Le Sel de la terre n° 122

15,00€
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192 p.
Automne 2022
SAINT FRANÇOIS DE SALES
Comment reconnaître la véritable Église du Christ ?
Fr. Louis-Marie DELERM O.P.
Article payant
Saint François de Sales est encore tout jeune prêtre lorsqu’il entreprend, à la fin de l’année 1594, la rédaction des tracts apologétiques qui seront réunis après sa mort sous le nom de Controverses
Face aux protestants, qui prônent le libre examen de la Bible, il prouve par l’Écriture sainte et le bon sens que Jésus a fondé une Église universelle dotée d’une autorité doctrinale.
Plan :
• L’Église du Christ est visible, même si elle a une dimension invisible.
• L’Église du Christ est infaillible, et dotée d’une autorité doctrinale qui doit durer jusqu’à la fin du monde.
• L’Église du Christ est une, et dotée d’un gouvernement qui maintient cette unité.
• L’Église du Christ est sainte, et munie des marques visibles de cette sainteté :
– les miracles
– la réalisation des conseils évangéliques de pauvreté (Mt 6, 19 et 19, 21), chasteté (Mt 19, 12 ; 1 Co 7, 1 ; Ap 14, 3-4), obéissance (Lc 9, 23) dans la vie religieuse.
• L’Église du Christ est universelle, dans le temps comme dans l’espace.
• L’Église du Christ est fondée sur Pierre.
La résurrection de Jérôme Genin
Fr. Aymon-Marie CRÉTIER O.P.
Article payant
La résurrection de Jérôme Genin, survenue le 2 mai 1623, au petit bourg d’Onnex, près d’Annecy, est particulièrement bien attestée grâce à une enquête qui a recueilli, sous serment, le témoignage d’une dizaine de témoins.
On y trouve le ressuscité lui-même, mais aussi son frère, qui a assisté à la noyade et à la résurrection, le plongeur qui a réussi à sortir le corps de l’eau, son fils qui l’a aidé, un magistrat qui a assisté à la scène, les femmes qui ont procédé à la toilette funèbre, le prêtre qui avait commencé la cérémonie d’enterrement et des personnes ayant veillé le corps du défunt pendant la nuit.
Le 1er mai 1623, en glissant dans les eaux d’une rivière en crue, le jeune Jérôme Genin s’écrie : Bienheureux François de Sales, sauvez-moi !
Il reste alors huit heures au fond de l’eau. Il faut faire appel au meilleur nageur de la région pour l’en dégager. La mort, évidente, est constatée par des dizaines de témoins. Le lendemain, l’odeur de putréfaction fait reculer les bonnes âmes venant prier près du cadavre.
Or au moment où l’on veut l’enterrer, le mort lève le bras. Deux témoins tombent évanouis. D’autres s’enfuient en criant. Mais le mort se redresse. Il explique qu’en ouvrant les yeux, avant même de comprendre ce qui lui était arrivé, il a vu devant lui, l’évêque saint François de Sales, qui le bénissait.
Vivant, Jérôme Genin reste couvert de plaies, d’égratignures et d’hématomes. Comme pour signer le miracle, toutes ces traces de l’accident disparaîtront en un instant, deux jours plus tard, lorsqu’il s’allongera sur le tombeau de François de Sales.
