la seule vraie religion, de la vérité avec l’erreur. Il y a eu aussi d’autres tentatives, notamment à Bruxelles, mais entre protestants.
La nouvelle évangélisation
Un des buts de l’année de la foi (conciliaire, œcuménique et moderniste) est de promouvoir la « nouvelle évangélisation ». Voici comment le pape l’a décrite dans un discours aux évêques participant au congrès organisé par la congrégation pour les évêques, le 20 septembre 2012 :
Nous pourrions dire que la nouvelle évangélisation a commencé précisément avec le Concile, que le bienheureux Jean XXIII voyait comme une nouvelle Pentecôte qui aurait fait fleurir l’Église dans sa richesse intérieure et dans son extension maternelle dans tous les domaines de l’activité humaine (cf. Discours de clôture de la première période du Concile, 8 décembre 1962). Les effets de cette nouvelle Pentecôte, malgré les difficultés des temps, se sont prolongés, touchant la vie de l’Église dans chacune de ses expressions : de la vie institutionnelle à la vie spirituelle, de la participation des fidèles laïcs dans l’Église à la floraison charismatique et de sainteté. À cet égard, nous ne pouvons pas ne pas penser à ce même bienheureux Jean XXIII et au bienheureux Jean-Paul II, à tant de figures d’évêques, de prêtres, de personnes consacrées et de laïcs, qui ont embelli le visage de l’Église de notre époque [27].
« La nouvelle évangélisation a commencé précisément avec le Concile » : le lien entre la nouvelle évangélisation et le Concile (et le Catéchisme de l’Église catholique) est souvent répété par Benoît XVI :
Afin que cet élan intérieur pour la nouvelle évangélisation ne reste pas seulement virtuel ou ne soit entaché de confusion, il faut qu’il s’appuie sur un fondement concret et précis, et ce fondement est constitué par les documents du concile Vatican II dans lesquels il a trouvé son expression [28]. Les documents du concile Vatican II [...] sont pour notre époque une boussole qui permet au navire de l’Église d’avancer en haute mer au milieu des tempêtes ou des vagues calmes et tranquilles, pour naviguer en toute sûreté et arriver à bon port. [Ce concile fut] un événement de lumière qui irradie jusqu’à aujourd’hui [29]. Mais où trouvons-nous la formule essentielle de la foi ? [...] La réponse est simple : dans le Credo. [...] Aujourd’hui aussi, nous avons besoin que le Credo soit mieux connu, compris et prié. [...] Ce n’est pas un hasard que le bienheureux Jean-Paul II ait voulu que le Catéchisme de l’Église catholique, norme sûre pour l’enseignement de la foi et source certaine pour une catéchèse renouvelée, soit axé sur le Credo. Il s’est agi de confirmer et de conserver ce noyau central des vérités de la foi, en le communiquant dans un langage plus intelligible aux hommes de notre temps, à nous [30].
Parmi « les grands évangélisateurs », le pape compte « le bienheureux pape Jean-Paul II dont le long pontificat a été aussi un exemple de nouvelle évangélisation [31] ».
Le pape fait bien de qualifier la nouvelle évangélisation de « nouvelle ». Comme on a eu la nouvelle messe, le nouveau catéchisme, la nouvelle Bible (la TOB, traduction œcuménique de la Bible), le nouveau Droit canon, le nouveau rosaire, etc., on a la « nouvelle évangélisation ». Toutes ces nouveautés consistent à adapter, en la modifiant au besoin, la religion au monde moderne et à ses lobbies. La nouvelle évangélisation a pour objet de faire passer les nouveautés du Concile, notamment la liberté religieuse et le dialogue interreligieux (voir ci-dessus le paragraphe : « Ce fut une journée splendide »).
On retrouve ici une caractéristique du modernisme : on garde les mêmes mots (ici : évangélisation), mais on leur donne un sens nouveau en les spoliant de leur aspect surnaturel ou gênant pour le monde anti-chrétien. Par exemple, le nouveau préfet pour la Doctrine de la foi, Mgr Müller, affirme qu’il a écrit des livres entiers en défense de la virginité de la sainte Vierge [32], mais il donne à ce mot un nouveau sens : selon lui, la virginité ne concerne pas les « caractéristiques physiologiques du processus naturel de la naissance de Jésus (tels que la non-ouverture du col, l’absence de déchirure de l’hymen ou l’absence de douleurs de l’enfantement), mais l’influx salvifique et rédempteur de la grâce du Christ dans la nature humaine [33] ».
