Fr. Aymon-Marie CRÉTIER O.P.

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).
La Trinité divine et la logique humaine
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Deux réalités identiques à une même troisième sont identiques entre elles. C’est le principe d’identité comparée.
Or la foi catholique enseigne que les personnes divines sont identiques à l’essence divine (le Père est Dieu ; le Fils est Dieu ; le Saint-Esprit est Dieu).
Comment donc peut-on affirmer que le Père n’est pas le Fils (ni le Saint-Esprit) ?
La logique ne contraint-elle pas à dire :
• soit que les trois personnes constituent des dieux distincts (trithéisme),
• soit qu’elles ne sont pas réellement distinctes entre elles (modalisme) ?
L’objection n’a pas échappé à saint Thomas, qui l’examine dès la deuxième question de son traité sur la Trinité, dans la Somme théologique.
Pour le suivre, cet article présente d’abord, de façon générale, la doctrine chrétienne sur les relations trinitaires.
Il examine ensuite précisément ce que peut être une pure relation.
Une troisième partie revient alors sur l’objection, en détaillant la réponse du Docteur angélique.
La résurrection de Jérôme Genin
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La résurrection de Jérôme Genin, survenue le 2 mai 1623, au petit bourg d’Onnex, près d’Annecy, est particulièrement bien attestée grâce à une enquête qui a recueilli, sous serment, le témoignage d’une dizaine de témoins.
On y trouve le ressuscité lui-même, mais aussi son frère, qui a assisté à la noyade et à la résurrection, le plongeur qui a réussi à sortir le corps de l’eau, son fils qui l’a aidé, un magistrat qui a assisté à la scène, les femmes qui ont procédé à la toilette funèbre, le prêtre qui avait commencé la cérémonie d’enterrement et des personnes ayant veillé le corps du défunt pendant la nuit.
Le 1er mai 1623, en glissant dans les eaux d’une rivière en crue, le jeune Jérôme Genin s’écrie : Bienheureux François de Sales, sauvez-moi !
Il reste alors huit heures au fond de l’eau. Il faut faire appel au meilleur nageur de la région pour l’en dégager. La mort, évidente, est constatée par des dizaines de témoins. Le lendemain, l’odeur de putréfaction fait reculer les bonnes âmes venant prier près du cadavre.
Or au moment où l’on veut l’enterrer, le mort lève le bras. Deux témoins tombent évanouis. D’autres s’enfuient en criant. Mais le mort se redresse. Il explique qu’en ouvrant les yeux, avant même de comprendre ce qui lui était arrivé, il a vu devant lui, l’évêque saint François de Sales, qui le bénissait.
Vivant, Jérôme Genin reste couvert de plaies, d’égratignures et d’hématomes. Comme pour signer le miracle, toutes ces traces de l’accident disparaîtront en un instant, deux jours plus tard, lorsqu’il s’allongera sur le tombeau de François de Sales.