Nouvel An juif, Rosh Ha-Shanah 5773 [34]
Le 20 septembre 2012, le pape Benoît XVI a adressé un télégramme au grand rabbin de Rome, Riccardo di Segni, à l’occasion des fêtes du nouvel an juif (Rosh Ha-Shanah 5773), du jour du grand pardon (Yom Kippour, jour des expiations) et de la fête de Souccot (des tentes).
A l’occasion des grandes célébrations de Rosh Ha-Shanah 5773, de Yom Kippour et de Souccot, je vous adresse mes plus sincères vœux de paix et de bien ainsi qu’à toute la communauté juive de Rome, invoquant du Tout-puissant d’abondantes bénédictions pour le Nouvel An, et espérant que juifs et chrétiens, en grandissant dans l’estime et l’amitié réciproques, puissent témoigner dans le monde des valeurs qui jaillissent de l’adoration du Dieu unique.
Comme d’habitude, ce message est ambigu : il fait croire que les chrétiens et les juifs adorent le même « Dieu unique », alors que les chrétiens adorent la Trinité que rejettent les juifs ; de plus, il admet la manière de compter les années des juifs : ceux-ci comptent depuis la création, parce qu’ils refusent de reconnaître Notre-Seigneur Jésus-Christ comme le Messie, alors que les chrétiens comptent depuis la naissance du Christ, l’incarnation du Fils de Dieu étant le centre de l’histoire.
Les évêques de France et le « mariage » homosexuel
Quittons un peu Rome pour venir en France. Le 27 septembre 2012, le Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France (CEF) a publié un document de réflexion sur le « mariage pour tous ». Ce document est intitulé : « Élargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat ! » Il a été publié dans la Documentation Catholique nº 2498 du 21 octobre 2012 (p. 900-906).
Le Conseil Famille et Société est constitué par six évêques (Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, président ; Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy ; Mgr Gérard Coliche, évêque auxiliaire de Lille ; Mgr François Jacolin, évêque de Mende ; Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg ; Mgr Armand Maillard, archevêque de Bourges), un prêtre (le père Gildas Kerhuel, secrétaire général adjoint de la CEF), une religieuse (sœur Geneviève Médevielle, professeur de théologie morale) et quatre laïcs.
Quelle honte pour ces évêques, ce prêtre et cette religieuse d’avoir collaboré à un tel travail ! Nulle part ils ne rappellent que l’homosexualité est un péché grave, un péché contre nature qui appelle de Dieu de terribles châtiments. Ont-ils oublié Sodome et Gomorrhe ? Et pourtant la région de la Mer morte en est un témoignage éloquent.
Loin de condamner l’homosexualité, nos évêques condamnent ceux qui s’opposent à ce crime sous prétexte de « la dignité propre de toute personne [qui] doit toujours être respectée ». Il faut se féliciter de ce que « le droit proscrit toute discrimination ». « L’Église [conciliaire] [...] continuera à apporter sa contribution à la lutte contre toute forme d’homophobie et de discrimination. »
En revanche, il faut plaindre les pauvres homosexuels, car « il n’est pas toujours facile d’assumer son homosexualité ». Il faut les « accueillir tels qu’ils sont ». « L’Église [conciliaire] se veut accueillante à l’égard des personnes homosexuelles. »
Mieux, il faut prendre au sérieux « les aspirations de celles et ceux qui souhaitent s’engager dans un lien stable ». En effet, « l’Église catholique [lire : l’Église conciliaire] appelle les fidèles à vivre une telle relation dans la chasteté, mais elle reconnaît, au-delà du seul aspect sexuel, la valeur de la solidarité, de l’attention et du souci de l’autre qui peuvent se manifester dans une relation affective durable. »
On attend, mais on risque d’attendre longtemps, une réaction de Rome.
Divers
En lisant la Documentation catholique régulièrement, on peut voir in concreto la « dégringolade » rapide de l’Église conciliaire. Quelques exemples entre mille :
Dans la période de « pénurie de prêtres » que nous traversons, la DC trouve que la vitalité des « laïcs en mission ecclésiale » est réconfortante. Ils étaient 800 en 1995, ils sont 9500 en 2010, essentiellement des femmes (environ 80%). Cet apostolat des laïcs est bien dans le sillage de Vatican II et du nouveau Code [35].
Autre phénomène encourageant pour la DC : les Communautés ecclésiales de base du Brésil [36]. Ces communautés – œcuménistes comme il se doit, travaillant avec des anglicans, des luthériens, des méthodistes – sont aussi révolutionnaires. Elles se réclament de Marie « militante du Royaume », qui « nous apprend à lire sincèrement l’Évangile de son fils et de notre frère, à le traduire dans la vie avec toutes ses conséquences révolutionnaires ». Elles nous invitent à « participer à la lutte populaire issue de la base, à partir des mouvements de la gauche ».
On apprend encore que 150 000 chrétiens sont tués chaque année pour le fait de leur foi, soit 17 nouveaux martyrs par heure (on n’arrête pas le progrès), mais la solution pour éviter cela est toute trouvée : « La liberté religieuse, en tant que première liberté fondamentale, contribue d’une manière profonde à la paix, à la justice, à l’État de droit, ainsi qu’au développement de la démocratie [37]. »
Sous la plume de Henri Tincq, parlant du livre qu’il a écrit sur le cardinal Jean-Marie Lustiger, on lit :
Non seulement Jean-Marie Lustiger n’a jamais renié son judaïsme, mais il ne voit aucune discontinuité entre le judaïsme et le christianisme, ce qui le rend suspect auprès des rabbins [et des catholiques qui ont encore la foi !] (« on ne peut être juif et chrétien »). Il est convaincu que les chrétiens sont aussi les destinataires de la « Promesse », faite par Dieu au peuple élu d’Israël, pour peu qu’ils reconnaissent la particularité de l’élection divine, l’antériorité et la plénitude du fait religieux juif. Il est convaincu que les temps sont mûrs pour un dépassement du conflit historique et théologique entre christianisme et judaïsme, devenus deux voies de salut parallèles. [...] Le rituel de ses obsèques à Notre-Dame, le 10 août 2007, manifeste le double héritage juif et chrétien dont il se revendiquait.
Ici, une note nous renvoyait à la DC 2386 de l’année 2007. On y lit en effet à la page 757 :
Les obsèques du cardinal Jean-Marie Lustiger se sont déroulées le vendredi 10 août dans la basilique Notre-Dame de Paris devant plus de 5 000 personnes dont 16 cardinaux, 70 évêques, 500 prêtres et de nombreuses personnalités (voir p. 758 ss.). Dans un premier temps et selon la volonté du défunt, son cercueil a été déposé sur le parvis. Son arrière petit-cousin, Jonas Moses-Lustiger, y a déposé de la terre provenant de Terre sainte, recueillie en différents lieux (Jéricho et Mont des Oliviers) avant d’être portée au Kotel (Mur des Lamentations), au Calvaire et au Saint-Sépulcre à Jérusalem. Puis le jeune homme a donné son témoignage personnel, et repris les dernières paroles que son oncle lui a adressées : « Prie pour moi et sois heureux. » Il a ensuite lu le psaume 113 en hébreu et en français. Enfin, Arno Lustiger, cousin du cardinal, et la communauté juive présente, ont récité le Kaddish, la prière juive du deuil, en araméen.
[1] — Sources : Le Point, le 4 septembre 2012 ; Zenit, 29 août 2012 et 2 septembre 2012.
[2] — Sources : Zenit, 5 et 10 septembre 2012.
[3] — Voir Le Sel de la terre 43 (hiver 2002-2003), p. 20-21, 23, 28-30 et Le Sel de la terre 45 (été 2003), p. 123-134. Voir aussi l’article de l’abbé Castelain dans ce numéro.
[4] — Sources : Zenit, 15 septembre 2012 et http ://www.vatican.va/ (Libreria Editrice Vaticana).
[5] — Léon XIII, Humanum genus, 1884.
[6] — La liberté religieuse consiste à reconnaître un droit d’exercer une fausse religion. Ce droit est considéré par l’Église conciliaire comme un droit naturel et même le plus important des droits de l’homme. Il est exigible en justice. — La tolérance religieuse consiste à reconnaître que l’exercice d’une fausse religion (qui est en soi un mal) peut être toléré pour éviter un plus grand mal (une guerre civile) ou pour obtenir un grand bien (la paix civile). Dans ce cas l’exercice de la fausse religion peut faire l’objet d’un droit civil. Ce droit peut être exigible en raison de la prudence ou de la charité, mais non en raison de la justice. Il n’est jamais un droit naturel, encore moins un droit fondamental de la personne humaine. Voir aussi l’article de Mgr Tissier de Mallerais dans ce numéro.
[7] — Elle est possible par malheur et pour le malheur. (NDLR.)
[8] — Sources : Zenit, 19 septembre 2012 ; ORLF 18 octobre 2012.
[9] — Homélie de Benoît XVI pour l’ouverture de l’année de la foi, le 11 octobre 2012, DC 2499, 4 novembre 2012, p. 924.
[10] — Homélie de Benoît XVI du 11 octobre 2012, ibid., p. 924.
[11] — Homélie de Benoît XVI du 11 octobre 2012, ibid., p. 924.
[12] — Homélie de Benoît XVI du 11 octobre 2012, ibid., p. 925.
[13] — Homélie de Benoît XVI du 11 octobre 2012, ibid., p. 924.
[14] — Dans un texte daté du 2 août 2012 reproduit dans l’ORLF du 11 octobre 2012 (p. 1 et 24).
[15] — Par exemple : droit abstrait et concret, droit effectif et droit putatif. Voir l’article de Mgr Tissier de Mallerais dans ce numéro.
[16] — Julio Alvear, « Jean-Paul II et l’interprétation de Dignitatis humanæ », Catholica, printemps 2009, p. 14-29.
[17] — Source : ORLF 25 octobre 2012, p. 2 et 4. DC 2500, 18 novembre 2012, p. 974.
[18] — Audience générale du 17 octobre.
[19] — Audience générale du 24 octobre.
[20] — Encyclique Pascendi du 8 septembre 1907.
[21] — Serment anti-moderniste.
[22] — Benoît XVI dit souvent que la foi est un don. Il ne veut pas dire par là que la foi est une vertu surnaturelle, mais – comme on le voit dans ce passage – qu’elle est le don par Dieu d’un sens profond. Ce sens profond ne surgit plus des « profondeurs ténébreuses de la subconscience » mais de la largesse divine : c’est la différence entre le modernisme du temps de saint Pie X et le néo-modernisme actuel. (NDLR.)
[23] — Sources : Synodus Episcoporum Bulletin sur le site du Vatican, et ORLF du 18 octobre 2012.
[24] — Un exemple : avec l’appui de Benoît XVI, l’Osservatore Romano publie désormais un supplément mensuel pour les femmes.
[25] — Le synode se réunit régulièrement depuis 1967. Cette année était la 13e assemblée générale ordinaire. En tout il y a eu 25 assemblées en 35 ans, en comptant les assemblées spéciales et les assemblées générales extraordinaires.
[26] — Lettre du 15 septembre 1895 citée dans Le Sel de la terre 30, p. 176.
[27] — Source : Libreria Editrice Vaticana.
[28] — Homélie de Benoît XVI pour l’ouverture de l’année de la foi, le 11 octobre 2012, DC 2499, 4 novembre 2012, p. 925.
[29] — Audience générale de Benoît XVI du 10 octobre 2012, DC 2500, 18 novembre 2012, p. 972.
[30] — Audience générale du 17 octobre, DC 2500, 18 novembre 2012, p. 975-976.
[31] — Homélie de Benoît XVI sur la place Saint-Pierre, le 7 octobre 2012, pour la messe d’ouverture du synode des évêques.
[32] — Entretien avec National Catholic Register, 2 octobre, 2012, http ://www.ncregister.com/d.
[33] — Dans son livre Dogmatique catholique : étude et pratique de la théologie. Voir l’étude du District [de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X] d’Italie du 3 juillet 2012 publiée sur le site de la Porte latine. Voir également ci-après : « Autour des propos de Mgr Müller ».
[34] — Source : Zénit, 20 septembre 2012 et http ://press.catholica.va/news.
[35] — DC 2499, 4 novembre 2012, p. 927.
[36] — Voir DC 2499, 4 novembre 2012, p. 954-956.
[37] — Discours du cardinal Timothy Dolan à Washington (USA), le 12 septembre 2012. DC 2499, 4 novembre 2012, p. 957 et 961.



